1891

 

 

Dernière mise à jour : 21 mars 2020

 

Année 1890 divers

 

 

Fortifications, ouvrages en cours de construction ou de modernisation

 

 

Allemagne Front Est

 

Place forte de Thorn

Ouvrages en cours de construction :

Feste König Wilhelm I (Buchta-Fort, 1886-1891 ou 1887-1890 d’après une autre source), fortification cuirassée « Panzerfort », 4 obusiers de 21 cm. Il s’agit du 1er fort d’arrêt allemand.

Fort Dohna (1877-1891).

 

Allemagne Front Ouest

 

Place forte de Strasbourg

Ouvrages en cours de construction :

Rive gauche du Rhin

Zwischenwerk Fransecky-Moltke (1890-1891) actuel ouvrage intermédiaire Ney-Rapp (1890-1891) situé au N de Strasbourg. Demi-redoute au tracé irrégulier, à fossé plein d’eau. Comporte un abri central, armement initial 4 canons de 9 cm. 1892-1916 : renforcements divers. Guérites en tôle type « escargot », meutrières à fusil avec volet d eblindage coulissant. 1939-1940 : installation d’une batterie de deux canons allemands de 10,5 cm à bouclier de type « 10 cm S.L.K. » transférés des batteries du sud de Strasbourg, dont une pièce reliée à l’abri par un couloir en béton. Juin 1940 : façade de gorge de l’ouvrage détruite à l’explosif. 2006-2015 : remblayé progressivement.

Infanterie-Stützpunkt bei KM 119 (1889-1891 autre source 1891-1892), point d’appui d’infanterie du kilomètre 119 érigé au SE de Strasbourg pour combler l’intervalle entre le Fort Schwarzhoff et le Fort Kirchbach. Demi-redoute aux angles arrondis avec fossé plein d’eau. Dispose d’un abri d’infanterie maçonné en briques et pierres de taille muni de parapets d’infanterie sur l’escarpe. 1892-1916 : modernisé par l’installation de deux systèmes de ventilation forcée et renforcement des ouvertures avec des portes blindées modèle 1914 à deux battants, dessus des casemates munies d’une couche de béton légèrement armée (système Monier) et renforcement des parties non voûtées par des tôles ondulées galvanisées. Installation de latrines dans l’aile droite.

 

Allemagne Front Sud

 

Place forte d’Ingolstadt.

Ouvrages en cours de construction :

Rive gauche du Danube

Zwischenwerk Nr. 1 – Werk 191 (1er février 1890 – 31 janvier 1892), ouvrage intermédiaire érigé à la sortie ouest de Gerolfing. Lunette à fossé plein d’eau. L’ouvrage est pratiquement détruit hormis quelques petites ruines. 

Rive droite du Danube

Batterie Paarmündung – Werk 194 (2 mars 1891 – 1er mars 1892). Compte tenue de l’alliance avec l’Autriche-Hongrie, batterie érigée par mesure d’économie à la place d’un ouvrage intermédiaire, près de l’embouchure de la rivière Paar près du pont du Danube à côté de Grossmehring, à cent mètres en amont. Batterie avec 4 emplacements à ciel ouvert avec abri d’artilleur et abri à munitions. Après la 1ère guerre mondiale l’embouchure de la Paar a été transférrée et la batterie a complètement disparue.

Zwischenwerk Nr. 9 – Werk 192 (11 septembre 1890 – 9 novembre 1892) dénommé Fort Rosenschwaig dans le language populaire, situé près du Danube à Rosenschwaige. Ouvrage intermédaiire sous forme de lunette à fossé plein d’eau. Ouvrage détruit mais le fossé, les remparts, et de nombreux débris sont encore visibles. La batterie annexe droite est encore visible.

 

Belgique

 

Place forte d’Anvers

Ouvrages en cours de construction :

Fort de Walem (1878-1893 ou 1876-1893 ?), également dénommé Fort de Waelhem.

Fort de Steendorp (1877-1892) ou Fort de Ruppelmonde : 1 coupole 2 x 15 cm.

Fort de Schoten (1885-1892), également dénommé Fort de Schooten.

Fort de Lier (1876-1893), également dénommé Fort de Lierre.

 

Place forte de Liège

La nouvelle ceinture de forts détachés de Liège comprend 12 forts érigés entre 1888 et 1892. Il s’agit de 6 grands forts et six petits forts construits en béton. Les forts conçus par le général Brialmont ont été construits de manière à résister à un bombardement d’artillerie au canon de 21 cm.

Ouvrages en cours de construction :

Rive droite de la Meuse

Fort de Barchon (1888-1892), grand fort au tracé triangulaire érigé au NE de Liège, sur la rive droite de la Meuse. 8 août 1914 : reddition du fort. 1914-1918 : améliorations faites par les troupes d’occupation allemandes, le débouché d’infanterie, le tambour d’entrée, la ventilation et la protection des fenêtres. 1928-1940 environ : modernisation, renforcement et réarmement ; installation d’une tour d’air, remplacement du générateur électrique et de l’armement comme les tourelles de 75 mm, dont la seule qui existe encore dans un fort. 18 mai 1940 : reddition du fort. Actuellement : fort équipé de pistes d’aventure et ouvert aux visites environ 6 fois par an.

Fort de Chaudfontaine (1888-1892), petit fort au tracé trapézoïdal, érigé au SE de Liège, sur la rive droite de la Meuse. Armement à longue portée : 1 coupole cuirassée Gruson avec un obusier Krupp de 21 cm ; 1 coupole cuirassée du Creusot avec 2 canons de 15 cm ; 2 coupoles cuirassées Châtillon-Comentry avec 2 canons Krupp de 12 cm. Défense rapprochée : 4 coupoles à éclipse de Gruson, avec un canon de 5,7 cm à tir rapide ; 4 canons de 5,7 cm à tir rapide sur affût à chandelier, disposé dans le coffre de tête ; 4 canons identiques dans les casemates du fossé de gorge ; 1 canon identique dans la casemate défendant la rampe d’accès ; un phare sous coupole blindée servant également pour la communication. 12 août 1924 : premier bombardement allemand. 13 août 1914 : lors du siège un obus allemand explose dans un magasin à munitions et le fort explose entraînant environ 50 victimes. 1933 - 1940 : rénovation, consolidation et réarmement du fort : installation d’une tour de prise d’air ; rebétonnage des superstructures ; obturation des fenêtres du casernement ; construction d’une caserne du temps de paix à l’extérieur ; modernisation de l’armement ; instalation d’un groupe électrogène disel de 130 CV ; installation d’un réseau de téléphonie ; construction d’abirs observatoires extérieurs. 17 mai 1940 : après un bombardement par la Luftwaffe, le fort est abandonné en fin de journée. 1983 : installation d’une société de tir. 1990 : le fort est rebaptisé fort Advendure et aménagé avec des parcours d’aventure pour adlutes et enfants.

