Chroniques 1850-1854

 
 

Dernière mise à jour / Letzte Änderung : 05 / 09 / 2021

 

Page rédigée par : MJR

 

Introduction

 

Pour aider à la compréhension de l’histoire particulière des fortifications, de l’attaque et de la défense des places, des techniques militaires et de la place forte et garnison de Strasbourg, nous vous proposons d’aborder toutes les facettes de la place forte, comme les activités des unités et des services.

Nous avons ajouté quelques dates repères de l’histoire et des actualités qui influent sur le développement des techniques militaires. Certaines rubriques peuvent paraître anodines, comme un communiqué de désertion, mais ce dernier peut nous livrer des informations sur la région de recrutement de cette unité ou sur l’équipement. Compte tenu que des erreurs de traduction qui sont toujours possibles, surtout avec des termes anciens, je garde les mots et expressions allemandes entre guillemets. Toutefois, il s’agit bien de l’orthographe de l’époque.

Nous vous invitons donc à vous plonger dans l’ambiance et l’histoire de cette année, mais prenez garde à gratter la couche de nationalisme que l’on retrouve dans la presse allemande et française. Afin d’éviter de retranscrire aux travers de ces lignes des extraits du roman national français ou allemand, nous vous présentons un maximum de documents d’origine pour que le lecteur puisse lui-même se faire son opinion. Cette chronique n’est pas définitive et elle est régulièrement complétée et mise à jour, car l’histoire n’est pas figée. Les différentes recherches, études et analyses apportent régulièrement de nouveaux éléments.

Chaque année de cette chronique commence par un bilan de la construction ou de la modernisation des ouvrages de fortification en cours, sur l’essentiel des pays européens, en tenant compte du tracé des frontières de l’époque. Le volume des renseignements concernant les différents ouvrages est volontairement limité. Dès que possible, nous mettons en place des liens vers des sites Internet de l’association ou de la commune gérant l’ouvrage, ou vers un site très complet des ouvrages de ce type. Ce bilan est certes incomplet, mais nous donne un bon apperçu de l’effort de défense de chaque pays cité.

 

Ce bilan est certes incomplet, mais nous donne un bon apperçu de l’effort de défense de chaque pays cité.

 

Voici quelques traductions des termes allemands qui reviennent le plus souvent dans ces textes :

 

Abréviations et termes allemand couramment utilisés :

 

A.K.O. = Allerhöchste Kabinetts-Order = Ordre du cabinet impérial / Ordonnance impériale (ordre signé à priori par l’Empereur d’Allemagne).

IR = Infanterie-Regiment = Régiment d’infanterie (généralement suivi de son numéro).

Reichsland = Terre d’Empire = partie annexée de l’Alsace-Lorraine.

 

Les grades allemands et leur équivalence françaises actuelles :

 

General der Infanterie, General der Kavalerie, General der Artillerie = équivalent au général de corps d’armée.

Generallieutenant = équivalent au général de division.

Generalmajor = équivalent au général de brigade.

Oberst = = colonel.

Oberstlieutenant = lieutenant-colonel.

Major = chef de bataillon, chef d’escadron, commandant.

Hauptmann ou Rittmeister (pour les troupes montées) = capitaine.

Oberleutnant = lieutenant

Leutnant = sous-lieutenant.

 

Abréviations géographiques :

 

N = nord / Nord

E = est / Ost

S = sud / Sud

O = ouest / West

NE = nord-est / Nord-Osten

N-NE = nord nord-est / Nord Nord-Osten.

 

Les fonctions :

 

Wallmeister = garde du génie.

 

Les services de l’armée impériale allemande :

 

Kaiserliche Garnison Verwaltung = administration impériale de garnison

 

Remarque : l’orthographe allemande diffère de celle d’aujourd’hui. Par exemple pour les portes on note la présence d’un h « Thor » qui a disparu ultérieurement (Tor), et de nombreux mots s’écrivent encore avec un c, alors que quelques années plus tard on utilisera le k, comme pour Fortification écrit ultérieurement Fortifikation. On germanise les mots d’origine française. J’emploi autant que possible l’orthographe d’origine.

