Chroniques 1860-1865

 

 

Dernière mise à jour / Letzte Änderung : 10 / 09 / 2021

 

Page rédigée par : MJR.

 

Introduction

 

Pour aider à la compréhension de l’histoire particulière des fortifications, de l’attaque et de la défense des places, des techniques militaires et de la place forte et garnison de Strasbourg, nous vous proposons d’aborder toutes les facettes de la place forte, comme les activités des unités et des services.

Nous avons ajouté quelques dates repères de l’histoire et des actualités qui influent sur le développement des techniques militaires. Certaines rubriques peuvent paraître anodines, comme un communiqué de désertion, mais ce dernier peut nous livrer des informations sur la région de recrutement de cette unité ou sur l’équipement. Compte tenu que des erreurs de traduction qui sont toujours possibles, surtout avec des termes anciens, je garde les mots et expressions allemandes entre guillemets. Toutefois, il s’agit bien de l’orthographe de l’époque.

Nous vous invitons donc à vous plonger dans l’ambiance et l’histoire de cette année, mais prenez garde à gratter la couche de nationalisme que l’on retrouve dans la presse allemande et française. Afin d’éviter de retranscrire aux travers de ces lignes des extraits du roman national français ou allemand, nous vous présentons un maximum de documents d’origine pour que le lecteur puisse lui-même se faire son opinion. Cette chronique n’est pas définitive et elle est régulièrement complétée et mise à jour, car l’histoire n’est pas figée. Les différentes recherches, études et analyses apportent régulièrement de nouveaux éléments.

Chaque année de cette chronique commence par un bilan de la construction ou de la modernisation des ouvrages de fortification en cours, sur l’essentiel des pays européens, en tenant compte du tracé des frontières de l’époque. Le volume des renseignements concernant les différents ouvrages est volontairement limité. Dès que possible, nous mettons en place des liens vers des sites Internet de l’association ou de la commune gérant l’ouvrage, ou vers un site très complet des ouvrages de ce type. Ce bilan est certes incomplet, mais nous donne un bon apperçu de l’effort de défense de chaque pays cité.

 

Ce bilan est certes incomplet, mais nous donne un bon apperçu de l’effort de défense de chaque pays cité.

 

Voici quelques traductions des termes allemands qui reviennent le plus souvent dans ces textes :

 

Abréviations et termes allemand couramment utilisés :

 

A.K.O. = Allerhöchste Kabinetts-Order = Ordre du cabinet impérial / Ordonnance impériale (ordre signé à priori par l’Empereur d’Allemagne).

IR = Infanterie-Regiment = Régiment d’infanterie (généralement suivi de son numéro).

Reichsland = Terre d’Empire = partie annexée de l’Alsace-Lorraine.

 

Les grades allemands et leur équivalence françaises actuelles :

 

General der Infanterie, General der Kavalerie, General der Artillerie = équivalent au général de corps d’armée.

Generallieutenant = équivalent au général de division.

Generalmajor = équivalent au général de brigade.

Oberst = = colonel.

Oberstlieutenant = lieutenant-colonel.

Major = chef de bataillon, chef d’escadron, commandant.

Hauptmann ou Rittmeister (pour les troupes montées) = capitaine.

Oberleutnant = lieutenant

Leutnant = sous-lieutenant.

 

Abréviations géographiques :

 

N = nord / Nord

E = est / Ost

S = sud / Sud

O = ouest / West

NE = nord-est / Nord-Osten

N-NE = nord nord-est / Nord Nord-Osten.

 

Les fonctions :

 

Wallmeister = garde du génie.

 

Les services de l’armée impériale allemande :

 

Kaiserliche Garnison Verwaltung = administration impériale de garnison

 

Remarque : l’orthographe allemande diffère de celle d’aujourd’hui. Par exemple pour les portes on note la présence d’un h « Thor » qui a disparu ultérieurement (Tor), et de nombreux mots s’écrivent encore avec un c, alors que quelques années plus tard on utilisera le k, comme pour Fortification écrit ultérieurement Fortifikation. On germanise les mots d’origine française. J’emploi autant que possible l’orthographe d’origine.