Fort d’Embourg (1888-1892), petit fort au tracé tracé trapézoïdal, construit au SE de Liège, sur la rive droite de la Meuse. Plus petit des forts de Liège. Armement à longue portée : 1 coupole cuirassée Gruson avec un obusier Krupp de 21 cm ; 1 coupole cuirassée du Creusot avec 2 canons de 15 cm ; 2 coupoles cuirassées Châtillon-Comentry avec chacune 1 canon Krupp de 12 cm. Défense rapprochée : 4 coupoles à éclipse de Gruson, avec un canon de 5,7 cm à tir rapide ; 1 tourelle d’observation équipée d’un projecteur ; 9 canons de 5,7 cm à tir rapide sur affût à chandelier, disposés dans les coffres. 12 au 13 août 1914 : bombardement allemand, le fort se rend le soir. 1914-1915 : troupes allemandes d’occupation apportent quelques modifications. 1933-1940 : modernisation de l’armement : 4 tourelles remplacées par des tourelles équipées de canons de 75 mm et installation d’une batterie anti-aérienne ; amélioration de la ventilation et des réseau électrique et de téléphonie ; construction d’un casernement équipée d’une cloche pour fusil automatique et d’une tour prise d’air. 13 mai 1940 : le fort est encerlé par les forces allemandes. 17 mai 1940 : après un incessant bombardement d’artillerie et d’aviation, le fort se rend vers 20 heures. 1946 : création d’une association commémorative. Elle érige un monument et un musée et réalise les visites guidées au profit du public.

Fort d’Evegnée (1888-1892), petit fort érigé à l’Est de Liège, sur la rive droite de la Meuse. Armement à longue portée : 1 coupole cuirassée Gruson avec un obusier Krupp de 21 cm ; 1 coupole cuirassée du Creusot avec 2 canons de 15 cm ; 2 coupoles cuirassées Châtillon-Comentry avec chacune 1 canon Krupp de 12 cm. Défense rapprochée : 3 coupoles à éclipse de Gruson, avec un canon de 5,7 cm à tir rapide ; 1 tourelle d’observation équipée d’un projecteur ; 6 canons de 5,7 cm à tir rapide sur affût à chandelier, disposés dans les coffres. 10 au 11 août 1914 : attaque et bombardement du fort par les troupes allemandes ; il se rend à 15h30. 1915-1916 : durant l’occupation par les troupes allemandes, quelques améliorations sont apportées. 1933-1940 : amélioration de l’armement : nouveaux canons et une batterie antiaérienne ; amélioration de la ventilation, de la protection, des réseaux électriques et de communication ; construction d’un abri d’infanterie surmonté d’une cloche avec fusil automatique ; construction d’une tour d’aération et d’une sortie de secours. 16 mai 1940 : attaque du fort. 19 mau 1940 à 16h00 : reddition du fort. 1971 : le fort est propriété des Forges de Zeebrugge qui l’utilise comme dépôt et centre d’essais de roquettes. Tout l’équipement militaire avait été retiré avant sa reconversion.

Fort de Fléron (1888-1892) ; grand fort au tracé triangulaire érigé au SE de Liège, sur la rive droite de la Meuse. Armement à longue portée : 1 coupole cuirassée Gruson avec un obusier Krupp de 21 cm ; 1 coupole cuirassée du Creusot avec 2 canons de 15 cm ; 2 coupoles cuirassées Châtillon-Comentry avec chacune 2 canons Krupp de 12 cm. Défense rapprochée : 4 coupoles à éclipse de Gruson, avec un canon de 5,7 cm à tir rapide ; 1 tourelle d’observation équipée d’un projecteur ; 8 canons de 5,7 cm à tir rapide sur affût à chandelier, disposés dans les coffres. 11-14 août 1914 : bombardement et reddition du fort à 9h45. 1937-1940 : remplacement des canons de 21 cm par des 15 cm de plus grande portée ; remplacement des canons de 15 cm par des mitrailleuses et des lance-grenades ; canons de 12 cm remplacés par deux tourelles avec 2 canons de 105 mm ; ajout de 3 tourelles de 75 mm. Modernisation de la ventilation, des sanitaires, du réseau électrique et des moyens de communication. Ajout d’une tour prise d’air. 10-17 mai 1940 : bombardement et attaque du fort puis reddition. Après 1945 : fort enseveli et recouvert d’un parc arboré.

Rive gauche de la Meuse

Fort de Boncelles (1888-1892) ; grand fort triangulaire érigé au SE de Liège sur la rive gauche de la Meuse. Armement à longue portée : 2 coupoles cuirassées Gruson avec un obusier Krupp de 21 cm ; 1 coupole cuirassée du Creusot avec 2 canons de 15 cm ; 2 coupoles cuirassées Châtillon-Comentry avec 2 canons Krupp de 12 cm. Défense rapprochée : 4 coupoles à éclipse de Gruson, avec un canon de 5,7 cm à tir rapide ; 9 canons de 5,7 cm à tir rapide sur affût à chandelier disposé dans les coffres ; un phare sous coupole blindée à éclipse servant également pour la communication, 4 projecteurs à arc dans les coffres. 5-6 août 1914 : attaque et reddition du fort. 1928-1940 : réarmement du fort avec 4 tourelles pour canon de 75 mm et installation d’une tour de prise d’air. 16 mai 1940 : attaque et reddition du fort. Après 1945 : fort reste dans le domaine militaire et est transformé en dépôt puis abandonné. Vers 1980 : comblement des fossés et construction d’un lotissement autour de l’ouvrage. Seule la tour qui devient un centre d’interprètation touristique et l’entrée principale sont encore visibles. 2010 : installation d’une exposition de chars de combat.