 

Sources / Quellen :

 

Une grande partie des sources a été précisée. Chaque source est munie d’un numéro personnel précédé d’un S qui permets de ne pas répéter à chaque fois l’intégralité de la référence (S0001). La liste des sources est indiquée en bas de page. « p. » = numéros de pages / Nummer der Seiten.

 

Ein grosser Teil der Quellen wurde angegeben. Jede Quelle ist mit einem persönnlicher Nummer die mit S anfängt, versehen « S0001 ». Die Angaben zur Liste dieser Quellen sind am Ende der Seite.

 

Traduction en langue allemande / Deutsche Übersetzungen

 

Pour les chroniques, le volume à traduire est énorme. En conséquence la traduction ne sera que très partielle. Toutefois, lorsque le texte est d’origine allemande, nous essayerons de garder le texte original allemand.

 

Für die Zeittaffeln ist die Menge der Texten die zu übersetzen sind sehr gross. Infolgedessen wurde nu rein Teil übersetzt. Aber wenn es möglich ist, versuchen wir die original Texte anzegeben.  

 

Fortifications : ouvrages en cours de construction ou de modernisation

 

Allemagne

 

(Sous le terme générique Allemagne, il s’agit de tous les 24 Etats allemands du futur empire).

Cette rubrique concerne les fortifications allemandes en cours de construction ou de modernisation, en tenant compte des frontières de l’année en cours.

Après la chute de Napoléon, les Etats allemands renforcent sensiblement leurs frontières à l’ouest puis au sud, avec ouvrages de fortification qui s’inspirent des théories émises par les ingénieurs français Montalembert et Carnot. On abandonne les fortifications bastionnées pour se lancer dans la fortification polygonale. Ce nouveau style est appelé fortification néoprussienne. On commence à construire des ceintures d’ouvrages détachés, certes encore assez proches du noyau urbain, et dont la dimension de certains ouvrages est encore assez imposante.

 

Allemagne Front Nord Côtes de la Mer du Nord et de la Baltique

 

Embouchure de la Geste

Ouvrage en cours de construction :

Fort Wilhelm (1833-1877) tour en forme de demi-cercle « Halbrunde Turmfort », entre l’embouchure de la Geeste et Bremerhaven.

Source : S2938, p. 139.

 

Place forte de Swinemünde

Ouvrages en cours de construction ou de modernisation :

Werk II (1854-1858) derrière la Westbatterie. Comprend un réduit circulaire à 3 étages au niveau de la cour, dont le toit était crénelé. Le réduit est entouré par une enceinte pentagonale et par un fossé plein d’eau. 1854-1862 : Westbatterie et Werk II sont reliés par le retranchement ouest « West-Retranchement » ce qui a créé une défense continue côté terre et précédé par une un fossé plein d’eau, et muni d’une porte avec pont-levis.

West-Retranchement (1854-1862). Westbatterie et Werk II sont reliés par le retranchement ouest « West-Retranchement » ce qui a créé une défense continue côté terre et précédé par une un fossé plein d’eau, et muni d’une porte avec pont-levis. 1880 : installation de traverses-abris sur le rempart. 1910 : installation d’un magasin à poudre « Pulvermagazin 13 » sur le rempart.

Source : S2938, p. 139.

 

Place forte de Köln – Cologne

Rive gauche du Rhin

Ouvrages de flanquement de l’ancienne enceinte urbaine

Malakofturm (1853) Holzmarkt, Köln d’après les plans de Karl Schnitzler et Berhard Wilhelm Harperath. 1855 : baptisé Malakoffturm. 1898 : inutilisé, installation de salles de machines. Etat : bâtiment utilisé au profit des associations.

Source : S2145, p. 495.

Allemagne Front Sud

 

Place forte d’Ulm

Werk I – Obere Donaubastion (1843-1855). Ouvrage de l’enceinte urbaine, rempart avec plate-formes d’artillerie, avec réduit.

