Chroniques 1912

 

Dernière mise à jour / Letzte Änderung : 27 / 07 / 2021

 

Page rédigée par: MJR

 

Chroniques générales de la place forte de Strasbourg

 

 

Introduction

 

 

Dans cette chronique nous avons rassemblé l’essentiel des informations relatives aux fortifications, à l’évolution des techniques civiles et militaires, à l’évolution des armées européennes et aux garnisons d’Alsace-Lorraine. Nous avons ajouté quelques dates repères de l’histoire et des actualités qui influent sur le développement des techniques militaires. Certaines rubriques peuvent paraître anodines, comme un communiqué de désertion, mais ce dernier nous donne livre des informations sur la région de recrutement de cette unité ou sur l’équipement. Compte tenu que des erreurs de traduction sont toujours possibles, surtout avec des termes anciens, je garde les mots et expressions allemandes entre guillemets. Toutefois, il s’agit bien de l’orthographe de l’époque.

A travers la lecture de ce document, nous vous invitons à vous plonger dans l’ambiance et l’histoire de cette année, mais pour les textes originaux retranscrits sur cette page, il est dès fois nécessaire de gratter la couche de nationalisme que l’on retrouve dans la presse allemande et française de cette époque.

Cette chronique n’est pas définitive et évolue constamment pour être complétée et mise à jour. Avant d’aborder les chroniques de l’année, nous commençons par vous présenter succinctement la liste des fortifications principalement européennes en cours de construction ou de modernisaation et l’évolution des techniques militaires de cette année.

 

Abréviations et termes allemand couramment utilisés :

 

A.K.O. = Allerhöchste Kabinetts-Order = Ordre du cabinet impérial / Ordonnance impériale (ordre signé par l’Empereur d’Allemagne).

IR = Infanterie-Regiment = Régiment d’infanterie (généralement suivi de son numéro).

Reichsland = Terre d’Empire = partie annexée de l’Alsace-Lorraine.

 

Les grades allemands et leur équivalence françaises :

 

General der Infanterie, General der Kavalerie = équivalent au général de corps d’armée.

Generallieutenant = équivalent au général de division.

Generalmajor = équivalent au général de brigade.

Oberst = = colonel.

Oberstlieutenant = lieutenant-colonel.

Major = chef de bataillon, chef d’escadron, commandant.

Hauptmann ou Rittmeister (pour les troupes montées) = capitaine.

Oberleutnant = lieutenant

Leutnant = sous-lieutenant.

 

Remarque : l’orthographe allemande diffère de celle d’aujourd’hui. Par exemple pour les portes on note la présence d’un h « Thor » qui a disparu ultérieurement (Tor), et de nombreux mots s’écrivent encore avec un c, alors que quelques années plus tard on utilisera le k, comme pour Fortification écrit ultérieurement Fortifikation. On germanise les mots d’origine française. J’emploi autant que possible l’orthographe d’origine.

 

 

Fortifications, ouvrages en cours de construction

 

 

Dans cette rubrique je recense l’essentiel de l’activité de construction des fortifications en Europe. Elle permet de comparer les ouvrages érigés à Strasbourg à ceux qui ont étaient en construction à la même période. Certes, cette liste comporte certainement des lacunes, quelques erreurs ou dates de construction divergentes en fonction des sources. Ces informations peuvent évoluer et être complétées par des informations analyses complémentaires. L’ensemble des informations est tiré des sources citées en fin de page et complétées par les relevés effectués sur le terrain.

 

 

Empire allemand

 

Cette rubrique concerne les fortifications allemandes en cours de construction ou de modernisation, sur le territoire allemand, en tenant compte des frontières de l’année en cours.

 

Allemagne Front Nord & fortifications côtières.

 

 

Place forte de Wilhelmshaven

Friedrich-August-Batterie (1911-1912) à 1 km de Wangeroode, armée de 6 pièces de 30,5 cm frettés « Ringkanone » dans des positions encuvées « Kesselbetung » très espacées. 1917 : remplacement des pièces déjà anciennes par des canons de 28 cm S.K. L/40 avec protections latérales pour l’équipe de pièce. Des pièces identiques ont été installées dans les Dardanelles en Turquie.

