Chroniques 1825-1829

 
 

Dernière mise à jour / Letzte Änderung : 29 / 08 / 2021

 

Page rédigée par : MJR.

 

 

Introduction

 

Pour aider à la compréhension de l’histoire particulière des fortifications, de l’attaque et de la défense des places, des techniques militaires et de la place forte et garnison de Strasbourg, nous vous proposons d’aborder toutes les facettes de la place forte, comme les activités des unités et des services.

Nous avons ajouté quelques dates repères de l’histoire et des actualités qui influent sur le développement des techniques militaires. Certaines rubriques peuvent paraître anodines, comme un communiqué de désertion, mais ce dernier nous donne livre des informations sur la région de recrutement de cette unité ou sur l’équipement. Compte tenu que des erreurs de traduction sont toujours possibles, surtout avec des termes anciens, je garde les mots et expressions allemandes entre guillemets. Toutefois, il s’agit bien de l’orthographe de l’époque.

Nous vous invitons donc à vous plonger dans l’ambiance et l’histoire de cette année, mais prenez garde à gratter la couche de nationalisme que l’on retrouve dans la presse allemande et française. Afin d’éviter de retranscrire aux travers de ces lignes des extraits du roman national français ou allemand, nous vous présentons un maximum de documents d’origine pour que le lecteur puisse lui-même se faire son opinion. Cette chronique n’est pas définitive et elle est régulièrement complétée et mise à jour, car l’histoire n’est pas figée. Les différentes recherches, études et analyses apportent régulièrement de nouveaux éléments.

Chaque année de cette chronique commence par un bilan de la construction ou de la modernisation des ouvrages de fortification en cours, sur l’essentiel des pays européens, en tenant compte du tracé des frontières de l’époque. Le volume des renseignements concernant les différents ouvrages est volontairement limité. Dès que possible, nous mettons en place des liens vers des sites Internet de l’association ou de la commune gérant l’ouvrage, ou vers un site très complet des ouvrages de ce type.

 

Ce bilan est certes incomplet, mais nous donne un bon apperçu de l’effort de défense de chaque pays cité.

 

Voici quelques traductions des termes allemands qui reviennent le plus souvent dans ces textes :

 

Abréviations et termes allemand couramment utilisés :

 

A.K.O. = Allerhöchste Kabinetts-Order = Ordre du cabinet impérial / Ordonnance impériale (ordre signé à priori par l’Empereur d’Allemagne).

IR = Infanterie-Regiment = Régiment d’infanterie (généralement suivi de son numéro).

Reichsland = Terre d’Empire = partie annexée de l’Alsace-Lorraine.

 

Les grades allemands et leur équivalence françaises actuelles :

 

General der Infanterie, General der Kavalerie, General der Artillerie = équivalent au général de corps d’armée.

Generallieutenant = équivalent au général de division.

Generalmajor = équivalent au général de brigade.

Oberst = = colonel.

Oberstlieutenant = lieutenant-colonel.

Major = chef de bataillon, chef d’escadron, commandant.

Hauptmann ou Rittmeister (pour les troupes montées) = capitaine.

Oberleutnant = lieutenant

Leutnant = sous-lieutenant.

 

Les fonctions :

 

Wallmeister = garde du génie.

 

Les services de l’armée impériale allemande :

 

Kaiserliche Garnison Verwaltung = administration impériale de garnison

 

Remarque : l’orthographe allemande diffère de celle d’aujourd’hui. Par exemple pour les portes on note la présence d’un h « Thor » qui a disparu ultérieurement (Tor), et de nombreux mots s’écrivent encore avec un c, alors que quelques années plus tard on utilisera le k, comme pour Fortification écrit ultérieurement Fortifikation. On germanise les mots d’origine française. J’emploi autant que possible l’orthographe d’origine.

 

Sources / Quellen :

 

Une grande partie des sources a été précisée. Chaque source est munie d’un numéro personnel précédé d’un S qui permets de ne pas répéter à chaque fois l’intégralité de la référence (S0001). La liste des sources est indiquée en bas de page.

 

Ein grosser Teil der Quellen wurde angegeben. Jede Quelle ist mit einem persönnlicher Nummer die mit S anfängt, versehen « S0001 ». Die Angaben zur Liste dieser Quellen sind am Ende der Seite.