Werk II – Courtine mit dem Ehinger Tor (1843-1855). Ouvrage de l’enceinte urbaine, rempart, ravelin, caponnière et porte.

Werk III – Ravelin beim Ehinger Tor (1843-1855). Ouvrage de l’enceinte urbaine, ravelin.

Werk IV – Mittelbastion (1843-1855), ouvrage de l’enceinte urbaine, bastion.

Werk V – Blaueflêche (1843-1855), ouvrage de l’enceinte urbaine, flêche.

Ouvrages en cours de construction :

Werk VI – Courtine zum Blauberer Tor (1843-1855), ouvrage de l’enceinte urbaine, courtine.

Werk VII – Ravelin vor dem Blauberer Tor (1843-1855), ouvrage de l’enceinte urbaine, ravelin.

Werk VIII – Courtine zum Kienlesberg (1843-1855), ouvrage de l’enceinte urbaine, courtine.

Werk IX – Contregarde am Kienlesberg (1843-1852), ouvrage de l’enceinte urbaine, contregarde.

Werk X – Kienlesbergbastion (1843-1852), ouvrage de l’enceinte urbaine, bastion.

Werk XI – Anschlusslinie zur Wilhelmsburg (1843-1852), ouvrage de l’enceinte urbaine, courtine de jonction.

Werk XIII à XVII – Wilhelmsfeste (1842-1857), ensemble de 5 ouvrages de l’enceinte urbaine.

Werk XVIII – Anchlusslinie zum Oberen Gaisenberg (1843-1858), ouvrage de l’enceinte urbaine, courtine de jonction.

Werk XIX – Oberen Gaisenbergbastion (1843-1858), ouvrage de l’enceinte urbaine, bastion.

Werk XX – Courtine zum unteren Gaisenberg (1843-1858), ouvrage de l’enceinte urbaine, courtine.

Werk XXI – Untere Gaisenbergbastion (1843-1858), ouvrage de l’enceinte urbaine, bastion.

Werk XXII – Courtine zur Untere Donaubastion (1845-1855), ouvrage de l’enceinte urbaine, courtine.

Werk XXIII – Contregarde der Untere Donaubastion (1845-1855), ouvrage de l’enceinte urbaine, contregarde.

Werk XXIV – Untere Donaubastion (1845-1855), ouvrage de l’enceinte urbaine, bastion.

Werk XXV – Untere Donauturm (1845-1855), ouvrage de l’enceinte urbaine, tour.

Werk XXVI – Untere Stadtkehle (1845-1855), ouvrage de l’enceinte urbaine.

Werk XXVII – Obere Stadtkehle (1845-1855), ouvrage de l’enceinte urbaine.

Werk XXVIII – Obere Donauturm (1843-1855), ouvrage de l’enceinte urbaine.

Werk XXIX – Fort Unterer Kuhberg (1846-1858), fort détaché avec réduit de gorge.

Werk XXX – Honrwerk des Forts Unterer Kuhberg (1846-1858), ouvrage à corne relié au fort détaché.

Werk XXXII – Fort Oberer Kuhberg (1848-1857), fort détaché avec deux tours de flanquement aux angles d’épaule et réduit de gorge.

Werk XXXIV – Fort Unterer Eselsberg (1848-1856), fort détaché avec réduit de gorge.

Werk XXXVI – Lehrer Turm avant 1876 (1848-1852), ouvrage détaché, tour d’artillerie.

Werk XXXVII – Fort Prittwitz (1847-1854), fort avec réduit de gorge, ouvrage avancé.

Werk XXXVIII – Örlinger Turm (1850-1852), ouvrage avancé, tour d’artillerie.

Werk XXXIX – Fort Albeck (1846-1859), grand fort avec réduit de gorge, ouvrage avancé.

Werk XLI – Fort Friedrichsau (1852-1854), fort avec réduit de gorge, ouvrage avancé.