 

 

Allemagne Front Ouest

 

 

Place forte de Metz

Feste Wagner - groupe fortifié de l’Aisne (07/1904-1912) au centre du front S, à la lisière du bois d’Avigy, à 800 m environ au NO du village de Verny. Le groupe fortifié comprend les ouvrages suivants : ouvrage d’infanterie de Verny, le point d’appui de Lamencé, une batterie pour 2 canons de 15 cm sur affût protégé installée entre 1907 et 1913, une batterie cuirassée pour 4 tourelles pour obusiers de 15 cm, une centrale électrique, un batterie cuirassée pour 4 tourelles de canons de 10 cm à tube long renforcé, 3 observatoires cuirassés d’artillerie devant la batterie cuirassée pour canons de 10 cm, l’ouvrage d’infanterie Avigy, le point d’appui de la Seille, un observatoire cuirassé d’artillerie. Garnison : environ 1 250 hommes. 1903 : décision pour la désignation de l’emplacement.

Source : S0075 : Christian Dropsy : Les fortifications de Metz et Thionville, autoédition, Bruxelles, 1995, p.69, 71, 124-129.

Infanterie-Werk Meyouvrage d’infanterie Champagne (10/1907-1912) ouvrage entouré d’un fossé sur le front et les flancs à contrescarpe bétonnée et escarpe à terre croulante avec grilles défensives, blockhaus de chemin couvert relié à la galerie de contrescarpe, un coffre de contrescarpe double avec amorces de galeries de contremines au point d’épaule droit et un coffre simple au point d’épaule gauche, 1 caserne bétonnée à 2 niveaux avec caponnière centrale, équipé de chauffage central au charbon, au sous-sol 1 usine électrique 4 moteurs diesels 22 CV avec dynamos de 14 kW et des citernes à eau, casemate de flanquement à l’aile droite avec 2 canons de 7,7 cm sur affût de forteresse, 1 observatoire cuirassé fixe sur la casemate de flanquement et 3 observatoires cuirassés d’infanterie, parapet avec tranchées bétonnées et 12 emplacements pour mitrailleuses, un abri de piquet avec cloche de guet et un abri avec cloche de guet sur chaque flanc.

Source : S0075 : Christian Dropsy : Les fortifications de Metz et Thionville, autoédition, Bruxelles, 1995, p. 69, 71.

Infanterie-Werk Belle-Croix - ouvrage d’infanterie de Lauvallières (09/1908-1914). Ouvrage cerné d’un fossé sur le front et les flancs à contrescarpe bétonnée et escarpe à terre croulante avec grilles défensives, blockhaus de chemin couvert relié à la galerie de contrescarpe, un coffre de contrescarpe double au point d’épaule droit et un coffre simple au point d’épaule gauche, 1 caserne bétonnée à 2 niveaux avec caponnière centrale, équipé de chauffage central au charbon, au sous-sol 1 usine électrique, 3 observatoires cuirassés d’infanterie, parapet avec tranchées bétonnées et des emplacements pour mitrailleuses, des abris de piquet avec cloche de guet. Organisation sensiblement identique à l’ouvrage Infanterie-Werk Mey. Etat : ouvrage inondé, accès impossible.

Source : S0075 : Christian Dropsy : Les fortifications de Metz et Thionville, autoédition, Bruxelles, 1995, p. 69, 71.

 

Place forte de Strasbourg

Rive gauche du Rhin

Stützpunkt Eckartsweier (1911-1913) Point d’appui d’infanterie Eckartsweier. Demie-redoute à fossé plein d’eau, avec rempart avec tranchées bétonnées, muni d’un abri d’infanterie en béton légèrement armé (système Monier) pour une compagnie, relié aux abris de piquet et de mitrailleurs du saillant. Modernisé ultérieurement pour l’installation de deux mitrailleuses sur le front. Vers 1930 : arasement complet de l’ouvrage.

 

France

 

 

Cette rubrique concerne les fortifications françaises en cours de construction ou de modernisation, sur le territoire français, en tenant compte des frontières de l’année en cours.

 

France Front Nord-Est

 

Place forte de Verdun

Batterie du Rozelier (1912) parfois désigné comme batterie 4-1 du Ravin de la Fausse Côte, SE de Verdun, altitude 390 m. Batterie d’artillerie bétonnée. Etat : non entretenue, accès dangereux. 

Source : S2757, p. 447.