 

Sources / Quellen :

 

Une grande partie des sources a été précisée. Chaque source est munie d’un numéro personnel précédé d’un S qui permets de ne pas répéter à chaque fois l’intégralité de la référence (S0001). La liste des sources est indiquée en bas de page. « p. » = numéros de pages / Nummer der Seiten.

 

Ein grosser Teil der Quellen wurde angegeben. Jede Quelle ist mit einem persönnlicher Nummer die mit S anfängt, versehen « S0001 ». Die Angaben zur Liste dieser Quellen sind am Ende der Seite.

 

Traduction en langue allemande / Deutsche Übersetzungen

 

Pour les chroniques, le volume à traduire est énorme. En conséquence la traduction ne sera que très partielle. Toutefois, lorsque le texte est d’origine allemande, nous essayerons de garder le texte original allemand.

 

Für die Zeittaffeln ist die Menge der Texten die zu übersetzen sind sehr gross. Infolgedessen wurde nu rein Teil übersetzt. Aber wenn es möglich ist, versuchen wir die original Texte anzegeben. 

 

 

Fortifications : ouvrages en cours de construction ou de modernisation

 

Allemagne

 

(Sous le terme générique Allemagne, il s’agit de tous les 24 Etats allemands du futur empire).

Cette rubrique concerne les fortifications allemandes en cours de construction ou de modernisation, en tenant compte des frontières de l’année en cours.

Après la chute de Napoléon, les Etats allemands renforcent sensiblement leurs frontières à l’ouest puis au sud, avec ouvrages de fortification qui s’inspirent des théories émises par les ingénieurs français Montalembert et Carnot. On abandonne les fortifications bastionnées pour se lancer dans la fortification polygonale. Ce nouveau style est appelé fortification néoprussienne. On commence à construire des ceintures d’ouvrages détachés, certes encore assez proches du noyau urbain, et dont la dimension de certains ouvrages est encore assez imposante.

 

Allemagne Front Nord Côtes de la Mer du Nord et de la Baltique

 

Embouchure de la Geste

Ouvrage en cours de construction ou de modernisation :

Fort Wilhelm (1833-1877) tour en forme de demi-cercle « Halbrunde Turmfort », entre l’embouchure de la Geeste et Bremerhaven.

 

Place forte de Swinemünde

Ouvrage en cours de construction ou de modernisation :

Westbatterie (18 ?-1861). 1878-1887 : Réaménagement de la Westbatterie. 1905 : Renforcement du rempart de la Westbatterie. 1908-1910 : À la suite du progrès de l’artillerie une partie des pièces d’artillerie a été transférée. Construction d’une batterie sur les rives Est et Ouest.

Source : S2938, p. 139.

West-Retranchement (1854-1862). Westbatterie et Werk II sont reliés par le retranchement ouest « West-Retranchement » ce qui a créé une défense continue côté terre et précédé par une un fossé plein d’eau, et muni d’une porte avec pont-levis. 1880 : installation de traverses-abris sur le rempart. 1910 : installation d’un magasin à poudre « Pulvermagazin 13 » sur le rempart.

Source : S2938, p. 139.

 

Côtes près de Hannovre

Ouvrage en cours de construction ou de modernisation :

Weser-Hauptbatterie (1860 environ – 1895), située au nord de la Dockbatterie. 1866 la batterie est transférée à la Prusse à la suite de la Paix de Prague.

Source : S1091.

 

Place forte de Wilhelmshaven

Ouvrage en cours de construction :

Heppenser Batterie (1863) aménagement provisoire remplacé ultérieurement par un ouvrage permanent. Elle était armée de 2 canons de 28 cm et 11 canons de 24 cm. 1864 : désarmement de la batterie. 1870-1871 : réarmement de la batterie pendant la guerre franco-prussienne.

 

Allemagne, Front Est

 

Place forte de Thorn

Eisenbahnfort Budak (1862-1865).