Courtine mit Caponniere 2 (1844-1850). Ouvrage de l’enceinte urbaine, courtine et caponnière.

Bastion 3 (1844-1850). Ouvrage de l’enceinte urbaine, bastion.

Halbbsation 1 mit dem Donauanchluss und Augsburger Tor (1844-1850). Ouvrage de l’enceinte urbaine, demi-bastion courtine et porte.

Courtine mit Caponniere 2 (1844-1850). Ouvrage de l’enceinte urbaine, courtine et caponnière.

Bastion 3 (1844-1850). Ouvrage de l’enceinte urbaine, bastion.

Courtine mit Caponniere 4 und Mittleren Durchfahrt (1844-1850). Ouvrage de l’enceinte urbaine.

Bastion 5 und Kriegsspital (1844-1850). Ouvrage de l’enceinte urbaine.

Courtine mit Caponniere 6 (1844-1850). Ouvrage de l’enceinte urbaine.

Bastion 7 (1844-1850). Ouvrage de l’enceinte urbaine.

Courtine mit Caponniere 8 (1844-1850). Ouvrage de l’enceinte urbaine.

Halbbastion 9 mit Donauanschluss - Memminger Tor (1844-1850). Ouvrage de l’enceinte urbaine.

Vorwerk 12 Fort Schwaighofen (1850-1853). Fort détaché avec réduit de gorge.

Vorwerk 13 Ludwigsvorfeste (1850-1853). Fort détaché, lunette avec réduit de gorge.

Vorwerk 14 Fort Illerkanal (1851-1853). Fort détaché à tracé circulaire, avec réduit de gorge.

Sources : S2551. S2830.  

 

France

 

Cette rubrique concerne les fortifications françaises en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

France Front Ouest Côtes de la Mer du Nord, de la Manche et de l’Atlantique

 

Place forte de Cherbourg

Ouvrages en cours de construction :

Fort de Chavagnac (1854 ou 1865) seuls les soubassements sont terminés. Tracé en forme de triangle. 1891 : une grande partie est arasée pour installer une grande carapace en béton. 1894 : électrification du fort armé de pièces de 32 cm, de 100 mm et de 47 mm.

Fort des Flamands (1847-1854). 1877-1881 : réorganisation du fort, ajout de 2 grands magasins à poudre au profit de la Marine.

Fort du Musoir Est (1851-1860), fort circulaire. 1893 : remodelage de l’étage supérieur, remplacé par une dalle de béton de 3 m d’épaisseur.

Source : S2757 : Frijns Marco, Malchair Luc, Moulin Jean-Jacques, Puelinckx Jean : Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008.

Fort du Roule (1853-1857) centre de Cherbourg, altitude 112 m. Etat : musée de l’Occupation et de la Résistance.

Source : S2757, p. 445.

 

Place forte de Brest

Ouvrage en cours de construction ou de modernisation :

Batterie de Cornouaille (1684-1696) fort de Cornouaille ou batterie basse de Cornouailles, commune de Roscanvel, presqu’île de Crozon, place forte de Brest. Batterie de défense, puis batterie lance-torpilles, qui défend l’entrée du goulet de Brest avec le fort Mengant situé de l’autre côté du goulet, exposant ainsi les navires à un redoutable tir croisé. Architecte initial : Vauban. Ouvrage installé sur une plateforme elliptique d’environ 250 m de long, adossée à la base de la falaise. Elle est bordée par un large parapet de pierre type bastion, escarpe et glacis, percé de 36 embrasures pour les pièces d’artillerie. Faute de financement stable, le chantier s’étend jusqu’en 1696. Le projet prévoyait l’installation d’une batterie haute, qui n’a pas été réalisé. Armement initial : 20 canons de 24 livres et 10 canons de 36 livres. A subie de nombreuses modifications. 1813 : ajout d’une tour modèle 1811, construite en haut de la falaise, capacité 60 hommes, en tant que poste d’observation et de protection contre un assaut terrestre. 1840-1870 : les embrasures sont comblées, les canons sont remplacés par un projecteur et des pièces à tir rapide de plus petit calibre. 1888 : creusement d’une cavité sous la falaise avec deux embrasures pour installer une batterie de rupture de très gros calibre : 2 canons de 32 cm modèle 1870-1884. Percement de deux cheminés pour l’évacuation de gaz. Installation d’un escalier sur le flanc nord, creusement de salles dans la falaise. 1942-1944 : troupes allemandes installent sur le haut de la falaise une batterie antiaérienne de Flak composée de 6 pièces de 105 mm. 21/07/2009 : batterie cédée par le ministère de la défense au Conservatoire du littoral. 25/04/2013 : arrêté de classement aux monuments historiques. Etat : abandonnée. Propriétaire : Conservatoire de l’espace littoral et des rivages. Etat : les infrastructures du dessus de la falaise détruite à la suite des bombardements de la Seconde guerre mondiale à l’exception des fortifications historiques de Vauban.