Fort de Vacherauville (1910-1914 non terminé), ouvrage bétonné et cuirassé, 1 tourelle de 755, 2 tourelles de 155, 1 tourelle de mitrailleuses, 4 observatoires.

 

France Sud – Front sud Côtes de la Méditérannée

 

Place forte de Toulon

Position de la Croix des Signaux, (1812) presqu’île de Saint-Mandrier. 1812 : installation d’une tour modèle 1811. 1849-1853 : construction d’un rempart avec casernement autour de la tour, en forme de fort au tracé pentagonal. 1877 : construction de batteries côtières, batterie Haute de la Caraque, batterie Nord. 1891 : construction d’un magasin sous roc. 1899 : installation d’une voie ferrée étroite. 1906 : construction d’une batterie avec 8 emplacements et une batterie avec 4 emplacements. 1912-1913 : destruction de la batterie de canons de 24 cm remplacée par une batterie moderne de canons de 240 mm.

 

 

Italie

 

 

Cette rubrique concerne les fortifications italiennes en cours de construction ou de modernisation, sur le territoire italien, en tenant compte des frontières de l’année en cours.

 

Ouvrage en cours de construction :

Fort du Mont Chaberton (1898-1910 autre source 1915), défendant le col du Mont de Montgenèvre. 1906 : il est armé de comprend 8 tours de 12 m de haut supportant chacune une coupole blindée Armstrong avec un canon de 149 mm de 36 calibres. Les canons pouvaient atteindrent la gare de Briançon. 1947 : le territoire est transféré à la France.

 

Abandon, désarmement, déclassement, dérasement des ouvrages

 

France :

Fort d’Hirson (1877-1880) fort Dubois. Fort d’arrêt à massif central et trois batteries annexes, non modernisé. 1 tourelle Mougin avec 2 canons de 155 L. 1912 : déclassement de l’ouvrage. 1914-1918 : très endommagé pendant l’occupation allemande.

Fort de Lanicourt (1879-1883) Fort Sérurier, parfois dénommé Fort de Mons-en-Laonnois. 17/07/1912 : déclassé.

 

 

Chronique / Zeittaffel

 

 

1912 Divers

 

Allemagne, Strasbourg place forte : Directives pour la garnison de Strasbourg.

En 1912 a été publiée une nouvelel directive pour la garnison de Strasbourg « Garnison-Bestimmungen für Straßburg ». D’après ses directives, voici les principales directives concernant les forts détachés de Strasbourg. Voici quelques extraits :

Garnison des forts.

La garnison des fort est constituée par des compagnies complètes ou des détachements de garde. L’encasernement de compagnie complètes dans les forts est du ressort du Gouvernement militaire de la place et celui des détachements de garde de commandement de la place forte « Kommandantur ». Les forts individuels et les ouvrages intermédiaires sont munis de gardes relevées tous les jours.

L’effectif des détachements de garde est calculé de telle façon que chaque homme ait au moins trois nuits sans garde. Les détachements de garde sont relevés tous les mois.

Le changement de compagnies des forts ne s’effectue qu’après la fin des exercices d’automne selon les directives des régiments après compte-rendu au gouvernement militaire et au commandement de la place fort.

La garnison du fort utilise les pièces et les installations, y compris la cuisine et les eaux usées, fosse à déchets, puits, réseau d’eau potable, toilettes, pièce du télégraphiste, qui doivent être transmis par le détachement relevé de façon règlementaire.

Toute constatations de manques comme les manteaux, le commandant du fort prend contact avec l’administration de garnison, et si le problème n’est pas résolu, il rend compte au commandant de la place forte.

En cas de relève de la garnison du fort par un autre régiment, la prise en compte se fait avec un procès-verbal en présence d’un représentant de l’administration de garnison.

Commandant du fort.

L’officier le plus ancien hébergé dans le fort est le commandant du fort (et en même temps le responsable du casernement), et en tant que tel, il est directement sous l’autorité du gouverneur et du commandant de la place. Il est responsable de la sécurité et de la discipline du fort et exerce sur tout le terrain du fort le pouvoir de police dans tous les domaines. Sans mission officielle, ni lui ni aucun des membres du fort n’est autorisé à faire entrer des visiteurs ou à faire visiter les installations du fort. Les magasins appartenant au fort ou toutes autres installations sont placés sous sa surveillance.

