Chroniques 1830-1834

 

 

Dernière mise à jour / Letzte Änderung : 30 / 08 / 2021

 

Page rédigée par : MJR.

 

 

Introduction

 

 

Pour aider à la compréhension de l’histoire particulière des fortifications, de l’attaque et de la défense des places, des techniques militaires et de la place forte et garnison de Strasbourg, nous vous proposons d’aborder toutes les facettes de la place forte, comme les activités des unités et des services.

Nous avons ajouté quelques dates repères de l’histoire et des actualités qui influent sur le développement des techniques militaires. Certaines rubriques peuvent paraître anodines, comme un communiqué de désertion, mais ce dernier peut nous livrer des informations sur la région de recrutement de cette unité ou sur l’équipement. Compte tenu que des erreurs de traduction qui sont toujours possibles, surtout avec des termes anciens, je garde les mots et expressions allemandes entre guillemets. Toutefois, il s’agit bien de l’orthographe de l’époque.

Nous vous invitons donc à vous plonger dans l’ambiance et l’histoire de cette année, mais prenez garde à gratter la couche de nationalisme que l’on retrouve dans la presse allemande et française. Afin d’éviter de retranscrire aux travers de ces lignes des extraits du roman national français ou allemand, nous vous présentons un maximum de documents d’origine pour que le lecteur puisse lui-même se faire son opinion. Cette chronique n’est pas définitive et elle est régulièrement complétée et mise à jour, car l’histoire n’est pas figée. Les différentes recherches, études et analyses apportent régulièrement de nouveaux éléments.

Chaque année de cette chronique commence par un bilan de la construction ou de la modernisation des ouvrages de fortification en cours, sur l’essentiel des pays européens, en tenant compte du tracé des frontières de l’époque. Le volume des renseignements concernant les différents ouvrages est volontairement limité. Dès que possible, nous mettons en place des liens vers des sites Internet de l’association ou de la commune gérant l’ouvrage, ou vers un site très complet des ouvrages de ce type. Ce bilan est certes incomplet, mais nous donne un bon apperçu de l’effort de défense de chaque pays cité.

 

Voici quelques traductions des termes allemands qui reviennent le plus souvent dans ces textes :

 

Abréviations et termes allemand couramment utilisés :

 

A.K.O. = Allerhöchste Kabinetts-Order = Ordre du cabinet impérial / Ordonnance impériale (ordre signé à priori par l’Empereur d’Allemagne).

IR = Infanterie-Regiment = Régiment d’infanterie (généralement suivi de son numéro).

Reichsland = Terre d’Empire = partie annexée de l’Alsace-Lorraine.

 

Les grades allemands et leur équivalence françaises actuelles :

 

General der Infanterie, General der Kavalerie, General der Artillerie = équivalent au général de corps d’armée.

Generallieutenant = équivalent au général de division.

Generalmajor = équivalent au général de brigade.

Oberst = = colonel.

Oberstlieutenant = lieutenant-colonel.

Major = chef de bataillon, chef d’escadron, commandant.

Hauptmann ou Rittmeister (pour les troupes montées) = capitaine.

Oberleutnant = lieutenant

Leutnant = sous-lieutenant.

 

Abréviations géographiques :

 

N = nord / Nord

E = est / Ost

S = sud / Sud

O = ouest / West

NE = nord-est / Nord-Osten

N-NE = nord nord-est / Nord Nord-Osten.

 

Les fonctions :

 

Wallmeister = garde du génie.

 

Les services de l’armée impériale allemande :

 

Kaiserliche Garnison Verwaltung = administration impériale de garnison

 

Remarque : l’orthographe allemande diffère de celle d’aujourd’hui. Par exemple pour les portes on note la présence d’un h « Thor » qui a disparu ultérieurement (Tor), et de nombreux mots s’écrivent encore avec un c, alors que quelques années plus tard on utilisera le k, comme pour Fortification écrit ultérieurement Fortifikation. On germanise les mots d’origine française. J’emploi autant que possible l’orthographe d’origine.

 

Sources / Quellen :

 

Une grande partie des sources a été précisée. Chaque source est munie d’un numéro personnel précédé d’un S qui permets de ne pas répéter à chaque fois l’intégralité de la référence (S0001). La liste des sources est indiquée en bas de page.