 

Traduction en langue allemande / Deutsche Übersetzungen

 

Pour les chroniques, le volume à traduire est énorme. En conséquence la traduction ne sera que très partielle. Toutefois, lorsque le texte est d’origine allemande, nous essayerons de garder le texte original allemand.

 

Für die Zeittaffeln ist die Menge der Texten die zu übersetzen sind sehr gross. Infolgedessen wurde nu rein Teil übersetzt. Aber wenn es möglich ist, versuchen wir die original Texte anzegeben. 

 

Fortifications : ouvrages en cours de construction ou de modernisation

 

 

Allemagne

 

(Sous le terme générique Allemagne, il s’agit de tous les états allemands du futur empire).

 

Cette rubrique concerne les fortifications allemandes en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

Après la chute de Napoléon, les Etats allemands renforcent sensiblement leurs frontières à l’ouest puis au sud, avec ouvrages de fortification qui s’inspirent des théories émises par les ingénieurs français Montalembert et Carnot. On abandonne les fortifications bastionnées pour se lancer dans la fortification polygonale. Ce nouveau style est appelé fortification néoprussienne. On commence à construire des ceintures d’ouvrages détachés, certes encore assez proches du noyau urbain, et dont la dimension de certains ouvrages est encore assez imposante.

 

Prusse – Front Ouest Rhénanie

 

Place forte de Köln – Cologne

 

Ouvrages de flanquement de l’ancienne enceinte urbaine

 

Kehlmauer mur de la gorge (1818-1826) entre Ziegburger Strasse et Deutzer Werft. 1907 : arasement partiel. Etat : partie conservée Helenewallstrasse, et la partie sud côté Rhin a été bétonnée en 2008-2009.

Source : S2145, p. 495.

 

Ceinture de fortification intérieure

 

Rive gauche du Rhin

 

Fort IV Erbgrossherzog Paul von Mecklenburg (1822-1825) Eifelstrasse im Volksgarten, Köln. Projet de l Oberbaudeputation de Berlin, sous la direction de von Schinkel, réalisé sous la direction du Major de place Jachnik et des inspecteurs de la construction Bauinspektor Elsner et Buchius. Vers 1886 : déclassement en tant qu’ouvrage de fortification et passe dans le domaine communal. 1887-1889 : non utilisé et devient le premier fort vert de Cologne en tant que ruine dans un parc public. Ultérieurement transformé en service de restauration. 1930 : centre annexe de soins de la Croix rouge en tant que locataire et dépôt du service des parcs et jardins. Après 1945 : dépôt du service des espaces verts de la ville. Depuis 1983 : ateliers d’artistes. Etat : partiellement conservé.

Source : S2145, p. 495.

 

Rive droite du Rhin

 

Kriegspulvermagazin Deutz (1828-1829) Schaurtestrasse à Kön-Deutz. 1907 environ : passe dans le domaine communal et construction du lycée Deutzer-Gymnasium. Etat : plus aucune trace visible.

Source : S2145, p. 494.

 

Place forte de Koblenz

Ouvrages en cours de construction :

Rive droite du Rhin

Feste Ehrenbreitsein. Niederehrenbreistein (1815-1832) construit sur les débris des anciennes fortifications du plateau supérieur détruites par les troupes françaises en 1801 des ouvrages de la pente ouest d’Ehrenbreitstein. Reconstruction de la partie Nord avec la porte Neuwieder-Tor, jonction avec la partie supérieure Oberehrenbreitstein avec un mur de jonction et la tour Johannisturm, jonction jusqu’au Rhin avec 3 bastions et vers le sud avec un mur et un fossé plein d’eau à l’extrémité près de la ville et vallée Thal-Ehrenbreitstein, englobant ainsi les bâtiments préservés de l’ancien château granducal ainsi que le port. 1864 : nombreux travaux de modernisation du Niederehrenbreitstein. 1869-1871 : modernisation par ajoût de diverses constructions. 1882 : démolition du Neuwieder-Tor à cause de la construction de la ligne de chemins de fer de la rive droite du Rhin. 1887 : comblement du port transformé en terrain d’exercice. 1902-1903 : élargissement de la voie ferrée entraîne la démolition d’une partie des ouvrages sécurisant la montée à la partie supérieure ; il ne reste du Niederehrenbreitstein que la tour Johanisturm et la partie supérieure du chemin d’accès fortifié dénommé Felsenweg, les blockhaus de garde de la partie supérieure et quelques murs de la berge du Rhin.

