Chroniques 1855-1859

 
 

Dernière mise à jour / Letzte Änderung : 05 / 09 / 2021

 

Page rédigée par : MJR.

 

Introduction

 

 

Pour aider à la compréhension de l’histoire particulière des fortifications, de l’attaque et de la défense des places, des techniques militaires et de la place forte et garnison de Strasbourg, nous vous proposons d’aborder toutes les facettes de la place forte, comme les activités des unités et des services.

Nous avons ajouté quelques dates repères de l’histoire et des actualités qui influent sur le développement des techniques militaires. Certaines rubriques peuvent paraître anodines, comme un communiqué de désertion, mais ce dernier peut nous livrer des informations sur la région de recrutement de cette unité ou sur l’équipement. Compte tenu que des erreurs de traduction qui sont toujours possibles, surtout avec des termes anciens, je garde les mots et expressions allemandes entre guillemets. Toutefois, il s’agit bien de l’orthographe de l’époque.

Nous vous invitons donc à vous plonger dans l’ambiance et l’histoire de cette année, mais prenez garde à gratter la couche de nationalisme que l’on retrouve dans la presse allemande et française. Afin d’éviter de retranscrire aux travers de ces lignes des extraits du roman national français ou allemand, nous vous présentons un maximum de documents d’origine pour que le lecteur puisse lui-même se faire son opinion. Cette chronique n’est pas définitive et elle est régulièrement complétée et mise à jour, car l’histoire n’est pas figée. Les différentes recherches, études et analyses apportent régulièrement de nouveaux éléments.

Chaque année de cette chronique commence par un bilan de la construction ou de la modernisation des ouvrages de fortification en cours, sur l’essentiel des pays européens, en tenant compte du tracé des frontières de l’époque. Le volume des renseignements concernant les différents ouvrages est volontairement limité. Dès que possible, nous mettons en place des liens vers des sites Internet de l’association ou de la commune gérant l’ouvrage, ou vers un site très complet des ouvrages de ce type. Ce bilan est certes incomplet, mais nous donne un bon apperçu de l’effort de défense de chaque pays cité.

 

Ce bilan est certes incomplet, mais nous donne un bon apperçu de l’effort de défense de chaque pays cité.

 

Voici quelques traductions des termes allemands qui reviennent le plus souvent dans ces textes :

 

Abréviations et termes allemand couramment utilisés :

 

A.K.O. = Allerhöchste Kabinetts-Order = Ordre du cabinet impérial / Ordonnance impériale (ordre signé à priori par l’Empereur d’Allemagne).

IR = Infanterie-Regiment = Régiment d’infanterie (généralement suivi de son numéro).

Reichsland = Terre d’Empire = partie annexée de l’Alsace-Lorraine.

 

Les grades allemands et leur équivalence françaises actuelles :

 

General der Infanterie, General der Kavalerie, General der Artillerie = équivalent au général de corps d’armée.

Generallieutenant = équivalent au général de division.

Generalmajor = équivalent au général de brigade.

Oberst = = colonel.

Oberstlieutenant = lieutenant-colonel.

Major = chef de bataillon, chef d’escadron, commandant.

Hauptmann ou Rittmeister (pour les troupes montées) = capitaine.

Oberleutnant = lieutenant

Leutnant = sous-lieutenant.

 

Abréviations géographiques :

 

N = nord / Nord

E = est / Ost

S = sud / Sud

O = ouest / West

NE = nord-est / Nord-Osten

N-NE = nord nord-est / Nord Nord-Osten.

 

Les fonctions :

 

Wallmeister = garde du génie.

 

Les services de l’armée impériale allemande :

 

Kaiserliche Garnison Verwaltung = administration impériale de garnison

 

Remarque : l’orthographe allemande diffère de celle d’aujourd’hui. Par exemple pour les portes on note la présence d’un h « Thor » qui a disparu ultérieurement (Tor), et de nombreux mots s’écrivent encore avec un c, alors que quelques années plus tard on utilisera le k, comme pour Fortification écrit ultérieurement Fortifikation. On germanise les mots d’origine française. J’emploi autant que possible l’orthographe d’origine.