 

Ein grosser Teil der Quellen wurde angegeben. Jede Quelle ist mit einem persönnlicher Nummer die mit S anfängt, versehen « S0001 ». Die Angaben zur Liste dieser Quellen sind am Ende der Seite.

 

Traduction en langue allemande / Deutsche Übersetzungen

 

Pour les chroniques, le volume à traduire est énorme. En conséquence la traduction ne sera que très partielle. Toutefois, lorsque le texte est d’origine allemande, nous essayerons de garder le texte original allemand.

 

Für die Zeittaffeln ist die Menge der Texten die zu übersetzen sind sehr gross. Infolgedessen wurde nu rein Teil übersetzt. Aber wenn es möglich ist, versuchen wir die original Texte anzegeben.  

 

Fortifications : ouvrages en cours de construction ou de modernisation

 

Allemagne

 

(Sous le terme générique Allemagne, il s’agit de tous les états allemands du futur empire).

 

Cette rubrique concerne les fortifications allemandes en cours de construction ou de modernisation, en tenant compte des frontières de l’année en cours.

Après la chute de Napoléon, les Etats allemands renforcent sensiblement leurs frontières à l’ouest puis au sud, avec ouvrages de fortification qui s’inspirent des théories émises par les ingénieurs français Montalembert et Carnot. On abandonne les fortifications bastionnées pour se lancer dans la fortification polygonale. Ce nouveau style est appelé fortification néoprussienne. On commence à construire des ceintures d’ouvrages détachés, certes encore assez proches du noyau urbain, et dont la dimension de certains ouvrages est encore assez imposante.

 

Allemagne, Front Nord, côte de la mer du Nord « Nordsee »

 

Place forte de Bremerhaven

Ouvrage en cours de construction :

Fort Wilhelm (1830-1834 ou 1833-1837), petit ouvrage chargé de la protection du port de Bremerhaven qui a été installé entre l’embouchure de la Geeste et Bremerhaven par les autorités militaires de Hanovre à partir de 1827. Effectif dans l’ouvrage : 2 officiers, 44 soldats. Fort de forme circulaire « Halbrunde Turmfort » avec trois caponnières et fossé sec.

Source : S2938.

 

Prusse – Front Ouest Rhénanie

 

Place forte de Cologne - Köln

Ceinture de fortification intérieure

Rive gauche du Rhin

Fort I dénommé à partir des années 1880 Fort Erbgrossherzog Paul von Mecklenburg (1830) Oberländerwall Köln. Dénommé Rheinschanze par le roi. 1841-1847 : transformé en fort, d’après un plan projet de Heinrich Ferdinand Schuberth, avec des modifications de Ernst Ludwig von Aster et de Carl Ferdinand Busse. 1882-1881 : a été intégré dans l’enceinte urbaine intérieure. 1911 : déclassé en tant qu’ouvrage de fortification. 1914-1916 : projet d’installation de jardins. 1919 : foyer « Mensa » de l’université de Cologne. 1926 : installation du monument aux morts. 1939-1945 : installation d’un poste de DCA sur le toit du réduit. Après 1945 : bureau annexe du service des impôts. 1971 : utilisation partielle pa le service communal des parcs et jardins. Etat : centre de jeunesse. Le site a été réaménagé avec des jardins.

Source : S2145, p. 495.

 

Place forte de Koblenz

Ouvrages en cours de construction :

Rive droite du Rhin

Feste Ehrenbreitsein. Niederehrenbreitstein (1815-1832) construit sur les débris des anciennes fortifications du plateau supérieur détruites par les troupes françaises en 1801 des ouvrages de la pente ouest d’Ehrenbreitstein. Reconstruction de la partie Nord avec la porte Neuwieder-Tor, jonction avec la partie supérieure Oberehrenbreitstein avec un mur de jonction et la tour Johannisturm, jonction jusqu’au Rhin avec 3 bastions et vers le sud avec un mur et un fossé plein d’eau à l’extrémité près de la ville et vallée Thal-Ehrenbreitstein, englobant ainsi les bâtiments préservés de l’ancien château granducal ainsi que le port. 1864 : nombreux travaux de modernisation du Niederehrenbreitstein. 1869-1871 : modernisation par ajoût de diverses constructions. 1882 : démolition du Neuwieder-Tor à cause de la construction de la ligne de chemins de fer de la rive droite du Rhin. 1887 : comblement du port transformé en terrain d’exercice. 1902-1903 : élargissement de la voie ferrée entraîne la démolition d’une partie des ouvrages sécurisant la montée à la partie supérieure ; il ne reste du Niederehrenbreitstein que la tour Johanisturm et la partie supérieure du chemin d’accès fortifié dénommé Felsenweg, les blockhaus de garde de la partie supérieure et quelques murs de la berge du Rhin.