 

Allemagne (Prusse - Rhénanie), Front Ouest

 

Place forte de Koblenz

Ouvrages en cours de construction ou de modernisation :

Rive droite du Rhin

Werk Glockenberg (1822-1823 environ) érigé initialement en tant que magasin à poudre défensif et dénommé ouvrage « Werk » lorsqu’il a été muni d’une enveloppe L’ouvrage comprenait un rempart précédé d’un fossé maçonné, avec un front dirigé vers le sud. Le flanc ouest était relié à une tour de flanquement pentagonale qui servait de réduit et de casernement et un rempart court vers le nord. 1864-1868 : travaux d’agrandissement, renforcement du rempart avec de nombreuses traverses et installation d’un rempart bas sur le côté nord qui accueillait désormait les magasins à munitions. Un bâtiment a été ajouté devant la tour réduit, avec des magasins à munitions au rez-de-chaussée et des locaux de stockage de vivres à l’étage. La gorge de la tour a été munie d’un étroit fossé et de deux pont-levis. L’ouvrage a été relié du côté ouest au nouvelles défenses de la porte Horchheimer-Tor avec un mur avec meutrières à fusils. Du côté Est l’ouvrage a été relié à l’aide d’un rempart droit aménagé pour l’infanterie et l’artillerie précédé d’un fossé au Fort Rheinhell. 1906 : remodelage de ce dernier rempart en position de batterie. 1920 : arasement de l’ouvrage, il ne restait que le bâtiment logement de la tour de flanquement et quelques restes du rempart, qui ont également été arasés ultérieurement. Etat : arasé.

Fort Rheinhell (1859, 1864-1868) initialement un ouvrage en terre, transformé en Fort en 1864-1868. Lunette dont le front est orienté vers le sud-ouest, longue de 200 m avec face droite et gauche de 70 m, flanc droit de 10 m et fossé maçonné de 15 m de large et 7 mètres de profondeur entourant l’ouvrage. Gorge brisée vers l’arrière avec un blockhaus de défense de gorge faisant office de réduit. Accès à la cour par un pont fixe muni d’un pont-levis, entrée protégée par un mur muni de meutrières. Rempart aménagé pour l’artillerie et l’infanterie. Casemate à un niveau sur le chemin couvert devant la face gauche. Corps de casemate à un niveau sous le rempart principal servait à l’hébergement de la troupe. Fossé couvert par une caponnière d’épaule gauche, une caponnière double de saillant, une caponnière extérieure devant le flanc droit, et par le réduit pour la gorge. Système de contremines au niveau du saillant et de la face gauche.1864 : le fort est rattaché à l’ouvrage « Werk Glockenberg » par un ouvrage. 1920-21 environ : l’ouvrage est complètement arasé et remblayé. Etat : arasé et remblayé.

Horchheimer-Tor-Befestigung (1864-1867) ouvrage fortifié de la porte de Horchheim, aménagé à partir des deux positions de batterie de part et d’autre de la voie de chemin de fer sur les berges du Rhin. Il s’agit d’une batterie de porte « Torbatterie » casematée à 3 niveaux qui barrait la route d’Ehrenbreitstein à Horchheim et le croisement avec la ligne de chemin de fer vers Niederlahnstein et le mur de liaison Est allant jusqu’au port du Rhin. Ouvrage muni de meurtières et de bouches à canon, servant de caserne. 1920-1921 environ : dans le cadre du Traité de Versailles, inscrit dans la liste des ouvrages à détruire, cette destruction n’est que partielle. 1930-1939 environ : les reste de l’ouvrage sont arasés.

 

Belgique

 

Cette rubrique concerne les fortifications en cours de construction ou de modernisation du royaume de Belgique, conformément aux frontières de l’année en cours.

Il est extrêmement difficile de dater précisément la construction des ouvrages de fortification belges. Souvent les dates de construction correspondent à l’année de la loi du programme de fortification, et d’autres indications nous donne des dates diverses. A défaut de disposer de documents ou de dates de construction plus précise, j’utilise les différentes options.