Fort de Flemalle (1888-1892), grand fort au tracé quadrangulaire érigé au SO de Liège, sur la rive gauche de la Meuse. Armement à longue portée : 1 coupole cuirassée Gruson avec un obusier Krupp de 21 cm ; 1 coupole cuirassée du Creusot avec 2 canons de 15 cm ; 2 coupoles cuirassées Châtillon-Comentry avec chacune 1 canon Krupp de 12 cm. Défense rapprochée : 4 coupoles à éclipse de Gruson, avec un canon de 5,7 cm à tir rapide ; 1 tourelle d’observation équipée d’un projecteur ; 11 canons de 5,7 cm à tir rapide sur affût à chandelier, disposés dans les coffres. 16 août 1914 à 7h10 : reddition du fort de Fléron. 1914-1918 : les troupes allemandes d’occupation améliore la ventilation, du générateur électrique, et une casemate pour protéger le déboucher d’infanterie. 1937-1940 : renforcement de l’ouvrage, installation d’une tour prise d’air, remplacement des tourelles par 4 tourelles avec 1 canon de 75 mm, 1 tourelle avec 2 canons de 105 mm, 1 tourelle avec 1 canon de 150 mm, 1 tourelle avec 1 mitrailleuse maxi et 2 lance-grenades, 1 batterie antiaérienne et les canons de 57 mm sont remplacés par des mitrailleuses. Modernisation de la ventilation, des sanitaires et du réseau de communication et réseau électrique. 15 mai 1940 : bombardement et destruction des tourelles. 16 mai 1940 : reddition du fort. 1940-1945 : durant l’occupation les équipements sont enlevés. Années 1960 : ferraillage du reste de l’équipement. 1992 : une association prend en compte l’ouvrage, onstalle un musée et l’ouvre aux visites.

Fort d’Hollogne (1888-1892), petit fort au tracé triangulaire érigé à l’Ouest de Liège, sur la rive gauche de la Meuse. Armement à longue portée : 1 coupole cuirassée Gruson avec un obusier Krupp de 21 cm ; 2 coupoles cuirassées Châtillon-Comentry avec chacune 1 canon Krupp de 12 cm. Défense rapprochée : 3 coupoles à éclipse de Gruson, avec un canon de 5,7 cm à tir rapide ; 1 tourelle d’observation équipée d’un projecteur ; 7 canons de 5,7 cm à tir rapide sur affût à chandelier, disposés dans les coffres. 13-16 août 1914 : bombardement et attaque du fort, puis reddition à 7h30. 1914-1917 : quelques modifications apportées pendant l’occupation allemande. Après 1918 : fort utilisé comme dépôt de munitions. Mai 1940 : bombardement aérien allemand. 1940-1944 : projet d’installation d’une base de V2. 1944-1945 : installation d’un hôpital américain. 1945 : Dépôt de munitions et jusqu’en 1991 poste de commandement de la force aérienne belges. 1997 : transféré et intégré à l’aéroport de Liège, restauré et géré par une association.

Fort de Lantin (1888-1892), petit fort au tracé triangulaire érigé au NO de Liège, sur la rive gauche de la Meuse. Armement à longue portée : 1 coupole cuirassée Gruson avec un obusier Krupp de 21 cm ; 1 coupole cuirassée du Creusot avec 2 canons de 15 cm ; 2 coupoles cuirassées Châtillon-Comentry avec chacune 1 canon Krupp de 12 cm. Défense rapprochée : 3 coupoles à éclipse de Gruson, avec un canon de 5,7 cm à tir rapide ; 1 tourelle d’observation équipée d’un projecteur ; 6 canons de 5,7 cm à tir rapide sur affût à chandelier, disposés dans les coffres. 10-15 août 1914 : bombardement, attaque puis reddition du fort vers 12h00. 1945 : après la guerre utilisé comme terrain de manœuvre et stand de tir. 1983 : acuiqition et restauration par une association qui organise les visites.

Fort de Liers (1888-1892), petit fort au tracé triangulaire situé au nord de Liège, sur la rive gauche de la Meuse. Armement à longue portée : 1 coupole cuirassée Gruson avec un obusier Krupp de 21 cm ; 1 coupole cuirassée du Creusot avec 2 canons de 15 cm ; 2 coupoles cuirassées Châtillon-Comentry avec chacune 1 canon Krupp de 12 cm. Défense rapprochée : des coupoles à éclipse de Gruson, avec un canon de 5,7 cm à tir rapide ; des canons de 5,7 cm à tir rapide sur affût à chandelier, disposés dans les coffres. 13-14 août 1914 : bombardement, attque et reddition du fort. Après 1918 : utilisé comme dépôt de munitions. 1949 : vendu au franc symbolique à la société FN qui est désormais nommé TechspaceAéro qui teste des moteurs d’avion.

Fort de Loncin (1888-1892), grand fort au tracé triangulaire érigé à l’Ouest de Liège, sur la rive gauche de la Meuse. Armement à longue portée : 1 coupole cuirassée Gruson avec un obusier Krupp de 21 cm ; 1 coupole cuirassée du Creusot avec 2 canons de 15 cm ; 2 coupoles cuirassées Châtillon-Comentry avec chacune 2 canons Krupp de 12 cm. Défense rapprochée : 4 coupoles à éclipse de Gruson, avec un canon de 5,7 cm à tir rapide ; 1 tourelle d’observation équipée d’un projecteur ; 9 canons de 5,7 cm à tir rapide sur affût à chandelier, disposés dans les coffres. 12-15 août bombardement violent. 15 août 1914 : explosition des magasins à poudre détruisant le fort et ensevelissant 350 des 550 soldats de l’équipage. 15 août 1923 : inauguration du monument en l’honneur des hommes toujours enterrés dans le fort. 2007 : installation d’un système d’audioguide de la nécropole nationale.

Fort de Pontisse (1888-1892), grand fort au tracé trapézoïdal érigé au NE de Liège, sur la rive gauche de la Meuse. Armement à longue portée : 2 coupoles cuirassées Gruson avec un obusier Krupp de 21 cm ; 1 coupole cuirassée du Creusot avec 2 canons de 15 cm ; 2 coupoles cuirassées Châtillon-Comentry avec chacune 2 canons Krupp de 12 cm. Défense rapprochée : 4 coupoles à éclipse de Gruson, avec un canon de 5,7 cm à tir rapide ; 1 tourelle d’observation équipée d’un projecteur ; 8 canons de 5,7 cm à tir rapide sur affût à chandelier, disposés dans les coffres. 13 août 1914 : reddition du fort après les bombardements. 1919 : réoccupé par l’armée belge. 1937-1940 environ : renforcement et modernisation : canon de 57 mm remplacés par des mitrailleuses ; construction d’un blockhaus de flanquement, installation d’une tour prise d’air, etc. 18 mai 1940 : reddition du fort après une attaque aérienne et épuisement de ses munitions. 1946 : utilisé comme dépôt de munitions puis par la Fabrique Nationale. Années 1950 : ferraillé. 1993 : abandon du fort. Actuellement refuge de chiroptères durant l’hiver.

 

Place forte de Namur

La nouvelle ceinture de forts détachés de Namur comprend 9 forts érigés entre 1888 et 1892. Il s’agit de grands forts et de petits forts, construits en béton non armé. Lors de leur conception, les forts conçus par le général Brialmont ont été conçu pour résister à un bombardement d’artillerie au canon de 21 cm. 3 forts ont été construits sur la rive droite de la Meuse et reliés par un chemin de fer militaire et 6 forts sur la rive gauche.