Werk Nöllenköpfchen – Fort Rheineck (1827-1838 environ). Installé sur l’emplacement d’anciennes redoutes françaises du siège de 1799, d’abord sous la forme d’un magasin à poudre défensif en 1827 muni d’une enveloppe en 1831 et agrandit jusque vers 1838. Ouvrage terrassé qui défendait l’avant-terrain devant la Feste Ehrenbreitstein. Ouvrage constamment modernisé. 1859 : installation d’une citerne. 1867-1868 : installation d’un blockhaus en tant que réduit, élargissement du fossé principal, d’une caponnière, de plateformes pour 3 batteries d’artillerie. 1875-1881 : remodelage complet de l’ouvrage gâce au fond issu de la dette de guerre française, il a désormais la forme d’une lunette, face gauche de 110 m et face droite de 60 m, flanc droit de 50 m, avec rempart aménagé pour l’artillerie et l’infanterie. Sous le rempart une caserne à deux niveaux. 1880 : baptisé Fort Rheineck. 1877-1878 : l’ouvrage est relié à l’ouvrage Werk Pleitenberg à la place de la batterie intermédiaire. 1882-1883 : effondrement du rempart ui a été reconstruit. 1899 : mise en service de la station télégraphique relié au réseau de la place forte. 1920-1921 : arasement complet de l’ouvrage dans le cadre du Traité de Versailles. Etat : arasé.

Rive gauche du Rhin – Rive droite de la Moselle

Fort Grossfürst Konstantin (1821/22-1832) ouvrage à fossé sec construit sur un plateau à l’emplacement d’un monastère, sous la direction du Ingenieurleutnant Gärtner, relié par une communication souterraine de 550 m à la Feste Kaiser Alexander. Il comporte au pied de la colline une tour à plusieurs étages type Montalembert pour le flanquement de la route en contrebas. 1831 : occupation par la troupe. Après 1860 : installation d’une boulangerie de guerre et d’un magasin à poudre. 1879-1882 : travaux de renforcement des pentes rocheuses à la suite d’effondrements. 27/01/1903 : AKO ordonnant l’abandon de l’ouvrage. 1918 : Ouvrage non concerné par les mesures d’arasement du Traité de Versailles. 1940-1945 : poste de commandement de la défense anti-aérienne. Le fossé a été comblé et l’ouvrage conservé. Ouvrage restauré et géré par une association.

Schanze Grossfürst Alexander (1830-1831) construit sous la forme d’une lunette sur le côté Sud-Est de la Feste Kaiser Alexander. 1831-1832 : équipé d’un blockhaus carré maçonné sur la partie arrière et ouverte des faces, qui sert de réduit. Ouvrage couvrant l’accès au glacis et avant-terrain de la Feste, il n’était pas occupé par la troupe en temps de paix. 23 septembre au 8 octobre 1856 : sert de cible pour des expériences de tir de l’artillerie. Pour cette expérience le réduit avait été pour moitié équipée de voûtes casematées et pour l’autre moitié de blindage en poutre recouverts de terre. Il s’agissait d’essayer les nouveaux projectiles de 25 et 50 livres tirés par la nouvelle artillerie à canons rayés. 1858 : début de la reconstruction de l’ouvrage. 1861 : le blockhaus est transformé en magasin à poudre. 1867-1868 : agrandissement de l’ouvrage, la face gauche est rallongée. 27/01/1903 : ordonnance impériale pour l’abandon de l’ouvrage. Après 1920 : dans la cadre du traité de Versailles, l’ouvrage est détruit à l’explosif et remblayé.