Les détachements de garde sont relevés tous les 1ers du mois à 10 heures du matin, ou en cas de dimanche ou jour férié, la journée d’avant. La relève du cuisinier s’effectue le matin à 9 heure.

Le commandant du fort règle le service dans le fort conformément à ces directives. Il est le supérieur permanent de la garde du fort et de la garnison du fort et des gardes des ouvrages voisins. Il veille que les gardes soient assurées conformément au règlement des gardes de garnison. Les commandants des forts doivent vérifier avec rigueur les comptes rendus des gardes, et doivent y inscrire leur nom.

Absences du commandant du fort.

Le commandant ne peut s’absenter à plus d’un kilomètre du fort que pour les motifs suivants : participation au service de la troupe ; pour se rendre aux ouvrages voisins ; si sa présence est nécessaire pour des événements se passant à proximité, comme la menace d’un soldat ; pour déjeuner entre 13h00 et 18h00, absence maximale de deux heures : au Fort Fransecky, jusqu’au Fuchs am Buckel ; au Fort Moltke jusqu’à Reichstett et Bischheim ; au Fort Roon, jusqu’à Mundolsheim et Souffelweyersheim ; au Fort Veste Kronprinz jusqu’à Mitterhausbergen et Mundolsheim ; au Fort Grossherzog von Baden, jusqu’à Mittel ou Oberhausbergen ; au Fort Fürst Bismarck jusqu’à Wolfisheim ; au Fort Sachsen jusqu’à Lingolsheim ; au Fort Tann jusqu’à Graffenstaden ; au Fort Werder jusqu’à Graffenstaden ; au Fort Scharzhoff jusqu’à l’OberJägerhof ou à l’auberge « Wirtschaft zum Waldhorn » près du Fort Werder ; au Fort Bose jusqu’à Neumühl ou Kork, à la Feste Kaiser Wilhelm II jusqu’au mess des officiers du III./143 à Mutzig.

 

Texte original.

Fortbesatzung, Ablösung, übernahme der Kasernen.

Fortbesatzungen bestehen entweder aus geschlosseren Kompagnien oder aus Wachtkommandos. Die Belegung der Forts mit ganzen Kompagnien regelt das Gouvernement, diejenige mit Wachtkommandos die Kommandantur. Einzelne Forts, sowie die Zwischenwerke erhalten täglich abzulösende Wachen.

Die Stärke der Wachtkommandos ist so bemessen, dass jeder Mann 3 wachtfreie Nächte hat. Monatliche Ablösung der Wachtkommandos.

Wechsel der geschlossenen Fortkompagnien erfolgt nuch nach Beendigung der Herbstübungen nach näherer Anordnung der Regimenter und vorheriger Meldung an Gouvernement und Kommandantur.

Übergabe bezw. Übernahme der mit Wachtkommandos belegten Forts am 1. jeden Monats 10 Uhr Vormitags; ist dieser Tag ein Feiertag, am Tage vorher. Übernahme der Küche durch den neuen Koch bereits 9 Uhr Vormitag.

Die von der Fortbesatzung benutzten Räume und Einrichtungen, einschl. Küche nebst Abfallwasser, Grube, Brunnen, Wasserleitung, Abort, Telegraphenzimmer (auschl. Apparat und Zubehör) sind von der ablösenden Abteilung ordnungsgemäss zu übernehmen.

Bei Feststellung etwaiger Mängel, setzt sich der Fortkommandant mit der Garnisonverwaltung in Verbindung. Falls Einigung nicht erziehlt wird, Meldung an kommandantur.

Bei Ablösung der Besatzung durch Abteilungen eines anderen Regiments protokollarische Übernahme unter Zuziehung eines Vertreters der Garnisonverwaltung.

Fortkommandant.

Der älteste im Fort untergebrachte Offizier ist Fortkommandant (zugleich militärischer Kasernenvorsteher) und als solcher dem Gouverneur und Kommandanten unmittelbar unterstellt. Er sit für die Sicherheit des Forts und die Ordnung in demselben verantwortlich und übt auf den ganzen Fortgebiet die Polizeigewalt in vollem Umfange aus. Ohne dienstlich beauftragt zu sein, ist weder er noch irgend jemand der Fortbesatzung berechtigt, Besuchern das Fort und seine Einrichtungen zu zeigen. Die zu dem Fort gehörigen Magazine und sonstige Anlagen, sowie die Materialvorräte sind seiner Obhut anvertraut.