Ouvrages en cours de construction :

Rive droite de la Meuse :

Fort d’Andoy (1888-1892) grand fort au tracé triangulaire érigé à E-SE de Namur, sur la rive droite de la Meuse. Armement : à priori identique aux autres grands forts de type Brialmont. 21-23 août 1914 : attaque, bombardement etreddition du fort.1931-1940 : modernisation, renforcement et réarmement du fort avec des tourelles avec canon de 75 mm ; installation d’une tour d’aérage, modernisation des sanitaires. 13-23 mai 1940 : attaque, bombardement et reddition du fort.

Fort de Dave (1888-1892) petit fort au tracé triangulaire érigé au SE de Namur, sur la rive droite de la Meuse. Armement à longue portée : 1 coupoles cuirassées Gruson avec un obusier Krupp de 21 cm ; 1 coupole cuirassée du Creusot avec 2 canons de 15 cm ; 2 coupoles cuirassées Châtillon-Comentry avec chacune 2 canons Krupp de 12 cm. Défense rapprochée : 3 coupoles à éclipse de Gruson, avec un canon de 5,7 cm à tir rapide ; 1 tourelle d’observation équipée d’un projecteur ; 8 canons de 5,7 cm à tir rapide sur affût à chandelier, disposés dans les coffres. 20-25 août 1914 : attaque, bombardement et reddition du fort. 1930-1940 : modernisé, renforcé et réarmé : tourelle de 15 cm remplacée par une tourelle pour canon de 75, tourelles de canons de 12 cm remplacées l’une par une tourelle de mitrailleuses et l’autre par une tourelle avec un lance-grenades. Entrée renforcée par 2 positions de mitrailleuses et 1 lance-grenades. 15-24 mai 1940 : bombardement, attaque et réddition. Amélioration de la protection, de la ventilation avec une nouvelle prise d’aire camouflée dans les falaises surplombant la Meuse, des sanitaires, des communications et du réseau électrique. Aux environs du fort instalation de l’abri de la Relève armé de 2 mitrailleuses et d’une cloche d’observation et de l’abri du Troonois armée de 2 mitrailleuses et 1 canon antichar de 60 mm. Après 1945 : le fort a été ferraillé et a servi de polygone pour la mise en œuvre d’explosifs.

Fort de Maizeret (1888-1892) petit fort au tracé trapézoïdal érigé à l’Est de Namur, sur la rive droite de la Meuse. Armement à longue portée : 1 coupoles cuirassées Gruson avec un obusier Krupp de 21 cm ; 1 coupole cuirassée du Creusot avec 2 canons de 15 cm ; 2 coupoles cuirassées Châtillon-Comentry avec chacune 2 canons Krupp de 12 cm. Défense rapprochée : 4 coupoles à éclipse de Gruson, avec un canon de 5,7 cm à tir rapide ; 1 tourelle d’observation équipée d’un projecteur ; 6 canons de 5,7 cm à tir rapide sur affût à chandelier, disposés dans les coffres. 21-22 août 1914 : bombardement, attaque et reddition du fort. 1930-1940 : modernisation, renforcement et réarmement du fort ; tourelle de 15 cm remplacée par 1 tourelle avec 2 canons de 105 ; 4 tourelles éclipsable pour canon de 57 mm remplacées par des tourelles avec obusier de 75 mm ; 2 tourelles pour canon de 12 cm remplacées par une tourelle pour mitraillseuses et l’autre par une tourelle lance-mines. Tourelle de 21 cm comblée, installation de 2 positions de mitrailleuses à l’entrée et de 6 positions antiaériennes avec mitrailleuses maxim. Modernisation de la ventilation, de l’installation électrique, installation de postes d’observation autour du fort. 19-23 mai 1940 : attaque, bombardement et reddition du fort. Après 1945 : devient une propriété privée et une carrière est installée à proximité. Accès interdit.

Rive gauche de la Meuse :

Fort de Cognelée (1888-1892) petit fort triangulaire érigé au N-NE de Namur, sur la rive gauche de la Meuse. Armement à priori identique aux autres forts de type Brialmont. 21-23 août 1914 : bombardement, attaque et reddition du fort. 1919-1940 : un des 2 forts non renforcé, qui a servi de dépôt de munitions. Les tourelles ont été ferraillées. Après 1945 : acheté par un particulier, il est utilisé comme terrain de chasse ; Plus récemment, il sert également à l’organisation de soirées techo. Les traces des bombardements de 1914 sont encore visibles. Actuellement : domaine privé, rarement ouvert aux visites.

Fort Emines (1888-1892) fort érigé au NO de Namur, sur la rive gauche de la Meuse. Armement à priori identique aux autres forts de type Brialmont. 13-24 août 1914 : bombardement, attaque et reddition du fort. 1914-1918 : améliorations apportées par les troupes d’occupation allemandes : installation de tôles ondulées cintrées, d’anneaux en béton armée autour des tourelles, de guérites, de ventilation forcée, d’un tunnel reliant la contrescarpe au massif central, d’une génératrice diesel remplaçant la machine à vapeur d’origine. 1919-1940 : un des 2 forts non renforcé, hormis l’ajout de 2 blockhaus de défense rapprochée sur le massif central, puis utilisé comme dépôt de munitions. 1940 : le fort est peu endommagé. Février 1991 : un projet de transformé le fort pour l’entreposage de déchets inertes soulève des protestations. 1994 : le fort est racheté par un particulier pour l’exploitation de la surface boisée et de la chasse. 2014 : premier projet de revalorisation Accès des visiteurs autorisé à l’extérieur et dans les locaux de la contrescarpe. 2015 : rave party illégale entraînant de nombreuses dégradations y compris les derniers aménagements pour les visiteurs. Actuellement : organisation régulière de visites guidées et d’expositions artistiques, qui permettent de découvrir un fort Brialmont peu transformé depuis 1914.