Batterie de Porsmoquen (1852), Brest, dispositif de Blancs Sablons. Comprend une tour mle 1846 type n°3. 18 mai – 1er juin 1876 : La Commission de défense des côtes se prononce pour son déclassement. Etat : Résidence privée.

Réduit de Quélern (1847-1854) Brest, prequ’île de Roscanvel, construction d’un vaste réduit, avec un tracé d’un quadrilatère aux angles bastionnés. Armement en 1870 : 6 canons rayés de 30 en fer, 7 canons rayés 12 de place, 11 canons rayés de 12 de siège, 6 canons rayés de 4 de campagne, 9 canons obusiers lisses de 12, 4 mortiers de 22. 1871-1875 : Sert de prison pour les Communards. 1914 : Armement en cas de mobilisation : 4 canons de 155 L, 4 canons de 90 mm. Etat : Réduit non acessible, zone protégée.

Source : S2757, p. 411.

 

Place forte de Lorient

Ouvrage en cours de construction :

Fort d’Houat (1847-1855) sur l’île d’Houat. Entretenu jusqu’en 1884.

Source : S2757.

 

Place forte de Royan

Ouvrage en cours de construction :

Fort du Chay (1812-1858) souvent appélé Fort de royan, équipé d’un corps de garde Mle 1846. 1914 : armement 6 x 95 mm, 2 x 19 cm Mle 1878, 4 x 27 cm Mle 1870 M, 4 x 24 cm Mle 1876 sur affût GPC.

Source : S2757.

 

Place forte de Rochefort

Ouvrage en cours de construction :

Fort Boyard (1848-1859), entre l’île d’Aix et l’île d’Oléron. Déclassé en 1913.

Source : S2757.

 

France Front Nord-Est

 

Place forte de Langres

Ouvrage en cours de construction :

Citadelle de Langres (1842-1850) derniere fortification bastionnée construite en France (8 bastions).

Source : S2757.

 

Trouée de Belfort – Môle défensif du Lomont – Rideau du Jura

Ouvrages en cours de construction :

Fort des Rousses (1843-1862) sur le rideau du Jura, place des Rousses. Vaste fort bastionné. 1874 : armement comportant 115 pièces et 3 500 hommes. 1879-1885 : construction de 2 magasins caverne, 4 abris sous roc, 1 casernement souterrain pour 1 100 hommes et 2 lignes de traverses-abris. 1885 : armement comprenant 80 pièces et une garnison de 1 688 hommes. 1899 : m’ouvrage est classé en 3e catégorie, garnison maximum 50 hommes. 1985 : baptisé fort Henry Martin. Etat actuel : sert au stockage et à l’affinement du fromage de Comté et est partiellement ouvert au public.

Source : S2757, p. 446.

Blockhaus du Chauffaud (1852 ou 1854), au fond de la passe entre le Fort du Larmont inférieur et du Fort de Joux, au sud de Pontarlier.

Source : S2757.

 

France Front Sud-Est

 

Place forte de Lyon

Construction de 17 forts et ouvrages proches de l’enceinte urbaine à partir de 1831.