 

Sources / Quellen :

 

Une grande partie des sources a été précisée. Chaque source est munie d’un numéro personnel précédé d’un S qui permets de ne pas répéter à chaque fois l’intégralité de la référence (S0001). La liste des sources est indiquée en bas de page. « p. » = numéros de pages / Nummer der Seiten.

 

Ein grosser Teil der Quellen wurde angegeben. Jede Quelle ist mit einem persönnlicher Nummer die mit S anfängt, versehen « S0001 ». Die Angaben zur Liste dieser Quellen sind am Ende der Seite.

 

Traduction en langue allemande / Deutsche Übersetzungen

 

Pour les chroniques, le volume à traduire est énorme. En conséquence la traduction ne sera que très partielle. Toutefois, lorsque le texte est d’origine allemande, nous essayerons de garder le texte original allemand.

 

Für die Zeittaffeln ist die Menge der Texten die zu übersetzen sind sehr gross. Infolgedessen wurde nu rein Teil übersetzt. Aber wenn es möglich ist, versuchen wir die original Texte anzegeben. 

 

 

Fortifications : ouvrages en cours de construction ou de modernisation

 

Allemagne

 

(Sous le terme générique Allemagne, il s’agit de tous les 24 Etats allemands du futur empire).

Cette rubrique concerne les fortifications allemandes en cours de construction ou de modernisation, en tenant compte des frontières de l’année en cours.

Après la chute de Napoléon, les Etats allemands renforcent sensiblement leurs frontières à l’ouest puis au sud, avec ouvrages de fortification qui s’inspirent des théories émises par les ingénieurs français Montalembert et Carnot. On abandonne les fortifications bastionnées pour se lancer dans la fortification polygonale. Ce nouveau style est appelé fortification néoprussienne. On commence à construire des ceintures d’ouvrages détachés, certes encore assez proches du noyau urbain, et dont la dimension de certains ouvrages est encore assez imposante.

 

Allemagne Front Nord Côtes de la Mer du Nord et de la Baltique

 

Embouchure de la Geste

Ouvrage en cours de construction :

Fort Wilhelm (1833-1877) tour en forme de demi-cercle « Halbrunde Turmfort », entre l’embouchure de la Geeste et Bremerhaven.

Source : S2938, p. 139.

 

Place forte de Swinemünde

Ouvrage en cours de construction :

Werk II (1854-1858) derrière la Westbatterie. Comprend un réduit circulaire à 3 étages au niveau de la cour, dont le toit était crénelé. Le réduit est entouré par une enceinte pentagonale et par un fossé plein d’eau. 1854-1862 : Westbatterie et Werk II sont reliés par le retranchement ouest « West-Retranchement » ce qui a créé une défense continue côté terre et précédé par une un fossé plein d’eau, et muni d’une porte avec pont-levis.

West-Retranchement (1854-1862). Westbatterie et Werk II sont reliés par le retranchement ouest « West-Retranchement » ce qui a créé une défense continue côté terre et précédé par une un fossé plein d’eau, et muni d’une porte avec pont-levis. 1880 : installation de traverses-abris sur le rempart. 1910 : installation d’un magasin à poudre « Pulvermagazin 13 » sur le rempart.

Source : S2938, p. 139.

 

Prusse – Front Ouest Rhénanie

 

Place forte de Koblenz

Ouvrages en cours de construction ou de modernisation :

Rive gauche du Rhin – Rive droite de la Moselle

Schanze Grossfürst Alexander (1830-1831) construit sous la forme d’une lunette sur le côté Sud-Est de la Feste Kaiser Alexander. 1831-1832 : équipé d’un blockhaus carré maçonné sur la partie arrière et ouverte des faces, qui sert de réduit. Ouvrage couvrant l’accès au glacis et avant-terrain de la Feste, il n’était pas occupé par la troupe en temps de paix. 23 septembre au 8 octobre 1856 : sert de cible pour des expériences de tir de l’artillerie. Pour cette expérience le réduit avait été pour moitié équipée de voûtes casematées et pour l’autre moitié de blindage en poutre recouverts de terre. Il s’agissait d’essayer les nouveaux projectiles de 25 et 50 livres tirés par la nouvelle artillerie à canons rayés. 1858 : début de la reconstruction de l’ouvrage. 1861 : le blockhaus est transformé en magasin à poudre. 1867-1868 : agrandissement de l’ouvrage, la face gauche est rallongée. 27/01/1903 : ordonnance impériale pour l’abandon de l’ouvrage. Après 1920 : dans la cadre du traité de Versailles, l’ouvrage est détruit à l’explosif et remblayé.