Oberehrenbreitstein (Juin 1817-1828) construit en style néoprussien sur les ruines de l’ancien Ehrenbreitstein. L’ouvrage comprend : « Lange Ligne » (longue ligne) casernement à deux niveaux, dont une partie est est achevée en 1823. Les deux contregardes : « Kontregarden rechts » située sur le front Est, partiellement à deux niveaux : longueur 100 m ; « Kontergarde links » partiellement à deux niveaux. Ravelin partiellement à deux niveaux : dimension d’un côté du polygone, 200 m. « Rheinbastion », avec deux niveaux de casernes : face droite de 70 m, face gauche de 40 m. Couverture en terre allant de 0,30 à 3 m, aménagé pour l’artillerie et l’infanterie. « Landbastion » avec deux niveaux de casernes : face droite 60 m, face gauche 70 m. Couverture en terre allant de 0,30 à 3 m, aménagé pour l’artillerie et l’infanterie. « Kurtine » : longueur 60 m. « Mühltal-Vedette » ou « Mühltalbatterie » reconstruite en 1834 avec la communication souterraine vers le ravelin « Ravelin Fuchs ». « Ravelin Fuchs », ouvrage en terre destiné à flanquer le fossé de la Lange Linie et de la tour Turm Unbekannt. « Turm umbekannt » (tour sans nom), tour type Montalembert et ouvrage de flanquement à deux niveaux pour la protection de la porte « Feldtor ». « Oberen Terrassenbatterie », « Unterren Terrassenbatterie », deux batteries casematées à deux niveaux. « Johanisturm » ; « Niedertorkasematte », ouvrage casematé à deux niveaux, situé au pied de la colline, appelé ultérieurement « Neuwieder-Tor », qui commandait la route et la voie ferrée ; « Hohe Ostfront », sur le front Est, avec de nombreuses bouches à canons, longueur 100 m ; « Niedere Ostfront », longueur 120 m. « Helfenstein » avec sa poudrière sous roc installée en 1863.

1838 : forrage d’un nouveau puits de 32,5 m. 1844 : installation d’un autre puits sur le « Schlosshof ».  28 mars 1845 : éboulement du front Nord de la partie sud, sur le Felsenweg. 1864-1867 : installations de nombreuses traverses, magasins pour se protéger de l’artillerie rayée ; amélioration du système de contremines du front Nord ; 1918 : traité de Versailles reconnaît l’intérêt patrimonial de l’ouvrage et ne demande que la démolition des systèmes de contremines et de quelques ouvrages extérieurs.

Werk Nöllenköpfchen – Fort Rheineck (1827-1838 environ). Installé sur l’emplacement d’anciennes redoutes françaises du siège de 1799, d’abord sous la forme d’un magasin à poudre défensif en 1827 muni d’une enveloppe en 1831 et agrandit jusque vers 1838. Ouvrage terrassé qui défendait l’avant-terrain devant la Feste Ehrenbreitstein. Ouvrage constamment modernisé. 1859 : installation d’une citerne. 1867-1868 : installation d’un blockhaus en tant que réduit, élargissement du fossé principal, d’une caponnière, de plateformes pour 3 batteries d’artillerie. 1875-1881 : remodelage complet de l’ouvrage gâce au fond issu de la dette de guerre française, il a désormais la forme d’une lunette, face gauche de 110 m et face droite de 60 m, flanc droit de 50 m, avec rempart aménagé pour l’artillerie et l’infanterie. Sous le rempart une caserne à deux niveaux. 1880 : baptisé Fort Rheineck. 1877-1878 : l’ouvrage est relié à l’ouvrage Werk Pleitenberg à la place de la batterie intermédiaire. 1882-1883 : effondrement du rempart ui a été reconstruit. 1899 : mise en service de la station télégraphique relié au réseau de la place forte. 1920-1921 : arasement complet de l’ouvrage dans le cadre du Traité de Versailles. Etat : arasé.