Fort de Malonne (1888-1892) fort au tracé quadrangulaire érigé à O-SO de Namur, sur la rive gauche de la Meuse. Armement à longue portée : 1 coupoles cuirassées Gruson avec un obusier Krupp de 21 cm ; 1 coupole cuirassée du Creusot avec 2 canons de 15 cm ; 2 coupoles cuirassées Châtillon-Comentry avec chacune 2 canons Krupp de 12 cm. Défense rapprochée : 3 coupoles à éclipse de Gruson, avec un canon de 5,7 cm à tir rapide ; 1 tourelle d’observation équipée d’un projecteur ; 8 canons de 5,7 cm à tir rapide sur affût à chandelier, disposés dans les coffres. 24 août 1914 : non bombardé mais reddition du fort à une patrouille allemande. 1930-1940 : modernisation, renforcement et réarmement ; tourelle avec canon de 21 cm remplacée par des tourelles de canons de 15 cm à longue portées ; anciennes tourelles remplacées par des tourelles de mitrailleuses et de lance-grenades. Tourelles de canons de 12 cm remplacées par 2 tourelles à fusil automiatique. Rénovation des sanitaires, de la ventilation et installation d’un circuit d’alimentation électrique. 21 mai 1914 : reddition du fort après épuisement de ses capacités. 1991 : réserve réserve naturelle pour la protection des chiroptères, accès interdit.

Fort de Marchevolette (1888-1892) petit fort au tracé triangulaire érigé au NO de Namur, sur la rive gauche de la Meuse. Armement à priori identique aux autres petits forts de type Brialmont. 21 août 1914 : violent bombardement, fort en partie en flamme à la suite de l’explosion des munitions, la garnison évacue l’ouvrage. 1914-1918 : réparation et quelques aménagements sommaires par les occupants allemands. 1930-1940 : 1932-1940 : modernisation, renforcement et réarmement, installation d’une tour d’aérage. Actuellement : terrain militaire qui sert de polygone d’explosifs.

Fort de Suarlée (1888-1892) 1888-1892) grand fort triangulaire érigé au NO de Namur, sur la rive gauche de la Meuse. Armement : à priori semblable aux autres grands forts de type Brialmont. 20-25 août 1914 : bombardement du fort. 1914-1918 : réparation sommaire et installation de l’exlectricité par l’occupant. 1932-1940 : modernisation, renforcement en béton armé et installation de tôles ondulées, installation d’une tour d’aérage, transfert des sanitaires et de la boulangerie dans le massif central, réarmement. 10-19 mai 1940 : bombardement, atatque et reddition du fort. 1946 : utilisé pour des essais d’explosifs par le génie, comme terrain de chasse et ferraillé, 2 fossés du front de tête sont comblés, ouvrage vandalisé et dégradé. Eté 2013 : début des travaux de déboisement et de dépollution. Eté 2016 : élargissement du chemin entourant le fort pour l’utilisation de véhicules 4x4 et installation d’un grillage autour de l’ouvrage. Utilisation actuelle : ouvrage le plus endommagé de Namur, il est abandonné.

Fort de Saint-Héribert ou Fort de Wépion (1888-1892) grand fort au tracé triangulaire érigé au sud de Namur, sur la rive gauche de la Meuse. Armement à longue portée : 2 coupoles cuirassées Gruson avec un obusier Krupp de 21 cm ; 1 coupole cuirassée du Creusot avec 2 canons de 15 cm ; 2 coupoles cuirassées Châtillon-Comentry avec chacune 2 canons Krupp de 12 cm. Défense rapprochée : 4 coupoles à éclipse de Gruson, avec un canon de 5,7 cm à tir rapide ; 1 tourelle d’observation équipée d’un projecteur ; 8 canons de 5,7 cm à tir rapide sur affût à chandelier, disposés dans les coffres. 1930-1940 : modernisation, renforcement, réarmement ; tourelle de 2 canons de 15 cm remplacée par 2 tourelles pour canon de 75 mm. 21 mai-24 mai 1914 à 21h00 : bombardement, attaque et reddition du fort. 15 – 21 mai 12h10 : bombardement par l’artillerie et l’aviation, attaque et reddition du fort. Mai 1945 : le fort n’est pas réparé après la guerre mais utilisé par l’armée belge pour des essais d’explosifs qui entraînent de nombreux dégâts intérieurs. 1958 : vendu aux enchères à un ferrailleur qui extrait tous les métaux. Fossés comblés progressivement par des matériaux inertes. Le fort disparait progressivement mais peut encore être visité avec du matériel de spéléologie. Avril 2013 : acheté par un propriétaire privé pour l’exploitation du bois puis pris en compte par une fondation qui a commencé la restauration. Août 2014 : inauguration officielle, depuis le fort est visitable partiellement.

 

France Front Ouest Fortifications des côtes de l’Atlantique

 

Place forte de Cherbourg

Ouvrage en cours de modernisation :

Fort de Chavagnac (1854 ou 1865) seuls les soubassements sont terminés. Tracé en forme de triangle. 1891 : une grande partie est arasée pour installer une grande carapace en béton. 1894 : électrification du fort armé de pièces de 32 cm, de 100 mm et de 47 mm.

Fort du Homet (1779-1785). 1891 : aménagement d’un observatoire de la ligne des torpilles et de deux feux chercheurs.

 

Place forte de Brest

Ouvrage en cours de construction :

Batterie de Kerbonn (1890-1891) sur la presqu’île de Crozon. 1890-1895 : un magasin sous roc. 1933 : armement 3 mortiers de 270 mm Mle 1879. 1940-1944 : aménagement d’une importante position allemande.

 

Place forte de Saint-Nazaire

Ouvrage en cours de construction :

Fort de l’Eve (1891-1895) protégeait l’estuaire de la Loire. Casemates en béton, armé et équipé de 4 canons de 240 mm et 4 canons de 95 mm, 1 projecteur de 150 cm.

 

France Front Nord-Est

 

Place forte de Lille

Ouvrages en cours de construction :

Magasin de la Corne de Frand (1891-1892) magasin à poudre bétonné inclus dans l’ouvrage à corne de l’ancienne enceinte urbaine.

Ouvrage de Babylone (1891-1894).

Ouvrage de la Croix de Vallers (1891-1894) ouvrage intermédiaire pour une compagnie d’infanterie avec abris bétonnés. Etat actuel : ouvrage complètement remblayé.

Ouvrage d’Enchemont (1891-1894) ouvrage pour une compagnie d’infanterie.

Ouvrage de l’Entrepôt (1891-1894) ouvrage intermédiiare pour 1 compagnie. Situation actuelle : ouvrage détruit et disparu.

Ouvrage du Haut Vinage (1890-1891) Fort de Mons-en-Baroeul, ouvrage intermédiaire. Etat actuel : arasé.

Ouvrage d’Houplin (1891-1894) ouvrage intermédiaire.

Ouvrage de la Jonchère (1891-1894) ouvrage intermédiaire.

Ouvrage de Lompret (1891-1894) ouvrage intermédiaire.

Ouvrage de Marchenelles (1890-1891) ouvrage intermédiiare avec abris bétonnés. Etat actuel : ouvrage arasé.

Ouvrage du Moulin Neuf (1891-1894).