Ouvrage en cours de construction :

Fort de la Duchère (1844-1851).

Redoute du Haut-Rhône (1854). 1865 : ouvrage arasé.

Source : S2757.

 

France Sud – Front sud Côtes de la Méditérannée

 

Place forte de Toulon

Ouvrages en cours de construction :

Batterie du Cap Nègre (1846-1850) existe depuis le 17e siècle. Tour crénelée n°2 modèle 1846. 3 décembre 1888 : déclassement par le conseil supérieur de la guerre.

Position de la Croix des Signaux (1812) presqu’île de Saint-Mandrier. 1812 : installation d’une tour modèle 1811. 1849-1853 : construction d’un rempart avec casernement autour de la tour, en forme de fort au tracé pentagonal. 1877 : construction de batteries côtières, batterie Haute de la Caraque, batterie Nord. 1891 : construction d’un magasin sous roc. 1899 : installation d’une voie ferrée étroite. 1906 : construction d’une batterie avec 8 emplacements et une batterie avec 4 emplacements. 1912-1913 : destruction de la batterie de canons de 24 cm remplacée par une batterie moderne de canons de 240 mm.

Source : S2757.

 

Fortifications de l’île d’Hyères

Batterie du Cap Léoube (1852) face à l’île Bagaud, parfois orthographié Batteries Léoubes. 1879 : réorganisation avec ajout d’un mur d’enceinte, armé de 3 canons de 24 cm sur plateforme avec abris sous traverses.

Source : S2757.

 

Front Sud-Ouest – Pyrénées

 

Fortifications des Pyrénées Atlantique

Fort du Portalet (1838), autre source (22 juillet 1842-1870), fort de montagne, construit sur une falaise sur l’instruction du roi Louis-Philippe, parfois appelé Fort Urdos, situé dans le département des Pyrénées Atlantiques (64), dans la commune d’Etsaut. Il protège la route du col de Somport. 1871-1925 : Garnison 18e régiment d’infanterie de Pau. 1914 : Etat de l’armement : 4 canons de 90, en cas de mobilisation en plus 6 canons de 90 mm et 3 mortiers. 1941-1943 : Durant le régime de Vichy, sert de prison pour les hommes politiques de la IIIe République. 15 août – 16 novembre 1945 : Le maréchal Pétain y est détenu pendant quelques mois. 1962 : Le fort est démilitarisé. 1966 : Le fort est acheté par un particulier qui n’arrive pas à concrétiser son projet et l’ouvrage n’est pas entretenu. 1999 : Racheté par le Comunauté de communes de la Vallée de l’Aspe. 30 novembre 2005 : Classé et inscrit à la liste des monuments historiques. 2006 : Début des travaux de restauration et des expériences de réinsertion. Site Internet.

 

Pays-Bas

 

Place forte de Muiden – Vesting Muiden

Ouvrage en cours de construction ou de mordernisation :

Muiderslot – Château de Muiden (1285, détruit 1296, reconstruit 1373). Modernisé avec des remparts des demi-bastions par Adrian Anthoniz et une digue maritime, en 1741 extension des bastions, transformé en arsenal, en 1840-1860 transformé en réduit à l’épreuve des bombes et en 1873 construction de casernes avec remises à l’épreuve des bombes et une batterie de flanquement casematée. En 1955 les deux casernes sont arasées.

Westbatterij (1799). A l’embouchure de la Vecht. Modernisée 1850-1852 avec l’ajout d’une tour porte de flanquement. Déclassée après 1870, elle a été modernisée en 1880-1885.

Source : S2244.

 

Chroniques des années 1850 - 1854

 

1850

 

Samedi 11 mai 1850

 

France, Strasbourg : changement de préfet du Bas-Rhin.

Le 11 mai 1850 Auguste-César West (1810-1880) est nommé préfet du Bas-Rhin. Il reste à ce poste jusqu’en mai 1850.

Source : S1048, p. 173.