Rive droite du Rhin

Fort Rheinhell (1859, 1864-1868) initialement un ouvrage en terre, transformé en Fort en 1864-68. Lunette dont le front est orienté vers le sud-ouest, longue de 200 m avec face droite et gauche de 70 m, flanc droit de 10 m et fossé maçonné de 15 m de large et 7 mètres de profondeur entourant l’ouvrage. Gorge brisée vers l’arrière avec un blockhaus de défense de gorge faisant office de réduit. Accès à la cour par un pont fixe muni d’un pont-levis, entrée protégée par un mur muni de meutrières. Rempart aménagé pour l’artillerie et l’infanterie. Casemate à un niveau sur le chemin couvert devant la face gauche. Corps de casemate à un niveau sous le rempart principal servait à l’hébergement de la troupe. Fossé couvert par une caponnière d’épaule gauche, une caponnière double de saillant, une caponnière extérieure devant le flanc droit, et par le réduit pour la gorge. Système de contremines au niveau du saillant et de la face gauche.1864 : le fort est rattaché à l’ouvrage « Werk Glockenberg » par un ouvrage. 1920-21 environ : conformément au Traité de Versailles, l’ouvrage est complètement arasé et remblayé. Etat : arasé et remblayé.

Bienhornschanze (1859) aménagé initialement en tant qu’ouvrage provisoire en terre au sud de l’ouvrage Werk Rheinhell. Ouvrage entouré d’un fossé muni d’un blockhaus intérieur faisant office de réduit et d’une poudrière. 27/01/1903 : ordonnance impériale relatif à l’abandon de l’ouvrage. 12/10/1920 : dans le cadre du Traité de Versailles, fin d’arasement des restes de l’ouvrage en ruine. Etat : arasé.

 

Allemagne Front Sud

 

Place forte d’Ulm

Ouvrages en cours de construction :

Werk I – Obere Donaubastion (1843-1855), ouvrage de l’enceinte urbaine, rempart avec plateformes d’artillerie, avec réduit.

Werk II – Courtine mit dem Ehinger Tor (1843-1855). Ouvrage de l’enceinte urbaine, rempart, ravelin, caponnière et porte.

Werk III – Ravelin beim Ehinger Tor (1843-1855). Ouvrage de l’enceinte urbaine, ravelin.

Werk IV – Mittelbastion (1843-1855), ouvrage de l’enceinte urbaine, bastion.

Werk V – Blaueflêche (1843-1855), ouvrage de l’enceinte urbaine, flêche.

Werk VI – Courtine zum Blauberer Tor (1843-1855), ouvrage de l’enceinte urbaine, courtine.

Werk VII – Ravelin vor dem Blauberer Tor (1843-1855), ouvrage de l’enceinte urbaine, ravelin.

Werk VIII – Courtine zum Kienlesberg (1843-1855), ouvrage de l’enceinte urbaine, courtine.

Werk XIII à XVII – Wilhelmsfeste (1842-1857), ensemble de 5 ouvrages de l’enceinte urbaine.

Werk XVIII – Anchlusslinie zum Oberen Gaisenberg (1843-1858), ouvrage de l’enceinte urbaine, courtine de jonction.

Werk XIX – Oberen Gaisenbergbastion (1843-1858), ouvrage de l’enceinte urbaine, bastion.

Werk XX – Courtine zum unteren Gaisenberg (1843-1858), ouvrage de l’enceinte urbaine, courtine.

Werk XXI – Untere Gaisenbergbastion (1843-1858), ouvrage de l’enceinte urbaine, bastion.

Werk XXII – Courtine zur Untere Donaubastion (1845-1855), ouvrage de l’enceinte urbaine, courtine.