Batterie auf dem Hübeling (1828-1830) installée en tant que batterie de flanquement de la Feste Kaiser Alexander et aménagé en tant que magasin à poudre défensif du temps de paix. C’était une petite redoute avec un blockhaus. L’ouvrage comportait une tour casematée pour pièces d’artillerie à deux niveaux.  Il était entouré d’un fossé sec avec la partie arrière qui était revêtue. Aucune troupe n’occupait l’ouvrage en temps de paix. Armement : 8 à 10 pièces d’artillerie. 1903 : abandon de la Feste Kaiser Alexander et de la batterie auf dem Hübeling, des terrains qui sont remis à la ville. Une partie du terrain est utilisé comme cimetière.

 

Allemagne Front Est

 

Place forte de Posen actuel Poznan

Ouvrage en cours de construction :

Rive gauche de la Warta - Enceinte urbaine

Fort Winiary (1828-1842) Forto Winiary, ouvrage avancé de l’enceinte urbaine, comprend 5 bastions et un réduit de gorge. En 1828 construction des deux écluses du fort ; 1828-1834 construction de la redoute du fort ; 1832-1842 construction de l’enceinte urbaine du fort.

 

 

Autriche-Hongrie

 

Cette rubrique concerne les fortifications autrichiennes en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

Frontière italienne – Front Sud

 

Franzenfeste (1833-1838) ancienne fortification autrichienne. Situation : commune italienne de Fortezza, dans le Tyrol du sud, dans la province autonome de Bolzano, aux abords du col du Brenner. Elle est construite dans le style néo-prussien, à l’époque seul exemplaire sur le sol autrichien. L’ouvrage a été conçu par le major-général du génie autrichien, Franz von Scholl en 1832. La direction de la construction a été confiée au lieutenant-colonel Karl von Martony, assisté par les capitaines Magdlich von Magddenau et Lazarus von Manula. 17/06/1833 : signature du décret impérial qui lance la construction. 18/08/1838 : inauguration par l’empereur Ferdinand Ier. 1846 : installation d’une garnison et construction d’une église néogothique dans l’enceinte. Armement initial : 90 canons et 1 000 hommes. Gardiennage en temps de paix : 70 hommes. 1914 : la forteresse est utilisée comme entrepôts. 07/11/1918 : les troupes bavaroises l’occupent. 1919 : l’ouvrage est désormais en Italie. 1930 : l’armée italienne modernise la position en rajoutant 5 bunkers autour de la forteresse. 1939 : construction du réservoir Franzenfeste, au pied de la forteresse. 1940 : dans le cadre du programme du mur alpin, un ouvrage est construit à proximité, un ouvrage souterrain est construit à proximité d’Ochsenbühe, mais cette construction est complètement abandonnée en 1942. 1942-1944 : les SS allemands y auraient entreposé des biens pillés et la Banque nationale italienne aurait stocké son or. Forteresse sert de dépôt de munitions jusqu’en 1991. 19/07/2008 : la forteresse accueille la biennale européenne d’art contemporain et diverses autres manifestations culturelles. 2013 l’Etat italien cède la forteresse à la province autonome de Bolzano qui a déjà sécurisé les bâtiments en 2007-2008 et les a rendus accessibles au public. 2017 : la Franzenfeste est intégrée aux musées provinciaux du Tyrol Sud. 2019 : un nouveau concept pour un nouveau parcours historico-politique est présenté.

Source : S3550.

 

France

 

Cette rubrique concerne les fortifications françaises en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

France Front Ouest Côtes de la Mer du Nord Manche et de l’Atlantique

 

Place forte de Royan

Ouvrages en cours de construction :

Fort du Chay (1812-1858) souvent appélé Fort de Royan, équipé d’un corps de garde Mle 1846. 1914 : armement 6 x 95 mm, 2 x 19 cm Mle 1878, 4 x 27 cm Mle 1870 M, 4 x 24 cm Mle 1876 sur affût GPC.

Fort Liédot (1811-1834) Fort de la Sommité. Fort carré aux angles bastionnés. 1863-1870 : sert de cible pour les essais des nouveaux canons rayés. 1878-1880 : remaniement du fort. 1899 : installation d’une plateforme d’artillerie bétonnée sur chacun des 2 bastions face à la mer ; aménagement de magasins. 1914-1918 : sert de prison.