 

Place forte d’Anvers

Fort n°3 ( ?), modernisé en 1863 par l’Installation de la première coupole cuirassée terrestre construite en Angleterre avec 2 canons de 15 cm.

 

France

 

Cette rubrique concerne les fortifications françaises en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

France Front Ouest Côtes de la Mer du Nord - Manche - Atlantique

 

Place forte de Cherbourg

Ouvrages en cours de construction :

Batterie intermédiaire de la Digue (1860). 1899 : réorganisation complète : 6 plateformes, une usine électrique et 1 abri pour projecteur.

Batterie Hameau de la Mer (1860). 1881 : armée de 5 pièces. 2005 : arrasée.

Fort Central de la Digue (16 août 1804 inauguration) appelé également Batterie Bonaparte puis Batterie Napoléon. Février 1808 : détruite par une tempête. 1859 : Remaniement par la construction d’un fort à 2 niveaux casemates surmonté de pièces tirant à barbette, disposées autour d’une cour ovale. 1940-1944 : aménagements allemands.

Fort du Musoir Est (1851-1860), fort circulaire. 1893 : remodelage de l’étage supérieur, remplacé par une dalle de béton de 3 m d’épaisseur.

 

Place forte de Grandville

 

Fort de la Roche Gauthier (1860) batterie de la Pointe Gauthier, à Grandville, à l’E du pont, altitude 23 m. 1860 : construction d’un corps de garde modèle 1846 type n°2 puis creusement d’un fossé avec escarpe revêtue avec arceaux en décharges. 1881 : les 3 canons de 30 et 3 obusiers de 22 cm lisses sont remplacés par 4 canons de 16 cm. 1889 : l’ouvrage est déclassé. Etat : propriété privée réaménagée en résidence.

Source : S2757, p. 440.

 

Fortifications de l’île d’Yeu

Ouvrages en cours de construction :

Batterie de la Grande Conche (1859-1861). 1899 : déclassée.

Batterie de la Petite Conche (1860 environ). 1889 : déclassée.

Batterie de la Pointe Gauthier (1859-1861) à Port-Joinville, sur l’ïle d’Yeu, avec un corps de garde crénelé modèle 1846 n°2. 1889 : abandon de l’ouvrage.

Fort de Pierre-Levée (1859-1866) sur l’île Dieu au SO de Port-Joinville. Fort Carré à fossé sec creusé dans le granit, pour un effectif de 400 hommes. 1899 : déclassé. 1900-1903 : installation d’un poste de télégraphie optique. Novembre 1945 à juillet 1951 : prison du maréchal Pétain. 28 décembre 1984 : inscription à l’inventaire des Monuments historiques.

 

Place forte de Brest

Ouvrages en cours de construction ou de modernisation :

Batterie de Calgrach (1862), Ile d’Ouessant, baie de Béninou, corps de garde modèle 1846 n°3. 1876 : déclassée mais garnison jusqu’aux environs de 1898-1899.

Batterie de Cornouaille (1684-1696) fort de Cornouaille ou batterie basse de Cornouailles, commune de Roscanvel, presqu’île de Crozon, place forte de Brest. Batterie de défense, puis batterie lance-torpilles, qui défend l’entrée du goulet de Brest avec le fort Mengant situé de l’autre côté du goulet, exposant ainsi les navires à un redoutable tir croisé. Architecte initial : Vauban. Ouvrage installé sur une plateforme elliptique d’environ 250 m de long, adossée à la base de la falaise. Elle est bordée par un large parapet de pierre type bastion, escarpe et glacis, percé de 36 embrasures pour les pièces d’artillerie. Faute de financement stable, le chantier s’étend jusqu’en 1696. Le projet prévoyait l’installation d’une batterie haute, qui n’a pas été réalisé. Armement initial : 20 canons de 24 livres et 10 canons de 36 livres. A subie de nombreuses modifications. 1813 : ajout d’une tour modèle 1811, construite en haut de la falaise, capacité 60 hommes, en tant que poste d’observation et de protection contre un assaut terrestre. 1840-1870 : les embrasures sont comblées, les canons sont remplacés par un projecteur et des pièces à tir rapide de plus petit calibre. 1888 : creusement d’une cavité sous la falaise avec deux embrasures pour installer une batterie de rupture de très gros calibre : 2 canons de 32 cm modèle 1870-1884. Percement de deux cheminés pour l’évacuation de gaz. Installation d’un escalier sur le flanc nord, creusement de salles dans la falaise. 1942-1944 : troupes allemandes installent sur le haut de la falaise une batterie antiaérienne de Flak composée de 6 pièces de 105 mm. 21/07/2009 : batterie cédée par le ministère de la défense au Conservatoire du littoral. 25/04/2013 : arrêté de classement aux monuments historiques. Etat : abandonnée. Propriétaire : Conservatoire de l’espace littoral et des rivages. Etat : les infrastructures du dessus de la falaise détruite à la suite des bombardements de la Seconde guerre mondiale à l’exception des fortifications historiques de Vauban.