Der Fortkommandant regelt den Dienst auf dem Fort nach dieser Vorschrift. Er ist der dauernde Vorgesetzte der Fortwache und der von der Fortbesatzung auf benachbarte Werke gegebenen Wachen. Er hat für die ordnungsmässige Ausübung der Wachtmannschaften sinngemäss nach den für den Garnison-Wachtdienst gegebenen Vorschriften zu regeln. Die Fortkommandanten haben die Wachtmeldung täglich auf ihre Ordnungsmässigkeit auf das genaueste zu prüffen und sie an der linken oberen ersten Seite mit ihrem Namen zu verlegen.

In allen fortifikatorischen Angelegenheiten wendet er sich an den betreffenden Postenoffizier. Vorübergehend erforderlich werdende Verstärkung der Wachen.

Verlassen des Forts seitens des Fortkommandanten.

Das Entfernen über 1 km vom Fort ist dem Fortkommandanten nur gestattet:

a) behufs Teilnahme am Truppendienst (s. XVII),

b) zum Nachsehen der Nachbarwerke,

c) wenn Vorkommnisse in der Nähe, mit Auflauf, Bedrohung von Soldaten und dergl. seine Anwesenheit dabei erforderlich machen,

d) zum Zweck des Mittagessens in der Zeit von 1° - 6° Uhr Nachm. auf die Dauer von höchstens 2 Stunden und zwar:

vom Fort Fransecky nach Fuchs am Buckel,

vom Fort Moltke nach Reichstett u. Bischheim,

vom Fort Roon nach Mundolsheim oder Suffelweyersheim,

von der Veste Kronprinz nach Mittelhausbergen oder Mundolsheim,

von Fort Grossherzog von Baden nach Mittel – oder Oberhausbergen,

von Fort Fürst Bismarck nach Wolfisheim,

von Fort Sachsen nah Lingolsheim,

von Fort Tann nach Grafenstaden,

von Fort Werder nach Grafenstaden,

von Fort Schwarzhoff nach Oberjägerhof oder Wirtschaft zum Waldhorn bei Fort Werder,

vom Fort Bose nach Neumühl oder Kork,

von der Feste K.W. II nach dem Offizier-Kasino III/143 Mutzig.

 

La garde des forts et ouvrages de Strasbourg d’après le règlement de garnison de 1912.

Zwischenwerk Neu-Empert : 1 caporal et 1 homme du rang fournit par le régiment d’infanterie « Infanterie-Regiment Nr. 132 », pris sur la garnison du Fort Fransecky. Poste de garde de jour : une sentinelle mobile « Patrouilleur ».

Fort Fransecky : 1 sergent « Unteroffizier » ou caporal « Gefreiter » et 3 hommes de troupe fournit par le « Infanterie-Regiment Nr. 132 ». Poste de garde de jour : un poste fixe devant la porte.

Zwischenwerk Fransecky-Moltke : 1 caporal « Gefreite » et 1 homme du rang fournit par le régiment d’infanterie « Infanterie-Regiment Nr. 132 », pris sur la garnison du Fort Moltke. Poste de garde de jour : une sentinelle mobile « Patrouilleur ».

Fort Moltke : 1 sergent « Unteroffizier » ou caporal « Gefreiter » et 3 hommes de troupe fournit par le « Infanterie-Regiment Nr. 132 ». Poste de garde de jour : un poste fixe devant la porte.

Fort Roon : 1 sergent « Unteroffizier » ou caporal « Gefreiter » et 3 hommes de troupe fournit par le « Infanterie-Regiment Nr. 132 » de la garnison du fort. Poste de garde de jour : un poste fixe devant la porte.

Fort Podbielski : 1 sergent « Unteroffizier » ou caporal « Gefreiter » et 1 homme de troupe fournit par le « Infanterie-Regiment Nr. 132 ». Poste de garde de jour : un poste fixe devant la porte. Poste de garde de jour : une sentinelle mobile « Patrouilleur ».

Kirschbaum-Batterie : 1 caporal « Gefreite » et 1 homme du rang fournit par le régiment d’infanterie « Infanterie-Regiment Nr. 126 », pris sur la garnison du Fort Kronprinz. Poste de garde de jour : une sentinelle mobile « Patrouilleur ».