Werk Pleitenberg (1826-1828). Installé sur l’emplacement d’anciennes fortifications françaises du Pleitenberg du siège de 1799, d’abord sous la forme d’un magasin à poudre défensif. 1830-1831 : l’ouvrage est muni d’une enveloppe. Cet ouvrage en terre était une lunette comportat une face de 40 m, un flanc gauche de 20 m et un flanc droit de 10 m, aménagé pour l’infanterie et l’artillerie, avec un fossé sec. La gorge ouverte était munie d’une grille. 1859 : installation d’une citerne. 1867 : l’ouvrage est remodelé et relié à l’ouvrage Nöllenkopf / Fort Rheineck. 24/04/1876 : AKO ordonnant l’arrêt des travaux de modernisation. 1892 : transformé en ouvrage d’infanterie avec suppression des plateformes d’artillerie. 1900 : derniers travaux sur l’ouvrage. 1920-1921 : arasement complet de l’ouvrage dans le cadre du Traité de Versailles. Etat : arasé.

Rive gauche du Rhin – Rive droite de la Moselle

Fort Grossfürst Konstantin (1821/1822-1832) ouvrage à fossé sec construit sur un plateau à l’emplacement d’un monastère, sous la direction du Ingenieurleutnant Gärtner, relié par une communication souterraine de 550 m à la Feste Kaiser Alexander. Il comporte au pied de la colline une tour à plusieurs étages type Montalembert pour le flanquement de la route en contrebas. 1831 : occupation par la troupe. Après 1860 : installation d’une boulangerie de guerre et d’un magasin à poudre. 1879-1882 : travaux de renforcement des pentes rocheuses à la suite d’effondrements. 27/01/1903 : AKO ordonnant l’abandon de l’ouvrage. 1918 : Ouvrage non concerné par les mesures d’arasement du Traité de Versailles. 1940-1945 : poste de commandement de la défense anti-aérienne. Le fossé a été comblé et l’ouvrage conservé. Ouvrage restauré et géré par une association.

Batterie auf dem Hübeling (1828-1830) installée en tant que batterie de flanquement de la Feste Kaiser Alexander et aménagé en tant que magasin à poudre défensif du temps de paix. C’était une petite redoute avec un blockhaus. L’ouvrage comportait une tour casematée pour pièces d’artillerie à deux niveaux.  Il était entouré d’un fossé sec avec la partie arrière qui était revêtue. Aucune troupe n’occupait l’ouvrage en temps de paix. Armement : 8 à 10 pièces d’artillerie. 1903 : abandon de la Feste Kaiser Alexander et de la batterie auf dem Hübeling, des terrains qui sont remis à la ville. Une partie du terrain est utilisé comme cimetière.

Rive gauche du Rhin – Rive gauche de la Moselle

Fort Asterstein (1818 ou 1819-1828) sur l’emplacement d’un ancien ouvrage français. 1830 : installation des troupes. Ouvrage au tracé de lunette face au sud, face gauche longue de 90 m, face droite longue de 60 m. Remparts aménagés pour l’artillerie et l’infanterie. Mur de gorge avec embrasures. Réduit casematé à deux niveaux pour 17 pièces d’artillerie. 1862 : les traditors sont reliés au réduit pour augmenter l’effectif des troupes hébergées. 1865-1868 : réparation et modernisations diverses, installation de traverses. 1918 : dans le cadre du Traité de Versailles, démolition des remparts, complement des fossés, seul le réduit a été conservé. 199 : vendu à la commune d’Asterstein.

Bubenheimer Fesche (1819-1825).

Neuendorfer Flesche (1820-1825)

Moselflesche (1820-1825).

 

Allemagne Front Est

 

Place forte de Posen actuel Poznan

Ouvrages en cours de construction :

Rive gauche de la Warta - Enceinte urbaine

Fort Winiary (1828-1842) Forto Winiary, ouvrage avancé de l’enceinte urbaine, comprend 5 bastions et un réduit de gorge. En 1828 construction des deux écluses du fort ; 1828-1834 construction de la redoute du fort ; 1832-1842 construction de l’enceinte urbaine du fort.

Grosse Schleuse – Grande écluse (1829-1832).

Rive droite de la Warta - Enceinte urbaine

Fort Roon (1829-1842), tête de pont.

 

France

 

Cette rubrique concerne les fortifications françaises en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

France Front Ouest Côtes de la Manche et de l’Atlantique

 

Place forte de Brest

Ouvrage en cours de construction :

Batterie de la Mort aux Anglais (1825). Mai 1876 : désarmement. 27/05/1889 : loi de déclassement.