Werk XXIII – Contregarde der Untere Donaubastion (1845-1855), ouvrage de l’enceinte urbaine, contregarde.

Werk XXIV – Untere Donaubastion (1845-1855), ouvrage de l’enceinte urbaine, bastion.

Werk XXV – Untere Donauturm (1845-1855), ouvrage de l’enceinte urbaine, tour.

Werk XXVI – Untere Stadtkehle (1845-1855), ouvrage de l’enceinte urbaine.

Werk XXVII – Obere Stadtkehle (1845-1855), ouvrage de l’enceinte urbaine.

Werk XXVIII – Obere Donauturm (1843-1855), ouvrage de l’enceinte urbaine.

Werk XXIX – Fort Unterer Kuhberg (1846-1858), fort détaché avec réduit de gorge.

Werk XXX – Honrwerk des Forts Unterer Kuhberg (1846-1858), ouvrage à corne relié au fort détaché.

Werk XXXI – Fort Mittlerer Kuhberg (1855-1857), fort détaché avec réduit de gorge.

Werk XXXII – Fort Oberer Kuhberg (1848-1857), fort détaché avec deux tours de flanquement aux angles d’épaule et réduit de gorge.

Werk XXXIII – Fort Söflinger Turm (1855-1856), fort détaché avec réduit de gorge.

Werk XXXIV – Fort Unterer Eselsberg (1848-1856), fort détaché avec réduit de gorge.

Werk XXXIX – Fort Albeck (1846-1859), grand fort avec réduit de gorge, ouvrage avancé.

Werk XL – Fort Safranberg (1855-1858), fort avec tour réduit de gorge, ouvrage avancé.

Sources : S2551. S2830.  

 

France

 

Cette rubrique concerne les fortifications françaises en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

France Front Ouest Côtes de la Mer du Nord, de la Manche et de l’Atlantique

 

 

Place forte du Havre

Ouvrage en cours de construction :

Batterie Haute de la Hève (1859) ancien ouvrage côtier. 1877-1879 : réorganisation complète avec 6 cuves pour canons de 24 cm te magasins à munitions.

 

Place forte de Cherbourg

Ouvrage en cours de construction ou de modernisation :

Fort Central de la Digue (16 août 1804 inauguration) appelé également Batterie Bonaparte puis Batterie Napoléon. Février 1808 : détruite par une tempête. 1859 : Remaniement par la construction d’un fort à 2 niveaux casemates surmonté de pièces tirant à barbette, disposées autour d’une cour ovale. 1940-1944 : aménagements allemands.

Fort du Musoir Est (1851-1860), fort circulaire. 1893 : remodelage de l’étage supérieur, remplacé par une dalle de béton de 3 m d’épaisseur.

Fort du Roule (1853-1857) centre de Cherbourg, altitude 112 m. Etat : musée de l’Occupation et de la Résistance.

Source : S2757, p. 445.

 

 

Place forte de Brest

Ouvrage en cours de construction ou de modernisation :

Batterie de Cornouaille (1684-1696) fort de Cornouaille ou batterie basse de Cornouailles, commune de Roscanvel, presqu’île de Crozon, place forte de Brest. Batterie de défense, puis batterie lance-torpilles, qui défend l’entrée du goulet de Brest avec le fort Mengant situé de l’autre côté du goulet, exposant ainsi les navires à un redoutable tir croisé. Architecte initial : Vauban. Ouvrage installé sur une plateforme elliptique d’environ 250 m de long, adossée à la base de la falaise. Elle est bordée par un large parapet de pierre type bastion, escarpe et glacis, percé de 36 embrasures pour les pièces d’artillerie. Faute de financement stable, le chantier s’étend jusqu’en 1696. Le projet prévoyait l’installation d’une batterie haute, qui n’a pas été réalisé. Armement initial : 20 canons de 24 livres et 10 canons de 36 livres. A subie de nombreuses modifications. 1813 : ajout d’une tour modèle 1811, construite en haut de la falaise, capacité 60 hommes, en tant que poste d’observation et de protection contre un assaut terrestre. 1840-1870 : les embrasures sont comblées, les canons sont remplacés par un projecteur et des pièces à tir rapide de plus petit calibre. 1888 : creusement d’une cavité sous la falaise avec deux embrasures pour installer une batterie de rupture de très gros calibre : 2 canons de 32 cm modèle 1870-1884. Percement de deux cheminés pour l’évacuation de gaz. Installation d’un escalier sur le flanc nord, creusement de salles dans la falaise. 1942-1944 : troupes allemandes installent sur le haut de la falaise une batterie antiaérienne de Flak composée de 6 pièces de 105 mm. 21/07/2009 : batterie cédée par le ministère de la défense au Conservatoire du littoral. 25/04/2013 : arrêté de classement aux monuments historiques. Etat : abandonnée. Propriétaire : Conservatoire de l’espace littoral et des rivages. Etat : les infrastructures du dessus de la falaise détruite à la suite des bombardements de la Seconde guerre mondiale à l’exception des fortifications historiques de Vauban.