 

France Front Nord-Est

 

Place forte de Belfort

Ouvrage en cours de construction ou de modernisation :

Citadelle (Début XIIIe S.1637-1648 – 1687-1689), à Belfort, d’abord château féodal construit par les comtes de Montbéliard, 1637-1689 transformé par Gaspard de Champagne, comte de Suze, puis de 1687-1689 la citadelle complètement remaniée et la ville agrandie est réorganisée par Vauban. 1813-1814 : siège de la place forte. 1815 : siège de la place forte. 1817-1840 : remaniement de la place selon les plans de Haxo et le château est complètement transformé. 03/11/1870-02/1871 : siège de la place forte.

Sources : S1000. S2045, p. 99.

Enceinte urbaine de Belfort (1687-1689) à Belfort. L’enceinte et la citadelle sont complètement remaniée d’après les plans de Vauban. 1817-1840 : remaniement de la place forte par Haxo. 03/11/1870-02/1871 : siège de la place forte.

Sources : S1000. S2045, p. 99.

Fort de la Justice (1826 ?, 1825-1842) à Belfort au NE de la Citadelle, fort bationné de forme triangulaire. Mission : interdire les routes de Bâle et de Strasbourg et couvrir le côté Est, un quadrilatère appelé camp retranché du Vallon prévu pour abrité 100 000 hommes. Il est relié à la citadelle et au fort de la Miotte par des fossés et des murailles. Etat : non visitable hormis le tour des remparts.

Sources : S1000. S2045, p. 99-100.

Fort de la Miotte (1825-1842, ou 1831-1835) à Belfort, fort bastionné au tracé triangulaire avec cavalier d’artillerie comprenant 10 pièces ; comprend une caserne pour 200 hommes (100 h d’après une autre source) et un magasin à poudre. Sur le bastion ouest on trouve la tour de la Miotte qui est un vestige d’une tour de guet d’un château féodal. 1886 : la tour de la Miotte est remaniée. Etat : visitable certains jours y compris les remparts.

Sources : S1000. S2045, p. 99.

 

Place forte de Besançon

Ouvrage en cours de construction :

Fort Breguille (1820-1832) Fort Morand, fort bastionné (5 bastions).

 

France Front Sud-Est

 

Place forte de Lyon

Construction de 17 forts et ouvrages proches de l’enceinte urbaine à partir de 1831. Ces ouvrages sont réalisés sous la direction du baron Hubert Rohault de Fleury vers 1831-1847.

Ouvrages en cours de construction :

Enceinte urbaine de Lyon (1831 à ?), enceinte mixte avec forts détachés.

Fort des Brotteaux (1831-1835).

Fort de Caluire (1831-1835) dès dénommé fort de Cuire.

Fort du Colombier (1931-1835).

Fort de Montessuy (1931-1836) et ses deux batteries annexes

Fort de Sainte Irenée (1831-1841).

Fort de La Motte (1832-1835).

Fort de Vaise (1834).

Redoute de la Tête d’Or (1832).

 

Progrès techniques de l’artillerie de siège et de forteresse, et du génie

 

Dans cette rubrique nous vous présentons les différents événements relatifs aux techniques de l’artillerie de siège et de forteresse, et du génie militaire, classés par pays et par date.

 

Prusse

1830 : Prinz August von Preussen, en tant qu’inspecteur général de l’artillerie (General-Inspecteur der Artillerie) ordonne la conception d’un obusier de 15 cm court.

Source : S0596, p. 35.

1832 : mise en service de l’obusier de 15 cm court dénommé « 24 Pfünder », canon de 24 livres. La longueur de son âme a été conçue pour que l’on puisse introduire la charge dans le tube à la main par l’avant. Lors de sa conception, le poids de cette pièce ne devait pas dépassé le poids du canon de 12 livres « 12-Pfünder-K. ». Cette pièce sera modifiée en 1869.

Source : S0596, p. 35.

 

Chroniques des années 1830 - 1834

 

Dimanche 4 juillet 1830

 

Suisse, politique : le canton de Tessin se dote d’une nouvelle Constitution démocratique.