 

1851

 

Mercredi 7 mai 1851

 

France, Strasbourg place forte : projet de voie ferrée de Strasbourg à Kehl.

Rapport du 7 mai 1851 relatif au projet pour 1851 et 1852 : sur ordre du Ministre, le Comité renvoi à l’étude le problème de la voie ferrée de Strasbourg à Kehl, à la Direction du Génie de Strasbourg.

Source : S1058.

 

Jeudi 29 mai 1851

 

France, voies ferrées : achèvement du tronçon Sarrebourg - Strasbourg.

Le tronçon de Sarrebourg à Strasbourg était celui qui offrait les plus grandes difficultés de construction. Il est achevé le 29 mai 1851 et le reste de la ligne est livrée à l’exploitation à la fin de 1852.

Source : S0422.

 

Mardi 2 décembre 1851

 

France, politique : coup d’Etat de Louis Napoléon Bonaparte.

Le 2 décembre 1851, le Président de la République, Louis Napoléon Bonaparte effectue un coup d’Etat qui met un terme à la Deuxième République et instaure un empire. En effet, en violation de la légitimité constitutionnelle, Louis-Napoléon Bonaparte, au terme de son mandat de trois ans non renouvelables, conserve le pouvoir en édictant six décrets proclamant la dissolution de l’Assemblée nationale, le rétablissement du suffrage universel masculin, la convocation du peuple français à des élections et la préparation d’une nouvelle constitution pour succéder à celle de la Deuxièle République, qui a durée moins de quatre ans. Ce coup d’Etat provoque des soulèvements, surtout en Province. On compte environ une centaine de tués à Paris et presque autant en Province. Ces soulèvements sont réprimés par l’armée et 27 000 personnes sont arrêtées et inculpées. 

Source : S1000 : Wikipédia.

 

20-21 décembre 1851

 

France, politique : organisation d’un plébiscite.

Louis-Napoléon Bonaparte organise un plébiscite les 20 et 21 décembre 1851, pour faire approuver par les Français son action et les réformes annoncées. Un plébiscite est une consultation sur le désir d’une population à propos d’une décision importante ; on pourrait appeler cela aujourd’hui un référendum. Le plébiscite du 20-21 décembre 1852 approuve finalement le coup d’Etat de Louis-Napoléon Bonaparte.

Sources : S1000. S3550.

 

1852

 

Samedi 10 janvier 1852

 

France, politique : expulsion de députés.

Un décret du 10 janvier 1852 ordonne l’expulsion de 70 députés dont Victor Hugo.

Sources : S1000. S3550.

 

Mercredi 14 janvier 1852

 

France, politique : promulgation de la nouvelle constitution.

La nouvelle constitution française est promulguée le 14 janvier 1852.

Sources : S1000. S3550.

 

Dimanche 15 février 1852

 

France, voies ferrées : ligne de voies ferrées de Strasbourg à Wissembourg et la frontière bavaroise.

Le 15 février 1852, un décret du Président de la République accorde à la compagnie Bâle – Strasbourg la concession du prolongement de la ligne de Bâle à Strasbourg jusqu’à la frontière bavaroise, auprès de Wissembourg.

Source : S0422.

 

Mardi 17 février 1852

 

France, politique : censure de la presse.

A partir du 17 février 1852 est mise en place une nouvelle loi qui restreint la liberté de la presse. Elle est soumise à un système d’avertissement préfectoral.

Sources : S1000. S3550.

 

Mardi 2 mars 1852

 

France, politique : élections au corps législatif.

Le 2 mars 1852 est organisé l’élection au corps législatif qui est élu au suffrage universel masculin. Ce corps n’a aucun droit d’initiative, toutes les lois étant proposées par le pouvoir exécutif, néanmoins elles sont votées par le Parlement. Le chef de l’Etat procède à la nomination du Conseil d’Etat, dont la tâche est de préparer les lois et du Sénat, un corps établi de façon permanente, en tant que partie constitutive de l’Empire. Un serment de fidélité à la personne du chef de l’Etat ainsi qu’à la Constitution est institué pour les fonctionnaires et les élus.