 

Place forte de Royan

Ouvrage en cours de construction :

Fort du Chay (1812-1858) souvent appélé Fort de Royan, équipé d’un corps de garde Mle 1846. 1914 : armement 6 x 95 mm, 2 x 19 cm Mle 1878, 4 x 27 cm Mle 1870 M, 4 x 24 cm Mle 1876 sur affût GPC.

Fort Liédot (1811-1834) Fort de la Sommité. Fort carré aux angles bastionnés. 1863-1870 : sert de cible pour les essais des nouveaux canons rayés. 1878-1880 : remaniement du fort. 1899 : installation d’une plateforme d’artillerie bétonnée sur chacun des 2 bastions face à la mer ; aménagement de magasins. 1914-1918 : sert de prison.

 

France Front Nord-Est

 

Place forte de Belfort

Ouvrage en cours de modernisation :

Citadelle (Début XIIIe S.1637-1648 – 1687-1689), à Belfort, d’abord château féodal construit par les comtes de Montbéliard, 1637-1689 transformé par Gaspard de Champagne, comte de Suze, puis de 1687-1689 la citadelle complètement remaniée et la ville agrandie est réorganisée par Vauban. 1813-1814 : siège de la place forte. 1815 : siège de la place forte. 1817-1840 : remaniement de la place selon les plans de Haxo et le château est complètement transformé. 03/11/1870-02/1871 : siège de la place forte.

Source : S1000. S2045, p. 99.

Enceinte urbaine de Belfort (1687-1689) à Belfort. L’enceinte et la citadelle sont complètement remaniée d’après les plans de Vauban. 1817-1840 : remaniement de la place forte par Haxo. 03/11/1870-02/1871 : siège de la place forte.

Sources : S1000. S2045, p. 99.

Fort de la Justice (1826 ?, 1825-1842) à Belfort au NE de la Citadelle, fort bationné de forme triangulaire. Mission : interdire les routes de Bâle et de Strasbourg et couvrir le côté Est, un quadrilatère appelé camp retranché du Vallon prévu pour abrité 100 000 hommes. Il est relié à la citadelle et au fort de la Miotte par des fossés et des murailles. Etat : non visitable hormis le tour des remparts.

Sources : S1000. S2045, p. 99-100.

 

Place forte de Besançon

Ouvrage en cours de construction :

Fort Breguille (1820-1832) Fort Morand, fort bastionné (5 bastions).

 

Jura Frontière suisse

Ouvrages en cours de construction :

Fort de l’Ecluse (1824) fort réédifié d’après les plans du général Haxo, à l’emplacement d’un ancien fort.

Fort du Haut (1820-1828) batterie édifiée à l’emplacement d’une ancienne redoute. Le Fort de l’Ecluse et le Fort du Haut sont reliés par une galerie souterraine vers 1831.

 

 

Pays-Bas

 

Cette rubrique concerne les fortifications néerlandaises en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

Ligne d’Utrecht « Waterlinie »

 

Place forte d’Utrecht

La place forte d’Utrech comprend une ceinture de 16 forts détachés construits au XIXe siècle.

Ouvrages en cours de construction :

Lunet I (7 octobre 1825-1828), une des quatre lunettes construites au SE d’Utrecht dont la construction coûte 634 920 florins (soit environ 4 millions €). Lunette en terre, à fossé plein d’eau, flanquée par deux casemates et comportant un mur crénelé à la gorge. Construction sur une fondation composée de 325 pieux en pin, et nécessitant 5 millions de briques et des pierres de taille d’Enghien en Belgique appelées pierres d’Escausine. 1836-1840 : réparation des maçonneries et plantations pour le camouflage des 4 lunettes. Après 1871 : construction de 48 traverses sur les 4 lunettes. 1875 : construction d’un hangar. 1885 environ : effectif et armement des 4 lunettes : 285 hommes et 36 pièces d’artillerie. 1997 : achetée par la municipalité d’Utrecht. 1891 : construction d’un hangar pour le stockage d’une voie étroite Decauville. 1935-1940 environ : construction d’une casemate de mitrailleuse sur les lunettes I, III et IV. 1938-1939 : construction de 2 abris de groupe en béton. 1950-1960 environ : construction d’un abri atomique au centre de l’ouvrage. 2005-2006 : restauration de l’ouvrage.