Le 4 juillet 1830, le canton suisse de Tessin adopte une nouvelle Constitution démocratique. Cet événement entraîne les autres cantons dans son sillage. La liberté de la Presse est instaurée dans 12 cantons.

Source : S3533, p. 32-42.

 

Lundi 5 juillet 1830

 

Algérie : capitulation de la régence d’Alger face aux troupes françaises.

A la suite d’un conflit entre le dey Hussein et le roi de France Charles X, la régence d’Alger, capitule face aux troupes française, le 5 juillet 1830. La régence d’Alger est une province autonome de l’Empire ottoman.

Source : S3509, n°53, décembre 2020 – Janvier 2021, p. 43-44.

 

Mardi 13 juillet 1830

 

France, Paris : prise d’Alger.

Le 13 juillet 1830, la nouvelle de la prise d’Alger est diffusée à Paris.

Source : S3533, p. 32-42.

 

Dimanche 25 juillet 1830

 

France, Saint-Cloud : ordonnances antilibérales de Charles X.

Le 25 juillet 1830, le roi Charles X promulgue les quatre ordonnances antilébérales. C’est la suppression de la liberté de la Presse par ses ordonnances qui est à l’origine de la révolution de Juillet.

Source : S3533, p. 32-42 et p. 46-49.

 

Mardi 27, mercredi 28 et jeudi 29 juillet 1830

 

France, Paris : insurrection des Trois Glorieuses.

La révolution de Juillet 1830 se déroule les 27, 28 et 29 juillet 1830, journées dites de « Trois Glorieuses ». Après une longue période d’agitation ministérielle, parlementaire et journalistique, le roi Charles X tente par un coup de force constitutionnel de freiner les ardeurs des députés libéraux par en promulguent ses ordonnances de Saint-Cloud du 25 juillet 1830. En réponse à ses ordonnances, les Parisiens se soulèvent et dressent des barricades dans les rues, et affrontent les forces armées commandées par le maréchall de Marmont, duc de Raguse. L’émeute se transforme en une insurrection et le roi Charles X et sa famille sont contraints de fuir Paris. Les députés libéraux, prennent en main la révolution populaire. Au terme d’une hésitation, ils optent finalement pour une monarchie constitutionnelle plus libérale à l’aide d’un changement de dynastie. La maison d’Orléans, branche cadette de la maison de Bourbon, succède à la branche aînée : le duc d’Orléans est intronisé « roi des Français » et non plus « roi de France », sous le nom de Louis-Philippe Ier (1773-1850) Cette nouvelle révolution française entraîne d’autres mouvements de protestation en Europe. Le drapeau tricolore devient l’emblème national.

Sources : S1048, p. 169. S3550. S3533, p. 32-42.

 

Mardi 27, mercredi 28 et jeudi 29 juillet 1830

 

France, politique : révolution de juillet 1830.

La révolution de Juillet 1830 est la seconde révolution française. Elle porte sur le trône le roi Louis-Philippe Ier. Cette révolution se déroule les 27, 28 et 29 juillet 1830, journées dites de « Trois Glorieuses ». Après une longue période d’agiattion ministérielle, parlementaire et journalistique, le roi Charles X tente par un coup de force constitutionnel de freiner les ardeurs des députés libéraux par ses ordonnances de Sint-Cloud du 25 juillet 1830. En réponse à ses ordonnances, les Parisiens se soulèvent et dressent des barricades dans les rues, et affrontent les forces armées commandées par le maréchall de Marmont, duc de Raguse. L’émeute se transforme en une insurrection et le roi Charles X et sa famille sont contraints de fuir Paris. Les députés libéraux, prennent en main la révolution populaire. Au terme d’une hésitation, ils optent finalement pour une monarchie constitutionnelle plus libérale à l’aide d’un changement de dynastie. La maison d’Orléans, branche cadette de la maison de Bourbon, succède à la branche aînée : le duc d’Orléans est proclamé roi des Français et non plus roi de France, sous le nom de Louis-Philippe Ier. Cette nouvelle révolution française entraîne d’autres mouvements de protestation en Europe.

Eugène Delacroix : La liberté guidant le peuple. Un tableau qui commémore les Trois Glorieuses de la Révolution des 27, 28 et 29 juillet 1830.