 

Place forte de Lorient

Ouvrage en cours de construction :

Batterie de Béniguet (1857). Ile d’Houat. Corps de garde modèle 1846 n°1.

Batterie de la Biche (1858). Corps de garde modèle 1846 n°3.

Batterie d’Ental (1857). 11 juillet 1874 : abandon de la position.

Batterie de Port Fouquet (1859) Lorient, Belle-Île, NO du Palais. Corps de garde mle 1846 type n°3 avec un parapet pour pièces d’artillerie. 13 juin – 11 juillet 1874 : Décision de déclassement.

Batterie de Port Larron (1859), Lorient, Belle-Île, SE du Palais. Comprend un corps de garde mle 1846 de type n°3 avec un parapet pour les pièces d’artillerie. 13 juin – 11 juillet 1874 : Déclassement de la batterie.

Batterie des Poulains (1859), Lorient, Belle-Île, NO du Palais. 16 juin – 11 juillet 1874 : Demande de déclassement de la batterie. 1894 : La batterie et la partie NE de l’île est acquise par l’actrice Sarah Bernhardt.

Fort d’Houat (1847-1855) sur l’île d’Houat. Entretenu jusqu’en 1884.

 

Fortifications de l’île d’Yeu

Ouvrages en cours de construction :

Batterie de la Grande Conche (1859-1861). 1899 : déclassée.

Batterie de la Pointe Gauthier (1859-1861) à Port-Joinville, sur l’ïle d’Yeu, avec un corps de garde crénelé modèle 1846 n°2. 1889 : abandon de l’ouvrage.

Fort de Pierre-Levée (1859-1866) sur l’île Dieu au SO de Port-Joinville. Fort Carré à fossé sec creusé dans le granit, pour un effectif de 400 hommes. 1899 : déclassé. 1900-1903 : installation d’un poste de télégraphie optique. Novembre 1945 à juillet 1951 : prison du maréchal Pétain. 28 décembre 1984 : inscription à l’inventaire des Monuments historiques.

 

Place forte de Royan

Ouvrage en cours de construction :

Fort du Chay (1812-1858) souvent appélé Fort de royan, équipé d’un corps de garde Mle 1846. 1914 : armement 6 x 95 mm, 2 x 19 cm Mle 1878, 4 x 27 cm Mle 1870 M, 4 x 24 cm Mle 1876 sur affût GPC.

 

Place forte de Rochefort

Ouvrage en cours de construction :

Fort Boyard (1848-1859), entre l’île d’Aix et l’île d’Oléron. Déclassé en 1913.

 

France Front Nord-Est

 

Trouée de Belfort – Môle défensif du Lomont – Rideau du Jura

 

Fort des Rousses (1843-1862) sur le rideau du Jura, place des Rousses. Vaste fort bastionné. 1874 : armement comportant 115 pièces et 3 500 hommes. 1879-1885 : construction de 2 magasins caverne, 4 abris sous roc, 1 casernement souterrain pour 1 100 hommes et 2 lignes de traverses-abris. 1885 : armement comprenant 80 pièces et une garnison de 1 688 hommes. 1899 : m’ouvrage est classé en 3e catégorie, garnison maximum 50 hommes. 1985 : baptisé fort Henry Martin. Etat actuel : sert au stockage et à l’affinement du fromage de Comté et est partiellement ouvert au public.