Fort Kronprinz : 1 sergent « Unteroffizier » ou caporal « Gefreiter » et 3 hommes de troupe fournit par le « Infanterie-Regiment Nr. 126 » de la garnison du fort. Poste de garde de jour : un poste fixe devant la porte.

Fort Baden : 1 sergent « Unteroffizier » ou caporal « Gefreiter » et 3 hommes de troupe pour la garde de jour, et 2 hommes du rang pour la garde de nuit, fournit par le « Fussartillerie-Regiment Nr. 10 » de la garnison du fort. Poste de garde de jour : un poste fixe devant la porte et un poste de nuit devant le hangar à matériels.

Zwischenwerk Baden-Bismarck : 1 caporal « Gefreite » et 1 homme du rang fournit par le régiment d’infanterie « Fussartillerie-Regiment Nr. 10 » pris sur la garnison du Fort Baden. Poste de garde de jour : une sentinelle mobile « Patrouilleur ».

Fort Bismarck : 1 sergent « Unteroffizier » ou caporal « Gefreiter » et 3 hommes de troupe pour la garde de jour, et 2 hommes du rang pour la garde de nuit, fournit par le « Infanterie-Regiment Nr. 126 » de la garnison du fort. Poste de garde de jour : un poste fixe devant la porte et un poste de nuit devant le hangar à pièces d’artillerie.

Fort Sachsen : 1 sergent « Unteroffizier » ou caporal « Gefreiter » et 3 hommes de troupe fournit par le « Infanterie-Regiment Nr. 143 » de la garnison du fort. Poste de garde de jour : un poste fixe devant la porte.

Zwischenwerk Sachsen-Tann : 1 caporal « Gefreite » et 1 homme du rang fournit par le régiment d’infanterie « Infanterie-Regiment Nr. 143 », pris sur la garnison du Fort Sachsen. Poste de garde de jour : une sentinelle mobile « Patrouilleur ».

Fort Tann : 1 sergent « Unteroffizier » ou caporal « Gefreiter » et 3 hommes de troupe fournit par le « Infanterie-Regiment Nr. 136 » de la garnison du fort. Poste de garde de jour : un poste fixe devant la porte.

Fort Werder : 1 sergent « Unteroffizier » ou caporal « Gefreiter » et 3 hommes de troupe pour la garde de jour, et 3 hommes du rang pour la garde de nuit, fournit par le « Infanterie-Regiment Nr. 136 » de la garnison du fort. Poste de garde de jour : un poste fixe devant la porte et un poste de nuit au niveau de la batterie annexe gauche « Schirmlafetten-Batterie ».

Zwischenwerk Werder-Schwarzhoff : 1 caporal « Gefreite » et 1 homme du rang fournit par le régiment d’infanterie « Infanterie-Regiment Nr. 105 », pris sur la garnison du Fort Schwarzhoff. Poste de garde de jour : une sentinelle mobile « Patrouilleur ».

Fort Schwarzhoff : 1 sergent « Unteroffizier » ou caporal « Gefreiter » et 3 hommes de troupe fournit par le « Infanterie-Regiment Nr. 105 » de la garnison du fort. Poste de garde de jour : un poste au niveau de la batterie annexe « Schirmlaffeten-Batterie ».

Bauerngrund-Batterie : 1 caporal « Gefreite » et 1 homme du rang fournit par le régiment d’infanterie « Infanterie-Regiment Nr. 105 », pris sur la garnison du Fort Schwarzhoff. Poste de garde de jour : une sentinelle mobile « Patrouilleur ».

Fort Kirchbach : 1 officier, 1 sergent « Unteroffizier » 8 caporaux « Gefreite » et 10 hommes de troupe, fournit par le « Infanterie-Regiment Nr. 136 » de la garnison du fort. Poste de garde de jour : une sentinelle mobile « Patrouilleur ».

Fort Bose : 1 sergent « Unteroffizier » 3 hommes de troupe, fournit par le « Infanterie-Regiment Nr. 105 » de la garnison du fort Bose. Poste de garde de jour : un poste fixe devant la porte.

Fort Blumenthal : 1 sergent « Unteroffizier » 3 hommes de troupe, fournit par le « Infanterie-Regiment Nr. 105 » de la garnison du fort Bose. Poste de garde de jour : une sentinelle mobile « Patrouilleur ».