 

Lundi 9 août 1830

 

France, politique : chef d’Etat, le roi Charles X.

Après la mort de Louis XVIII, son frère ainé, le comte d’Artois, lui succède le 9 août 1830 sous le nom de Charles X, roi de France et de Navarre. Ce dernier est né le 9 octobre 1757 au château de Versailles. Il reste sur le trône jusqu’au 24 février 1848. En effet la Restauration prend fin avec la révolution de 1830 qui met sur le trône un roi élu par les députés ; Louis-Philippe. Charles X part en exil et meurt à l’âge de 79 ans le 6 novembre 1836 à Goritz en Autriche.

Source : S1048, p. 169. S1000 : Wikipédia.

 

Mercredi 25 – jeudi 26 août 1830

 

Belgique, Bruxelles : insurrection contre le pouvoir Hollandais.

Le 25 et 26 août 1830 débute l’insurrection Belge contre le pouvoir néerlandais à Bruxelles.

Source : S3533, p. 32-42.

 

Mardi 30 août 1830

 

France, Strasbourg : changement de préfet du Bas-Rhin.

Le 30 août 1930 le baron Claude-Elisabeth Naude Champlouis (1788- ?) est nommé préfet du Bas-Rhin. Il reste à ce poste jusqu’en septembre 1831.

Source : S1048, p. 172.

 

Août - septembre 1830

 

Allemagne : troubles populaires.

En août et septembre 1830, on assiste à des troubles populaires à travers l’Allemagne.

Source : S3533, p. 32-42.

 

Jeudi 23 – dimanche 26 septembre 1830

 

Belgique, Bruxelles : échec de l’intervention néerlandaise.

Du 23 au 26 septembre 1830, ces quatre journées marquent l’echec de l’intervention néerlandaise.

Source : S3533, p. 32-42.

 

Source : S1048, p. 173.

 

Lundi 4 octobre 1830

 

Belgique, Bruxelles : indépendance de la Belgique.

Le 4 octobre 1830, proclamation de l’indépendance de la Belgique.

Source : S3533, p. 32-42.

 

Novembre 1830

 

Pologne : insurrection.

En novembre 1830 se déroule une insurrection contre l’autorité Russe.

Source : S3533, p. 32-42.

 

Janvier 1831

 

Pologne : prononciation de la destitution du Tsar.

En janvier 1831, en Pologne on prononce la destitution du Tsar de Russie.

Source : S3533, p. 32-42.

 

Mercredi 2 février 1831

 

Italie, Bologne : insurrection.

Le 2 février 1831 a lieu une insurrection à Bologne, puis dans l’autres villes du centre de l’Italie.

Source : S3533, p. 32-42.

 

Lundi 7 février 1831

 

Belgique : Constitution libérale.

Le 7 février 1831, la Belgique se dote d’une Constitution libérale.

Source : S3533, p. 32-42.

 

Vendredi 4 mars 1831

 

Italie : les insurgés forment le gouvernement des Provinces-Unies.

Le 4 mars 1831 les représentants des villes italiennes insirgées forment le gouvernement des « Provinces-Unies ». Mais fin mars 1831, elles sont écrasées par les troupes autrichiennes.

Source : S3533, p. 32-42.

 

Jeudi 8 septembre 1831

 

Pologne : intervention de l’armée russe.

Le 8 septembre 1831 l’armée russe s’empare de Varsovie et met fin à l’insurrection polonaise.

Source : S3533, p. 32-42.

 

Dimanche 27 mai 1832

 

Allemagne, Palatinat, château de Hambach : rassemblement révolutionnaire.