Source : S1000. S3550.

Batterie de l’îlot des Capucins (1846), presqu’île de Roscanuel. En 1848 : construction d’un casernement ; 1861 : réalisation d’un pont de pierres qui la relie au continent ; 1888 transformée en batterie de rupture pour 2 canons de 31 cm et creusée à ras des flots, et installation de 2 casemates.

Batterie de Locqueltas (1862) île d’Ouessant, avec un corps de garde Mle 1846 n°3.

Batterie de Postolonnec (1860), dès fois orthographié Portz Lonec, Brest, anse de Morgat, E de Rulianec. Comprend un corps de garde mle 1846 type n°2. Entrée comporte le chronogramme 1860. Plate-forme pour 6 pièces d’artillerie. 18 mai – 1er juin 1876 : La Commission de défense des côtes se prononce pour le déclassement de la batterie. 27 mai 1889 : Déclassement définitif. Etat : Réduit aménagé pour les besoins d’un centre nautique.

Batterie de Rulliance (1861) à Brest, à l’extrémité N de la plage de Morgat. Comprend un corps de garde modèle 1846 n°3, altitude 42 m, un parapet pour 2 canons de 30 livres et 2 obusiers de 22 cm. 18/05_01/06/1876 : lors de la séance de la Commission de défense des côtes, le déclassement est prononcé. 27/05/1889 : loi de déclassement de la batterie. Etat : bâtiment sert de résidence d’été, le parapet a disparu.

Source : S2757, p. 447.

Fort de Guelmeur (1861-1868 inachevé). 1901, 1905, 1911 : mentionnée au plan d’armement. Fort actuellement disparu.

Fortin ou batterie de l’île d’Abert, construction d’un réduit modèle 1846 sur l’Anse de Margat (1962).

 

Place forte de Lorient

Batterie de Port An Dro (1861) Lorient, Belle-Île, SE du Palais. Tour crénelée mle 1846 type n°2 avec un parapet pour pièces d’artillerie. Etat : Propriété privée.

Batterie de Port Maria (1860), Lorient, Belle-Île, SE du Palais. 13 juin – 11 juillet 1874 : déclassement de 22 vieilles batteries dont Port Maria. Actuel : Propriété privée.

 

Fortifications de l’Île de Ré

 

Ouvrage en cours de modernisation :

Batterie de ou des Sablanceaux (1674) l’ouvrage est entouré d’une enceinte en terre levée, pointe E de l’île de Ré. 1845 : prévision de construction de la batterie. 1861 : achèvement du corps de garde modèle 1846 n°2. Armement initial : 6 canons et 6 obusiers. 1874 : construction d’un nouveau magasin à poudre devant le corps de garde. 1878-1880 environ : le corps de garde est écrêté et installation d’une position pour 4 canons de 27 cm. 1894 : la batterie est refondue ; construction d’un magasin bétonné, les 2 canons de 27 cm du N sont remplacés par 2 canons de 24 cm sur plateforme bétonnée avec magasins à munitions reliés aux pièces par rails. 1942-1944 : installation d’un blockhaus d’observation par les troupes allemandes, au niveau du corps de garde sud et 2 canons antiaériens. Etat : ouvrage à l’abandon, envahi par la végétation. Corps de garde en ruine, murs tagués, accès muré, menacé par l’urbanisation.