Kinzig-Stützpunkt : 1 caporal « Gefreite » et 1 homme du rang fournit par le régiment d’infanterie « Infanterie-Regiment Nr. 105 », pris sur la garnison du Fort Bose. Poste de garde de jour : une sentinelle mobile « Patrouilleur ».

Stützpunkt Eckartsweier : 1 caporal « Gefreite » et 1 homme du rang fournit par le régiment d’infanterie « Infanterie-Regiment Nr. 105 », pris sur la garnison du Fort Bose. Poste de garde de jour : une sentinelle mobile « Patrouilleur ».

Feste Kaiser Wilhelm II - Ostfort : 1 sergent « Unteroffizier » 6 hommes de troupe, fournit par le « Infanterie-Regiment Nr. 143 » de la garnison de la Feste. Poste de garde de jour : une sentinelle mobile « Patrouilleur » pour les « Patrouilleur-Posten » Nr. 1 et 5.

Feste Kaiser Wilhelm II - Westfort : 1 sergent « Unteroffizier » 9 hommes de troupe, fournit par le « Infanterie-Regiment Nr. 143 » de la garnison de la Feste. Poste de garde de jour : une sentinelle mobile « Patrouilleur » pour les « Patrouilleur-Posten » Nr. 2, Nr. 3 et Nr. 4.

Source : S1056 : Garnison-Bestimmungen für Straßburg, 1912, pages 156-157.

 

Serbie, Bulgarie, Grèce, Monténégro, Turquie : 1ère guerre des Balkans.

En 1912 la Ligue balkanique (Serbie, Bulgarie, Grèce et Monténégro) s’en prend aux territoires européens de la Turquie. 

Source : S1070.

 

Allemagne, Strasbourg place forte : inventaire de l’infrastructure complémentaire.

Le XVe corps d’armée allemand édite une série de plans de toutes les garnisons et infrastructures occupés par ces unités. Ce plan nous informe qu’au Fort VI Fort Grossherzog von Baden, nous trouvons l’infrastructure complémentaire suivante :

P.S. 4 « Pulverschuppen 3 » (remise à poudres n°4)

G.S. 4. « Geschützschuppen 4 » (hangar à pièces d’artillerie n°4)

Nr. 1. « Schleppdach » (appenti n°1)

Nr. 1a. « Uebungsgeräteschuppen II/10 » (hangar d’attelage et matériels d’exercice du 2e bataillon du 10 régiment d’artillerie à pied n°1a).

Source : S0289 : XV. Armee-Korps. Garnison-Pläne, cartes et plans des garnisons du 15e corps d’armée allemand, échelles 1 :25 000e, 1 : 10 000 et 1 : 2 500, Litographische Anstalt Bogdan Gisevius, Berlin, 1912. 

 

Lundi 22 janvier 1912

 

Reichsland : Elections au Reichstag : la forte progression socialiste se confirme : les socialistes dépassent la barre des 30%, enlèvent deux sièges dans le Bas-Rhin, deux sièges dans le Haut-Rhin, 1 siège en Moselle.

Source : S0419 : Igersheim, François : L’Alsace des notables 1870-1914 – La bourgeoisie alsacienne, éditions B.F., 1981.

 

Jeudi 28 mars 1912

 

Allemagne, Alsace-Lorraine « Reichsland » : vote sur la suppression du Fond de grâce.

Le 28 mars 1912, le Parlement d’Alsace-Lorraine vote la suppression du Fonds de grâce (Gnadenfonds) impérial.

Source : S0419.

 

Mardi 7 mai 1912

 

Allemagne, Alsace-Lorraine « Reichsland » : affaire de Graffenstaden.

Le 7 mai 1912, on assiste à une interpellation au Reichstag et au Parlement d’Alsace-Lorraine au sujet de l’affaire de Graffenstaden.

Source : S0419.

 

Lundi 13 mai 1912

 

Allemagne, Alsace-Lorraine « Reichsland » : visite de l’empereur Guillaume II en visite en Alsace.

L’empereur Guillaume II évoque lors de sa visite la suppression du Fonds de Grâce et l’annexion de l’Alsace-Lorraine à la Prusse.

Source : S0419.

 

 

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