Sources : S1000. S3550.

 

Dimanche 21 novembre 1852

 

France, politique : organisation d’un nouveau plébiscite.

Le plébiscite du 21 novembre 1852 approuve la restauration de l’Empire.

Sources : S1000. S3550.

 

Jeudi 2 décembre 1852

 

France, politique : instauration de l’empire.

Le Second Empire, proclamé à Saint-Cloud le 1er décembre 1852, est établi à partir du 2 décembre 1852. Louis-Napoléon Bonaparte devient « Napoléon III », empereur des Français.

Sources : S1000. S3550.

 

1853

 

Vendredi 3 juin 1853

 

France : Strasbourg place forte : rapport relatif au Comité des Fortifications.

Le service du génie de Strasbourg rédige un rapport daté du 3 juin 1853, au sujet des projets des années 1853 et 1854, adressé au Comité des fortifications.

 

Sources / Quellen

 

Bibliographie

 

S0422

Revue militaire de l’étranger, 47e volume, janvier-juin 1895 et 48e volume, juillet-décembre 1895.

 

S1000

Informations, documents et illustrations provenant de divers sites Internet.

 

S1048

Himly, François-J. : Chronologie de la Basse Alsace Ier – XXe siècle ; Strasbourg 1972.

 

S1058

Mainz : Vierteljahresheft für Kultur, Politik, Wirtschaft, Geschichte ; 1986, Heft 2 ; Stadt Mainz, Verlag Dr. Hanns Krach, Mainz.

 

S2244

Tempelman Lex & Will Chris : De Nieuwe Hollandse Waterlinie, 2009.

 

S2551

Burger, Matthias : Bundesfestung Ulm, Ein Führer durch die Festungsanlagen, autoédition Föderkreis Bundesfestung Ulm e.V., 2010.

 

S2757

Frijns Marco, Malchair Luc, Moulin Jean-Jacques, Puelinckx Jean : Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008.

 

S2830

Burger, Matthias : Die Bundesfestung Ulm, Deutschland grösste Festungsensemble ; autoédition Föderkreis Bundesfestung Ulm e.V., 2006.

 

S2938

Gosch, Frank : Festungsbau an Nordsee und Ostsee ; Die Geschichte der Deutschen Küstenbefestigung bis 1918, Mittler & Sohn, Hamburg, Berlin, Bonn, 2003.

 

S3550

Site Internet Wikipedia. Documents, illustrations et textes divers provenant de ce site.

 

 

Archives & Bibliothèques

 

 

AVES = Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg.

AD-67 = Archives départementales du Bas-Rhin ; Strasbourg.

BCGS = Bibliothèque du cercle de garnison de Strasbourg (fermée, ouvrages seront transférés).

BNF = Bibliothèque Nationale de France

BNUS = Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg

BMS = Bibliothèques Municipales de Strasbourg.

BA = Bundesarchiv (archives fédérales allemandes)

BA-MA = Bundesarchiv Abteilung Militärarchiv, Freiburg

GSTaPK = Geheimes Staatsarchive Preussischer Kulturbesitz, Berlin.

GLAKa = Generallandessarchiv Karlsruhe

BA-St = Bundesarchiv, Stuttgart.

SHD = Service Historique de la Défense, Vincennes.

 

Sites Internet

 

BNF – Gallica : accès aux ouvrages en ligne de la Bibliothèque Nationale de France et autres sites associés :

https://gallica.bnf.fr/accueil/fr/content/accueil-fr?mode=desktop

 

Bundesarchiv (archives fédérales allemandes)

http://www.bundesarchiv.de/DE/Navigation/Home/home.html

 

Site très complet recensant les fortifications françaises 1874-1918 environ :

http://www.fortiffsere.fr/

 

Arme du Génie et fortifications diverses

http://franchissement.forumgratuit.org/

 

AVES Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg

https://archives.strasbourg.eu/

 

 

 

 

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