Ouvrage de Noyelles (1891-1894), ouvrage intermédiaire pour une demie-compagnie, 1 cloche d’observation.

 

Position de La Fère – Laon - Soissons

Ouvrages en cours de construction :

Magasin d’Achery (1890-1892). Magasin à poudre sous roc en arrière du Fort Mayol, au NE de La Fère.

Magasin de Danisy (1890-1892) magasin à munitions sous terre.

 

Place forte de Verdun

Ouvrages en cours de construction :

Batterie de la Carrière (1889-1894), 1ère batterie annexe gauche de la redoute de Belleville.

Fort de Douaumont (1885-1891) fort Gérard, grand fort en forme de pentagone à gorge rentrante, modernisé 1887-1889, 1901-1903, 1907-1909, 1911-1913, 1 tourelle de 75, 1 tourelle de 155, 2 tourelles de mitrailleuses, 5 observatoires, 1 casemate de Bourges.

Ouvrage de Thiaumont (1887-1893), ouvrage intermédiaire, modernisé 1902-1905, 1 tourelle de mitrailleuses, 1 observatoire, 1 casemate de Bourges.

Ouvrage d’Hardaumont (1887-1893), ouvrage intermédiaire, non modernisé.

Ouvrage de Bezonvaux (1889-1891), ouvrage intermédiaire, non modernisé.

 

Fortifications des environs de Nancy - Vallée de la Moselle

Ouvrage en cours de construction :

Batteries d’Aingeray (1887-1892), 2 batteries à 4 km de Liverdun entre Nancy et Toul.

 

Place forte de Toul

Ouvrages en cours de construction :

Ouvrage de Bouvron (1888-1892), ouvrage en béton simple, modernisé 1896, 1912-1913 ; 1 tourelle à éclipse 2 x 57 mm remplacée en 1909 par une tourelle de 2 x 75 mm raccourcis. Modernisé en 1912-1913 par une autre tourelle de 75 Mle 05, 3 observatoires.

Fort de Le Chanot (1888-1892) ou fort du Chanot, momolithe de béton non armé. 1906-1911 : ouvrage complètement refondue : 1 tourelle de 75 Mle 05, 2 tourelles de mitrailleuses, 3 observatoires, 1 casemate de Bourges.

 

Fortifications des environs de Nancy - Vallée de la Moselle

Ouvrage en cours de construction :

Batteries d’Aingeray (1887-1892), 2 batteries à 4 km de Liverdun entre Nancy et Toul.

 

Place forte d’Epinal

Ouvrages en cours de construction :

Batterie de Besonfosse (1890-1891), désigné sous M57 ou Bezonfosse.

Dépôt intermédiaire de Beau Site (1886-1892). Magasin souterrain.

Dépôt intermédiaire de l’étang de Bult (1890-1891), magasin souterrain.

Dépôt intermédiaire de Chaumousey (1886-1892) magasin sous roc devant alimenter la batterie M39 Batterie des Français ou ouvrage de Chamousey.

Magasin de la Camerelle (1886-1892), magasin sous roc.

 

Place forte de Belfort

Ouvrages en cours de construction :

Batteries de Bessoncourt (1890-1894).

Ouvrage du Bas du Mont (1890-1891), ouvrage d’infanterie.

Ouvrage du Bois des Esserts (1890-1891), petit ouvrage d’infanterie parfois orthographié Essarts.

Ouvrage de la Côte (1890-1892) batterie Edouard Thiers, ouvrage creusé dans le roc.

Ouvrage de Denney (1890-1891) petit ouvrage d’infanterie terrassé.

Ouvrage de l’Etang-Neuf (1890-1891) petit ouvrage d’infanterie.

Ouvrage de la Forêt (1890-1891) petit ouvrage d’infanterie.

Ouvrage des Grands Bois (1890-1891, autre source 1911 en main d’œuvre militaire), dès fois appelé Ouvrage des Grands Bois de Vézeloi.

Ouvrage du Haut d’Evette (1890-1891) petit ouvrage d’infanterie.

Ouvrage d’Héricourt (1890-1891) ouvrage d’infanterie.

 

Place forte de Langres

Ouvrages en cours de construction :

Ouvrage de Mouange (1891).

Ouvrage de Noidant-lé-Rocheux (1891) petit ouvrage d’infanterie.

 

Place forte de Besançon

Ouvrages en cours de construction :

Abri de Châtillon-le-Duc (1888-1892) creusé dans le roc.

Abri-caverne du fort de Planoise (1891-1892) au SO de Besançon.

Magasin de Malpas (1891) magasin à poudre sous roc.

Ouvrage d’au Bois (1891-1892).

Réduit du Bois d’Arches (1889-1891), ensemble avec 1 réduit avec 6 batteries et 3 redoutes.

 

France Front Sud-Est

 

Place forte de Lyon

Ouvrages en cours de construction :

Rive droite de la Saône :

Deuxième ceinture de forts détachés :

Fort de Chapoly (1891-1893) à l’ouest de Lyon sur la rive droite de la Saône. Etat actuel : ouvrage entière arasé hormis le casernement qui sert de centre de vacances.

Deuxième ceinture de forts détachés :

Rive gauche du Rhône :

Fort de Meyzieu (1891-1893) à l’est de Lyon, rive gauche du Rhône. 1944 : troupes allemandes démolissent la caserne centrale lors de la retraite. 1979 : acheté par la commune de Meyzieu. Etat actuel : restes du fort fermés, sert de parcours de santé.

 

Place forte de Modane

Ouvrage en cours de construction :

Baraquement du Fréjus (1891-1895) comprend 7 baraques en maçonnerie et deux abris enterrés. Entretenues en partie jusqu’en 1930-1940.

 

Place forte de Briançon

Ouvrages en cours de construction :

Baraquement du Granon (1885-1895), près du Col du Granon (2 404 m).

Blockhaus du Lenlon (1891-1893) orthographié dès fois L’Enlon.

Position des Acles (1891-1892).

Position du Lenlon (1890-1900) position complémentaire du fort de l’Olive face aux principaux passages frontaliers.

 

Place forte de Lanslebourg

Ouvrage en cours de construction :

Position du Mont-Froid (1891-1892).

 

Place forte de Tournoux

Ouvrage en cours de construction :

Poste de Cuguret (1890-1893) 3 postes de surveillance ou relais de communication optiques.

 

France Front Sud Côtes de la Méditerranée

 

Place forte de Nice

Ouvrages en cours de construction :

Batterie du Cimetière Russe (1889-1891) batterie de côte.

Fort du Mont Chauve de Tourette (1889-1891).

Forteresse du Mont Agel (1889-1892).