Source : S2757, p. 446.

 

France Sud-Est – Front sud Côtes de la Méditérannée

 

Place forte de Toulon

 

Batterie des Sablettes (1857) S de Toulon, presqu’île de Saint-Mandrier, à 200 m du fort de Saint-Elme, altitude 10 m. 1877 : travaux d’améliorations. 1892 : remaniement de la batterie. 1901-1902 : réorganisation de la batterie pour 4 canons de 240 mm.

Source : S2757, p. 465.

 

Place forte de Marseilles

Ouvrage en cours de construction :

Batterie du Pharo (1859) au S de Marseilles. Vieille batterie, sise à l’entrée du port. 1877-1878 : réorganisation de la batterie. En réduit une tour modèle 1846 n°1. 1940-1944 : installation par les Allemands d’une batterie d’artilelrie sous casemates dès fois appelée « Batterie de la Désirade ».

 

Front Sud-Ouest – Pyrénées

 

Fortifications des Pyrénées Atlantique

Fort du Portalet (1838), autre source (22 juillet 1842-1870), fort de montagne, construit sur une falaise sur l’instruction du roi Louis-Philippe, parfois appelé Fort Urdos, situé dans le département des Pyrénées Atlantiques (64), dans la commune d’Etsaut. Il protège la route du col de Somport. 1871-1925 : Garnison 18e régiment d’infanterie de Pau. 1914 : Etat de l’armement : 4 canons de 90, en cas de mobilisation en plus 6 canons de 90 mm et 3 mortiers. 1941-1943 : Durant le régime de Vichy, sert de prison pour les hommes politiques de la IIIe République. 15 août – 16 novembre 1945 : Le maréchal Pétain y est détenu pendant quelques mois. 1962 : Le fort est démilitarisé. 1966 : Le fort est acheté par un particulier qui n’arrive pas à concrétiser son projet et l’ouvrage n’est pas entretenu. 1999 : Racheté par le Comunauté de communes de la Vallée de l’Aspe. 30 novembre 2005 : Classé et inscrit à la liste des monuments historiques. 2006 : Début des travaux de restauration et des expériences de réinsertion. Site Internet.

 

Pays-Bas

 

Cette rubrique concerne les fortifications néerlandaises en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

Place forte de Muiden – Vesting Muiden

Muiderslot – Château de Muiden (1285, détruit 1296, reconstruit 1373). Modernisé avec des remparts des demi-bastions par Adrian Anthoniz et une digue maritime, en 1741 extension des bastions, transformé en arsenal, en 1840-1860 transformé en réduit à l’épreuve des bombes et en 1873 construction de casernes avec remises à l’épreuve des bombes et une batterie de flanquement casematée. En 1955 les deux casernes sont arasées.

Source : S2244.

 

Expériences, innovations et progrès de la fortification et de l’artillerie de siège et de forteresse et du génie

 

Allemagne

 

23 septembre au 8 octobre 1856 à Coblence sur la Schanze Grossfürst Alexander (1830-1831) : l’ouvrage sert de cible pour des expériences de tir de l’artillerie. Pour cette expérience le réduit avait été pour moitié équipée de voûtes casematées et pour l’autre moitié de blindage en poutre recouverts de terre. Il s’agissait d’essayer les nouveaux projectiles de 25 et 50 livres tirés par la nouvelle artillerie à canons rayés. L’ouvrage est reconstruit à partir de 1858.

18 février 1858 : Par l’ordre du cabinet royal « A.K.O. » du 18 février 1858, la Prusse met en service des pièces à canons rayés pour l’artillerie de siège et de place.

 

France

 

1858 : L’artillerie française est désormais celle du système dit « de 1858 », se caractérisant toujours par des bouches à feu en bronze se chargeant par la bouche, mais dont les tubes comportent 6 rayures hélicoïdales. Les canons du système « 1858 » seront construits pendant un demi-siècle jusqu’en 1870.

Source : Maillet, Claude, ingénieur en chef : Les premiers canons de la fonderie impériale de Bourges (1866) in Revue historique des Armées n°1993-3, p. 65.