Source : S2757, p. 448.

Redoute des Sablanceaux Redoute de Rivedoux (1862) fortin carré de 45 m de côté, flanqué de deux ailes (contregardes), barrant à l’époque la pointe des Sablanceaux. L’ouvrage est entouré d’un fossé sec et d’un chemin couvert et d’un glacis à l’est. Entrée munie d’un pont dormant, un pont-levis et une poterne passant à travers l’enceinte. Il comprend à l’intérieur deux corps de garde à un étage, un contre le mur nord et l’autre contre le mur sud. Alimentation en eau douce par un puits. Initialement cet ouvrage était prévu pour environ 30 hommes, 12 canons et 3 tonnes de poudre. Il est situé sur la commune de Rivedoux-Plage. 1941-1944 : construction d’un blockhaus d’observation au niveau du corps de garde sud, invisible de l’extérieur. 2005 : la commune de Rivedoux-Plage a acheté le site et les terrains avoisinants, dans le but de réhabilité l’ouvrage avec l’aide de bénévoles. Etat : fossé côté ouest est comblé et un camping est installé sur le glacis. Le site doit être ouvert avec l’organisation d’expositions.

Source : S1000.

 

Place forte de Rochefort

Ouvrage en cours de construction :

Batterie de Coudepont (1810), également orthographié Coup de Pont, pointe sud-est de l’île d’Aix. 1861 : corps de garde modèle 1846 n°2. 1889 : déclassement.

Source : S2757, p. 403.

 

France Front Sud Côtes de la Méditérannée

 

Place forte de Toulon

Ouvrages en cours de construction :

Batterie du Mord’hui (1860) sur la presqu’île de Saint-Mandrier. Ancienne batterie avec corps de garde n°3. 16/12/1874 : déclassée par la commission de défense des côtes. 03/12/1888 : déclassement définitif. 1904 : construction d’un abri en béton pour un projecteur coulé à son emplacement.

Batterie Napoléon (1861) appellée parfois Batterie Centrale, située en avant du Fort Napoléon. 1877 : réorganisation de la batterie.

Fort de l’île des Embiez (1863) également dénommée Batterie Saint-Pierre-des-Embiez, près de la pointe Saint-Pierre. Batterie avec un corps de garde crénelé Mle 1846 n°3. 3 décembre 1888 : déclassement de la batterie.

 

France Front Nord-Est

 

Trouée de Belfort – Môle défensif du Lomont – Rideau du Jura

 

Fort des Rousses (1843-1862) sur le rideau du Jura, place des Rousses. Vaste fort bastionné. 1874 : armement comportant 115 pièces et 3 500 hommes. 1879-1885 : construction de 2 magasins caverne, 4 abris sous roc, 1 casernement souterrain pour 1 100 hommes et 2 lignes de traverses-abris. 1885 : armement comprenant 80 pièces et une garnison de 1 688 hommes. 1899 : m’ouvrage est classé en 3e catégorie, garnison maximum 50 hommes. 1985 : baptisé fort Henry Martin. Etat actuel : sert au stockage et à l’affinement du fromage de Comté et est partiellement ouvert au public.

Source : S2757, p. 446.

 

Front Sud-Ouest – Pyrénées

 