Sous le règne de Napoléon Bonaparte, le Palatinat appartenait à la France et tous les citoyens bénéficiait des droits de la personne et des biens stipulés par le code Napoléon. Les juges étaient indépendants et les procès étaient publics. En 1815 le Congrès de Vienne attribue le Palatinat au royaume de Bavière. Les droits acquis par les citoyens sont considérablement restreints. De lourdes taxes et impôts freine l’activité économique. En 1830 éclate la révolution de Juillet en France, et les Polonais se révoltent contre la domination russe. De nombreux Polonais aux idées rvolutionnaires émmigrent au Palatinat. Face à ces mouvements, le royaume de Bavière restreint sensiblement la liberté de la presse. Cela entraîne la création de l’association de la Presse allemande et de l’Etat allemand « Deutsche Presse- und Vaterlandsverein ». Ce sont 32 citoyens de Neustadt dont une partie appartiennent à cette association, appelent, à l’occasion de la journée de la Constitution de Bavière du 26 mai 1832, à une fête qui doit se tenir au château de Hambach, le 27 mai 1832. A Neustadt les cloches annoncent le début des festivités. Un important cortège, musique en tête, se dirige vers les ruines du château de Hambach. Les participants portaient une écharpe aux couleurs noir rouge et or, avec l’inscription « pour une Allemagne réssucité ». La fête du château de Hambach devient une fête des nationalistes. On revendique l’unification des états allemands, la création d’une monarchie constitutionnelle, les Allemands ne doivent plus s’incliner devant les nobles. Ils prédisent une Europe unie des citoyens. En réaction à cette fête, le roi de Bavière envoie d’importants contigents de troupe dans le Palatinat. De nombreux organisateurs partent en exil et d’autres sont condamnés. Le château de Hambach est désormais devenu le symbole de la démocratie allemande. Les orateurs y avaient parlé pour la première fois d’une république européenne fédérale, de la liberté d’opinion et de la presse, et de l’égalité de traitement des femmes. Ce lieu est considéré comme le bercau de la démocratie allemande.

Source : site du château de Hambach.

 

Lundi 11 février 1833

 

France, Strasbourg place forte : mémoire du colonel Laurent Directeur des Fortifications sur la place de Strasbourg.

Le mémoire du 11 février 1833, signé par le colonel Laurent, directeur des fortifications de la place de Strasbourg, décrit la situation de la place, son importance, les considérations générales et idées sommaires sur le cours des eaux et les manœuvres qu’on peut faire pour la défense.

Source : S1062 : Mémoire du colonel Laurent Directeur des Fortifications sur la place de Strasbourg (daté du 11 février 1833) ; Service historique de la défense, Vincennes.

Lundi 11 février 1833

 

France, Strasbourg place forte : mémoire du colonel Laurent Directeur des Fortifications sur la place de Strasbourg.

Le mémoire du 11 février 1833, signé par le colonel Laurent, directeur des fortifications de la place de Strasbourg, décrit la situation de la place, son importance, les considérations générales et idées sommaires sur le cours des eaux et les manœuvres qu’on peut faire pour la défense.

Source : S1062.

 

 

Sources / Quellen

 

Bibliographie

 

S0596

Schirmer, Hermann, Generalleutnant a.D. : Das Gerät der Artillerie vor, in und nach dem Weltkrieg, V. Teil : Das Gerät der schweren Artillerie, Verlag Bernard & Graefe, Berlin, 1937.

 

S1000

Informations, documents et illustrations provenant de divers sites Internet.

 

S1048

Himly, François-J. : Chronologie de la Basse Alsace Ier – XXe siècle ; Strasbourg 1972.

 

S1062

Service historique de la Défense : Génie – Place de Strasbourg - Etat général des magasins à poudre, souterrains et abris voûtés de la place avec indication de leur contenance en munitions et en hommes au 31 décembre 1869.

 

S2045

Oberlé Raymond : Alsace 1870 : l’année terrible ; Bataille d’Alsace tome 3, éditions G4J, 2000.

 

S2757

Frijns Marco, Malchair Luc, Moulin Jean-Jacques, Puelinckx Jean : Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008.

 

S2938

Gosch, Frank : Festungsbau an Nordsee und Ostsee ; Die Geschichte der Deutschen Küstenbefestigung bis 1918, Mittler & Sohn, Hamburg, Berlin, Bonn, 2003.

 

S3509

Le Figaro Histoire n°53, décembre 2020 – Janvier 2021. Ce qu’était l’Algérie française. De la conquête à la rébellion ; le Figaro, Paris.

 

S3533

L’Histoire n°484, juin 2021, art. Fureix Emmanuel : une révolution européenne.

 

S3550

Site Internet Wikipedia. Documents, illustrations et textes divers provenant de ce site.

 

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