Lunet III (28 juillet 1823 – 1825 environ) une des quatre lunettes construites au SE d’Utrecht. Lunette en terre, à fossé plein d’eau, flanquée par deux casemates et un mur de gorge crénelé qui a nécéssité 2 000 pieux en bois pour les fondations, 5,3 millions de briques et des pierres de taille d’Enghien en Belgique appelées pierres d’Escausine. 1885 environ : effectif et armement des 4 lunettes : 285 hommes et 36 pièces d’artilellerie. 1903 : forrage d’un puit pour l’eau potable. 1997 : achetée par la municipalité d’Utrecht. 1935-1940 environ : construction d’une casemate de mitrailleuse sur les lunettes I, III et IV. 1938-1939 : construction de 2 abris de groupe en béton, inachevés (1 sans toit & 1 dalle en béton).

Lunet IV (1824 – 1826) une des quatre lunettes construites au SE d’Utrecht. Lunette en terre, à fossé plein d’eau, flanquée par deux casemates et un mur de gorge crénelé qui a nécéssité 1 900 pieux en pin pour les fondations, 5,3 millions de briques et des pierres de taille d’Enghien en Belgique appelées pierres d’Escausine. 1876 : construction d’un hangar. 1885 environ : effectif et armement des 4 lunettes : 285 hommes et 36 pièces d’artilellerie. 1997 : achetée par la municipalité d’Utrecht. 1935-1940 environ : construction d’une casemate de mitrailleuse sur les lunettes I, III et IV. 1938-1939 : construction de 2 abris de groupe en béton, inachevés (2 dalles en béton).

 

Chroniques des années 1825 – 1829

 

1826

 

France : abandon du projet de loi visant à museler la Presse.

En 1826, face à l’opposition de la Chambre des pairs, le gouvernement Villèle retire le projet de loi qui visait à museler la presse.

Source : S3533, p. 46-49.

 

1826

 

France : abandon du projet de loi visant à museler la Presse.

En 1826, face à l’opposition de la Chambre des pairs, le gouvernement Villèle retire le projet de loi qui visait à museler la presse.

Source : S3533, p. 46-49.

 

1828

 

France : suppression du déli d’opinion.

En 1828 ke royaliste modéré Martigac supprime ke délit d’opinion et l’autorisation préalable.

Source : S3533, p. 46-49.

 

Lundi 3 mars 1828

 

France, Strasbourg : changement de préfet du Bas-Rhin.

Le 3 mars 1828 le comte de Murat est nommé préfet du Bas-Rhin (non installé). Il reste à cette fonction jusqu’en août 1830.

Source : S1048, p. 172.

 

 

Sources / Quelle

 

S1000

Informations, documents et illustrations provenant de divers sites Internet.

 

S1048

Himly, François-J. : Chronologie de la Basse Alsace Ier – XXe siècle ; Strasbourg 1972.

 

S2045

Oberlé Raymond : Alsace 1870 : l’année terrible ; Bataille d’Alsace tome 3, éditions G4J, 2000.

 

S2145

Festungsstadt Köln, das Bollwerk im westen, Herrmann-Joseph Emons Verlag, 2010.

 

S3533

L’Histoire n°484, juin 2021, art. Winock, Michael : Les journalistes en première ligne.

 

S3550

Site Internet Wikipedia. Documents, illustrations et textes divers provenant de ce site.

 

Archives & Bibliothèques

 

AVES = Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg.

AD-67 = Archives départementales du Bas-Rhin ; Strasbourg.

BCGS = Bibliothèque du cercle de garnison de Strasbourg (fermée, ouvrages seront transférés).

BNF = Bibliothèque Nationale de France

BNUS = Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg

BMS = Bibliothèques Municipales de Strasbourg.

BA = Bundesarchiv (archives fédérales allemandes)

BA-MA = Bundesarchiv Abteilung Militärarchiv, Freiburg

GSTaPK = Geheimes Staatsarchive Preussischer Kulturbesitz, Berlin.

GLAKa = Generallandessarchiv Karlsruhe

BA-St = Bundesarchiv, Stuttgart.

SHD = Service Historique de la Défense, Vincennes.

 

 

Contact

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+33(0)6.98.23.30.14 contact@fort-frere.eu