Fortifications des Pyrénées Atlantique

Fort du Portalet (1838), autre source (22 juillet 1842-1870), fort de montagne, construit sur une falaise sur l’instruction du roi Louis-Philippe, parfois appelé Fort Urdos, situé dans le département des Pyrénées Atlantiques (64), dans la commune d’Etsaut. Il protège la route du col de Somport. 1871-1925 : Garnison 18e régiment d’infanterie de Pau. 1914 : Etat de l’armement : 4 canons de 90, en cas de mobilisation en plus 6 canons de 90 mm et 3 mortiers. 1941-1943 : Durant le régime de Vichy, sert de prison pour les hommes politiques de la IIIe République. 15 août – 16 novembre 1945 : Le maréchal Pétain y est détenu pendant quelques mois. 1962 : Le fort est démilitarisé. 1966 : Le fort est acheté par un particulier qui n’arrive pas à concrétiser son projet et l’ouvrage n’est pas entretenu. 1999 : Racheté par le Comunauté de communes de la Vallée de l’Aspe. 30 novembre 2005 : Classé et inscrit à la liste des monuments historiques. 2006 : Début des travaux de restauration et des expériences de réinsertion. Site Internet.

 

Pays-Bas

 

Cette rubrique concerne les fortifications néerlandaises en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

Place forte de Muiden – Vesting Muiden

Muiderslot – Château de Muiden (1285, détruit 1296, reconstruit 1373). Modernisé avec des remparts des demi-bastions par Adrian Anthoniz et une digue maritime, en 1741 extension des bastions, transformé en arsenal, en 1840-1860 transformé en réduit à l’épreuve des bombes et en 1873 construction de casernes avec remises à l’épreuve des bombes et une batterie de flanquement casematée. En 1955 les deux casernes sont arasées.

Muiden, Pays-Bas : Château de Muiden "Muiderslot". Le site autour du château était entouré d’une enceinte bastionnée.

 

Expériences, innovations et progrès de la fortification et de l’artillerie de siège et de forteresse

 

 

Allemagne

 

1862 : le capitaine prussien Schumann construit une tourelle en fer laminé reposant sur un disque mobile.

Source : S0083.

1864 : le capitaine prussien Schumann construit une version améliorée d’une tourelle en fer laminé

Source : S0083

 

France

 

1860 : en France, toutes les bouches à feu de l’artillerie de terre sont coulées dans les trois fonderies séculaires et ex-royales de Douai, Strasbourg et Toulouse. Au fil des temps, en 1860, la décision est prise de les remplacer par une seule qui doit être édifiée à Bourges au sein d’un grand complexe d’armement, les « établissements militaires ».

Source : Maillet, Claude, ingénieur en chef : Les premiers canons de la fonderie impériale de Bourges (1866) in Revue historique des Armées n°1993-3, p. 65.

Fin 1862 : début de construction de la fonderie impériale de Bourges à la fin de l’année 1862. Aucune construction n’avait été commencée lors de la visite de Napoléon III à Bourges le 10 juillet 1862. La construction de la fonderie impériale est pratiquement terminée à la fin de l’année 1866 et son premier conseil d’administration est installé. Le plus ancien canon en bronze connu et fondu à Bourges porte la date du 3 juin 1867.

Source : S0183, p. 65.

 

Chroniques des années 1860 - 1864

 

1861

 

Dimanche 11 mai 1861

 

France, Strasbourg place forte : ouverture de la voie ferrée de Strasbourg à Kehl.

Le tronçon de voie ferrée reliant Strasbourg à Kehl au Grand Duché de Bade est ouvert le 11 mai 1861.

Source : S0422.

 

1862

 

Allemagne, techniques cuirassements : construction d’une tourelle en fer laminé.

Le capitaine prussien Maximilian Schumann a construit en 1862, une tourelle en fer laminée reposant sur un disque mobile, destiné à accueillir une pièce d’artillerie.

Source : S0083.

 

1863

 

Belgique, Anvers : installation de la première coupole terrestre sur le fort n°3.

A Anvers la première coupole terrestre est placée en 1863 sur le réduit du Fort n°3. Les plans en avaient été demandés l’année précédente au capitaine Coles de la marine anglaise. Initialement on projetait l’établissement de coupoles à deux canons de 15 cm sur les réduits des forts n°1 à n°8 du camp retranché. Une seule de ces coupoles a été commandée en Angleterre en 1862 et installée en 1863.

Source : S0966.

 

France, Mulhouse – Thann : prolongation de la ligne de chemin de fer.

En 1863 la logne de voies ferrées Mulhouse – Thann est prolongée jusqu’à Wesserling.