 

Chroniques des années 1855 - 1859

 

1855

 

Mardi 23 octobre 1855

 

France, voies ferrées : tronçon Thionville – frontière du Luxembourg.

La ligne de voies ferrées Strasbourg – Thionville – frontière luxembourgeoise : Cette ligne, dont la construction fut retardée au 23 octobre 1855 par suite de divergences d’opinion qui s’étaient manifestées dans l’exécution du tracé, n’est livrée à l’exploitation que dans le courant de l’année 1859.

Source : S0422.

 

1857

 

Mercredi 13 mai 1857

 

France, Strasbourg place forte : rapport relatif au projet pour 1857 et 1858 au Comité des Fortifications du Génie.

Le service du génie de Strasourg établit un rapport daté du 13 mai 1857 relatif aux projets pour les années 1857 et 1858 au Comoité du Génie.

Source : S1058.

 

Jeudi 15 octobre 1857

 

France, voies ferrées : ouverture du tronçon Mulhouse - Dannemarie.

La ligne de voies ferrées de Paris – Mulhouse : le tronçon Mulhouse – Dannemarie est livré à l’exploitation le 15 octobre 1857.

Source : S0422.

 

1858

 

Lundi 15 février 1858

 

France, voies ferrées : ouverture du tronçon Dannemarie – Belfort.

La ligne de voies ferrées Paris – Mulhouse : le tronçon Dannemarie - Belfort est livré à l’exploitation le 15 février 1858.

Source : S0422.

 

Sources / Quellen

 

 

Bibliographie

 

S0422

Revue militaire de l’étranger, 47e volume, janvier-juin 1895 et 48e volume, juillet-décembre 1895.

 

S1000

Informations, documents et illustrations provenant de divers sites Internet.

 

S2244

Tempelman Lex & Will Chris : De Nieuwe Hollandse Waterlinie, 2009.

 

S2551

Burger, Matthias : Bundesfestung Ulm, Ein Führer durch die Festungsanlagen, autoédition Föderkreis Bundesfestung Ulm e.V., 2010.

 

S2757

Frijns Marco, Malchair Luc, Moulin Jean-Jacques, Puelinckx Jean : Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008.

 

S2830

Burger, Matthias : Die Bundesfestung Ulm, Deutschland grösste Festungsensemble ; autoédition Föderkreis Bundesfestung Ulm e.V., 2006.

 

S2938

Gosch, Frank : Festungsbau an Nordsee und Ostsee ; Die Geschichte der Deutschen Küstenbefestigung bis 1918, Mittler & Sohn, Hamburg, Berlin, Bonn, 2003.

 

S3550

Site Internet Wikipedia. Documents, illustrations et textes divers provenant de ce site.

 

Archives & Bibliothèques

 

AVES = Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg.

AD-67 = Archives départementales du Bas-Rhin ; Strasbourg.

BCGS = Bibliothèque du cercle de garnison de Strasbourg (fermée, ouvrages seront transférés).

BNF = Bibliothèque Nationale de France

BNUS = Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg

BMS = Bibliothèques Municipales de Strasbourg.

BA = Bundesarchiv (archives fédérales allemandes)

BA-MA = Bundesarchiv Abteilung Militärarchiv, Freiburg

GSTaPK = Geheimes Staatsarchive Preussischer Kulturbesitz, Berlin.

GLAKa = Generallandessarchiv Karlsruhe

BA-St = Bundesarchiv, Stuttgart.

SHD = Service Historique de la Défense, Vincennes.

 

Archives personnelles, collections, dessins, photographies, relevés sur le terrain, de sources privé

 

MJR = Richard

 

Sites Internet

 

BNF – Gallica : accès aux ouvrages en ligne de la Bibliothèque Nationale de France et autres sites associés :

https://gallica.bnf.fr/accueil/fr/content/accueil-fr?mode=desktop

 

Bundesarchiv (archives fédérales allemandes)

http://www.bundesarchiv.de/DE/Navigation/Home/home.html

 

Site très complet recensant les fortifications françaises 1874-1918 environ :

http://www.fortiffsere.fr/

 

Arme du Génie et fortifications diverses

http://franchissement.forumgratuit.org/

 

AVES Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg

https://archives.strasbourg.eu/

 

 

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