Réduit du Mont Agel (1889-1892) fort Catinat.

 

Place forte de Toulon

Ouvrages en cours de construction :

Batterie de la Grosse Tour (1514-1524), flanquait le goulet de la rade. 1891 : réorganisation de la batterie de rupture et installation d’un magasin sous roc.

Position de la Croix des Signaux, (1812) presqu’île de Saint-Mandrier. 1812 : installation d’une tour modèle 1811. 1849-1853 : construction d’un rempart avec casernement autour de la tour, en forme de fort au tracé pentagonal. 1877 : construction de batteries côtières, batterie Haute de la Caraque, batterie Nord. 1891 : construction d’un magasin sous roc. 1899 : installation d’une voie ferrée étroite. 1906 : construction d’une batterie avec 8 emplacements et une batterie avec 4 emplacements. 1912-1913 : destruction de la batterie de canons de 24 cm remplacée par une batterie moderne de canons de 240 mm.

 

Place forte de Port-Vendres

Ouvrage en cours de construction :

Fort du Cap Béar (1877-1880). Etait armé de 8 pièces de 12 cm Mle 1878 et 4 canons 120 mm de Bange.

 

France Front Sud Corse

 

Fortifications de Bonifacio

Ouvrage en cours de construction :

Batterie n°2 de Bonifacio (1888-1895). Armement : 2 canons de 19 cm Mle 1878 sur affût G.P.C., à partir de 1894 4 pièces identiques. Batterie désarmée en 1928.

 

Italie Centre

 

Place forte de Rome

Ouvrages en cours de construction :

Forte Trionfale (1882-1891), fort détaché de ceinture.

Forte Antenne (1882-1891), fort détaché de ceinture.

 

Roumanie

 

Place forte de Buccarest

Ouvrages en cours de construction :

14 forts détachés en cours de construction, Fort de Chitila est très avancé.

 

Ligne du Seret

Ouvrages en cours de construction :

Etat de la construction des fortifications de Bucarest d’après les Annales de Löbell de 1891, qui indique que ces défenses qui sont constituées de trois positions (Galats et Foscani aux deux extrémités et Nomoloasa au milieu), comprennent les ouvrages suivants :

Position de Focsani avec 3 lignes de batteries :

La 1ère ligne comprend 41 batteries ;

La 2e ligne comprend 15 batteries ;

La 3e ligne comprend 15 batteries.

Position de Nomoloasa avec 2 lignes de batteries :

La 1ère ligne comprend 22 batteries ;

La 2e ligne comprend 8 batteries.

Position de Galats avec 3 lignes de batteries :

La 1ère ligne comprend 29 batteries ;

La 2e ligne comprend 10 batteries ;

La 3e ligne comprend 12 batteries.

 

Expériences, innovations et progrès de la fortification et de l’artillerie de siège et de forteresse

 

Allemagne

1891. Mise en service de tube à âme en acier pour toutes les pièces en bronze (jusqu’en 1892 pour les mortiers).

1891 : mise en service du canon de 5 cm sur affût cuirassé ou de casemate (5 cm-Kanone in Panzer- und Kasemattenlafette).

 

Chroniques de l’année 1891

 

 

1891 divers

 

Roumanie, fortifications : place forte de Bucarest.

Un état de la construction des fortifications de Bucarest d’après les Annales de Löbell de 1891, nous indique que 14 forts sont en cours de construction ; les Fort de Chitila et Fort de Jilava sont très avancé en maçonnerie ; les autres forts sont loin d’être achevés ; aucune batterie intermédiaire n’a été commencée. Par ailleurs la voie ferrée construite par le 1er bataillon du 1er régiment du génie est en exploitation ; aucune décision n’a encore été prise en ce qui concerne les coupoles cuirassées et l’armement des ouvrages ; une commande de 10 obusiers Krupp de 21 cm et une commande de cuirassement à l’usine Gruson ont été passées.

Roumanie : fortifications : Ligne du Seret.

Etat de la construction des fortifications de Bucarest d’après les Annales de Löbell de 1891, qui indique que ces défenses qui sont constituées de trois positions (Galats et Foscani aux deux extrémités et Nomoloasa au milieu), comprennent les ouvrages suivants :

Position de Focsani avec 3 lignes de batteries : la 1ère comprenant 41 batteries ; la 2e comprenant 15 batteries ; la 3e comprenant 15 batteries.

Position de Nomoloasa avec 2 lignes de batteries : - la 1ère comprenant 22 batteries ; la 2e comprenant 8 batteries.

Position de Galats avec 3 lignes de batteries : - la 1ère comprenant 29 batteries ; la 2e comprenant 10 batteries ; la 3e comprenant 12 batteries.

Toutes ces batteries ainsi que les communications vers l’arrière sont à peu près terminées. D’autre part, l’armement en tant que pièces est au complet. Il est généralement conservé dans des dépôts.

A Focsani une batterie seulement est armée et sert aux manœuvres d’une compagnie d’artillerie de forteresse.

Actuellement, même si l’essentiel des lignes est terminé, elles ne sont pas opérationnelles, puisque les munitions font défaut (fabrication nationale dans deux ou trois ans).

Russie, armée : Expériences de tir contre les ballons captifs.

Une revue militaire française nous a livré cet article : « L’augmentation de la portée des armes, qui oblige souvent à entamer la lutte à des distances considérables, et l’adoption du principe de tir indirect ont conduit à la création d’observatoires élevés, transportables, d’où l’on peut découvrir les troupes, les batteries et les travaux de l’adversaire. De là l’introduction du ballon captif dans le matériel des armées de toutes les grandes puissances européennes. En 1891, au polygone d’Oust-Ijora, une batterie de 4 canons légers de campagne a tiré à obus à balles, à la distance de 3 200 m, contre un ballon captif de 640 m3 planant à 200 m de hauteur. Le tir fut réglé en 10 coups, des salves furent ensuite exécutées. Après le 30e coup (5e salve), le ballon se mit à descendre lentement ; il avait été percé par 5 éclats et 25 balles ».

 

Janvier 1991

France, Paris : incidents lors de la visite de la veuve de Frédéric-Guillaume de Hohenzollern.

La visite de la veuve de Frédéric-Guillaume de Hohenzollern, l’impératrice allemande Kaiserin Friedrich, mère du Kaiser Guillaume II, à Paris, provoque des manifestations anti-allemandes qui détériorent le climat politique.

 

Samedi 7 février 1891

Allemagne, armée : nouveau cgef d’état-major général.