Source : S0422.

 

1864

 

Allemagne, technique cuirassements : réalisation d’une version amliorée de la tourelle en fer laminé.

Le capitaine prussien Maximilian Schumann a construit en 1864, une version améliorée tourelle en fer laminée reposant sur un disque mobile, destiné à accueillir une pièce d’artillerie. Mais elle n’était toujours pas au point puisqu’elle se caractérisait par un créneau à débattement très limité, pour restreindre l’ouverture de cette pièce. C’est à cette époque que Schumann a élaboré ses premiers projets sur l’utilisation des cuirassements dans les ouvrages fortifiés.

Source : S0083.

 

France, Alsace : Mise en exploitation de voies ferrées.

En 1864, la ligne de voies ferrées Strasbourg à Barr, Mutzig et Wasselonne, la ligne de Sélestat à Sainte-Marie-aux-Mines, la ligne d’Haguenau à Niederbronn, et la ligne de Sarreguemines à Bening, ont été livré à l’exploitation.

Source : S0422.

 

Vendredi 25 novembre 1864

 

France, Lorraine : Mise en service de voies ferrées.

Le 25 novembre 1864, la ligne de voies ferrées Dieuze – Avricourt est incorporée au réseau de l’Est et livrée à l’exploitation.

Source : S0422.

 

Sources / Quellen

 

Bibliographie

 

S0422

Revue militaire de l’étranger, 47e volume, janvier-juin 1895 et 48e volume, juillet-décembre 1895.

 

S1000

Informations, documents et illustrations provenant de divers sites Internet.

 

S1091

Lacoste, Werner : Die Weserforts – Beiträge zur Geschichte in DAWA Narichten, Deutsches Altlantik Wall Archiv, Deutschen Atlantikwall Archiv Köln, Verlag Harry Lippmann, Köln, 1999.

 

S2757

Frijns Marco, Malchair Luc, Moulin Jean-Jacques, Puelinckx Jean : Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008.

 

S2938

Gosch, Frank : Festungsbau an Nordsee und Ostsee ; Die Geschichte der Deutschen Küstenbefestigung bis 1918, Mittler & Sohn, Hamburg, Berlin, Bonn, 2003.

 

S3550

Site Internet Wikipedia. Documents, illustrations et textes divers provenant de ce site.

 

Archives & Bibliothèques

 

AVES = Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg.

AD-67 = Archives départementales du Bas-Rhin ; Strasbourg.

BCGS = Bibliothèque du cercle de garnison de Strasbourg (fermée, ouvrages seront transférés).

BNF = Bibliothèque Nationale de France

BNUS = Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg

BMS = Bibliothèques Municipales de Strasbourg.

BA = Bundesarchiv (archives fédérales allemandes)

BA-MA = Bundesarchiv Abteilung Militärarchiv, Freiburg

GSTaPK = Geheimes Staatsarchive Preussischer Kulturbesitz, Berlin.

GLAKa = Generallandessarchiv Karlsruhe

BA-St = Bundesarchiv, Stuttgart.

SHD = Service Historique de la Défense, Vincennes.

 

Archives personnelles, collections, dessins, photographies, relevés sur le terrain, de sources privé

 

BA = Brauch André

MJR = Richard

 

Sites Internet

 

BNF – Gallica : accès aux ouvrages en ligne de la Bibliothèque Nationale de France et autres sites associés :

https://gallica.bnf.fr/accueil/fr/content/accueil-fr?mode=desktop

 

Bundesarchiv (archives fédérales allemandes)

http://www.bundesarchiv.de/DE/Navigation/Home/home.html

 

Site très complet recensant les fortifications françaises 1874-1918 environ :

http://www.fortiffsere.fr/

 

Arme du Génie et fortifications diverses

http://franchissement.forumgratuit.org/

 

AVES Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg

https://archives.strasbourg.eu/

 

Contact

Fort Großherzog von Baden - Fort Frère Rue de la Colline
Oberhausbergen
67205
+33(0)6.98.23.30.14 contact@fort-frere.eu