Le comte « Graf Schlieffen » est nommé au poste de chef d’état-major général de l’armée impériale allemande. Il succède au conte Alfred von Waldersee. Dans un premier mémoire de 1891, il est question d’une « décision », qui devait à l’époque encore tombé à l’Est. Il regrettait que, à cause des systèmes fortifiés inviolables à l’Ouest que la décision d’attaquer ou de défendre ne soit pas dans les mains allemandes. La décision devra donc, par la force des choses, se faire contre la Russie, également parce que l’Autriche-Hongrie était incapable de résister à la pression des Russes sans l’aide de l’Allemagne. La poursuite de l’extension des fortifications russes de la Narew et de Niémen constituait un problème grandissant, qui rend de plus en plus difficile une attaque à partir de la Prusse occidentale et orientale. C’est pour cela que Schlieffen prévoyait initialement une offensive commune des forces allemandes et austro-hongroises à partir du Schleswig et de la Galicie en direction du sud de la Pologne.

 

Mardi 28 juillet 1891

Allemagne, Mutzig-Molsheim : projet de construction de nouvelles fortifications.

La construction des forts d’arrêt de Mutzig a été très discutée. Alors que le Graf von Schlieffen dans une note du 28 juillet 1891 adressée au directeur général du département de la guerre, le général Edouard Vogel von Falckenstein, s’était engagé pour la réalisation des fortifications près de Molsheim. Il écrit notamment : « Personne ne peut plus donner son accord à ce qui reste à présent de la conception du général von Brandenstein. L’Etat-major ne s’est jamais identifié à ces demi-vérités ». Pour terminer, von Schlieffen se prononce contre l’emploi de troupes actives (3 corps d’armée) pour la position de la Bruche. Cette mission devait être confiée à des troupes de forteresses. Le général von der Goltz est d’avis qu’une attaque française par Molsheim serait favorable aux opérations, puisque cette armée française devrait se scinder en deux pour s’en prendre d’un coté aux fortifications de Lorraine et de l’autre à celle de l’Alsace, ce qui donnerait la possibilité de battre chaque partie une à une.

 

Jeudi 27 août 1891

France – Russie : accord franco-russe.

La signature le 27 août 1891 d’un accord franco-russe renverse les alliances traditionnelles en Europe ; il est le prélude à une convention militaire. Néanmoins en France on reste toutefois inquiet sur les dispositions qua prendra l’Angleterre dont les relations sont mauvaises avec la Russie. On craint notamment un rapprochement de cette puissance avec la triple alliance.

 

Mercredi 30 septembre 1891

France, armée : suicide du général Boulanger.

Le général Boulanger se suicide sur la tombe de son égérie, Mme de Bonnemains, décédée à Bruxelles.

 

Jeudi 1er octobre 1891

Allemagne, Villé : inauguration d’une nouvelle ligne de chemin de fer.

Le 1er octobre 1891 a été inauguré la ligne de chemin de fer reliant Sélestat à Villé.

 

Jeudi 5 novembre 1891

Allemagne, fortification : projet de construction du fort de Mutzig et vers l’abandon des projets de fortifications à Sarrebourg.

Dans un mémoire « Denkschrift » du département général de la guerre « Allgemeine Kriegs-Departement », du 9 mai 1884 à Berlin, on avait demandé l’aménagement de fortifications à Sarrebourg « Saarburg » et Molsheim (ultérieurement F.K.W.II, actuel fort de Mutzig) avec la même mission que celle de la place forte de Sarrelouis « Saarlouis ». Dans les motifs on avait évoqué la possibilité d’une guerre sur deux fronts, ce qui impliquait la défense à l’Ouest et l’attaque à l’Est. Ces nouveaux aménagements devaient dans la mesure du possible assurer la liberté et la sécurité des opérations à l’Ouest. Une attaque avec un ennemi progressant de part et d’autre des Vosges se heurterait à la base nord de la montagne dans la région de Sarrebourg, et le passage d’une masse ennemie entre Strasbourg et la montagne, en tenant compte de la portée des pièces d’artillerie, serait en même temps impossible. Pour la place forte de Strasbourg la réalisation de ces nouveaux ouvrages représente un important gain de temps pour compléter sa mise en état de défense, puisque les ouvrages arrêtent l’avance ennemie. La possession des hauteurs près de Molsheim protège en plus la ligne de chemin de fer allant vers le front d’attaque probable Le Generalfeldmarschall von Moltke avait donné son accord à ce point de vue. Dans un ordre du cabinet impérial du 15 mai et du 25 octobre 1884 on avait donc décidé de construire les fortifications de Sarrebourg, et dans un autre ordre du cabinet impérial du 3 décembre 1885 inscrit Sarrebourg en tant que fortifications renforcées devant être construite en première ligne.

Par une nouvelle décision le centre de gravité « Schwerpunkt » de la défense devait être porté vers Molsheim, si bien que Sarrebourg avait à nouveau été abandonné. Molsheim représentait le point d’appui « Flügelstützpunkt » de l’aile droite de la position de la Bruche « Breusch-Stellung », qui devait barrer la vallée du Rhin face à une armée française venant du sud de Strasbourg et servir de position verrou « Abriegelstellung » face à l’Ouest. L’importance de Sarrebourg en tant que barrage des Vosges, compte tenu de la dotation de plus en plus grande des chemins de la montagne, passait de plus en plus en arrière-plan. Par ailleurs à cette époque les opinions étaient encore très partagées en ce qui concerne la valeur des fortifications d’arrêt « Sperrbefestigungen », alors que l’on portait un intérêt prioritaire à l’extension des grandes places fortes de Metz et de Strasbourg.

Avec l’ordre du cabinet impérial « A.K.O. » du 5 novembre 1891 on devait examiner si la fortification de la colline de Molsheim « Molsheimer Berg » permettait d’économiser des troupes et en contrepartie s’il fallait y installer des ouvrages permanents.

 

Mardi 1er décembre 1891

Allemagne, fortification : Projet de construction du fort de Mutzig.

Avec l’ordre du cabinet impérial « A.K.O. » du 5 novembre 1891 on devait examiner si la fortification de la colline de Molsheim « Molsheimer Berg » permettait d’économiser des troupes et en contrepartie s’il fallait y installer des ouvrages permanents.

On a répondu à la première question après que l’inspection générale des fortifications « General-Inspektion der Festungen » ait proposé le 1er décembre 1891 un projet correspondant, qui prévoyait une fortification cuirassée à cet emplacement, ce qui a été approuvé par la commission de défense du territoire « Landes-Verteidigungs-Kommissions ». A cause des difficultés locale on proposa d’ériger ces constructions en temps de paix, puisqu’en temps de guerre on ne disposera pas d’assez de temps avant qu’ils ne soient disponibles.

 

 

 

 

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