Chroniques 1886

 
 

Dernière mise à jour / Letzte Änderung : 23 / 03 / 2021 par MJR

 

Voici les chroniques de la place forte de Strasbourg. Pour aider à la compréhension de l’histoire particulière des fortifications et de la garnison de Strasbourg, nous vous proposons d’aborder toutes les facettes de la place forte, comme les activités des unités et des services. Nous avons ajouté quelques dates repères de l’histoire et des actualités qui influent sur le développement des techniques militaires. Certaines rubriques peuvent paraître anodines, comme un communiqué de désertion, mais ce dernier nous donne livre des informations sur la région de recrutement de cette unité ou sur l’équipement. Compte tenu que des erreurs de traduction sont toujours possibles, surtout avec des termes anciens, je garde souvent les mots et expressions allemandes entre guillemets. Toutefois, il s’agit bien de l’orthographe de l’époque.

Nous vous invitons donc à vous plonger dans l’ambiance et l’histoire de cette année 1886, mais prenez garde à gratter la couche de nationalisme que l’on retrouve à cette époque dans la presse allemande et française. L’histoire n’est pas figée. Les différentes recherches, études et analyses apportent régulièrement de nouveaux éléments. Cette chronique n’est donc pas définitiveet elle est régulièrement complétée et mise à jour. Chaque année de cette chronique commence par un bilan de la construction ou de la modernisation des ouvrages de fortification en cours, sur l’essentiel des pays européens, en tenant compte du tracé des frontières de l’époque. Ce bilan est certes incomplet, mais nous donne un bon apperçu de l’effort de défense de chaque pays cité.

 

Fortifications, ouvrages en cours de construction

 

Empire allemand

 

Cette rubrique concerne les fortifications allemandes en cours de construction ou de modernisation, sur le territoire allemand, en tenant compte des frontières de l’année en cours.

 

Allemagne Front Nord & fortifications côtières.

 

Place forte de Swinemünde

Ouvrage en cours de construction ou de modernisation :

Westbatterie (18 ?-1861). 1878-1887 : Réaménagement de la Westbatterie. 1905 : Renforcement du rempart de la Westbatterie. 1908-1910 : À la suite du progrès de l’artillerie une partie des pièces d’artillerie a été transférée. Construction d’une batterie sur les rives Est et Ouest.

Source : Gosch, Franck : Festungsbau an der Nordsee und Ostsee, Mittler & Sohn GmbH, Hamburg, 2003, page 139, S2938.

 

Allemagne Front Est

 

Place forte de Thorn

Ouvrage en cours de construction :

Feste König Wilhelm I (Buchta-Fort, 1886-1891 ou 1887-1890 d’après une autre source), fortification cuirassée « Panzerfort », 4 obusiers de 21 cm. Il s’agit du 1er fort d’arrêt allemand.

 

Place forte de Spandau

Fort II Fort Hahneberg (1 juillet 1882 – mai 1888). Fort détaché de ceinture de type Biehler, version modernisée à remparts bas pour l’infanterie, au tracé pentagonal de lunette aplatie, de taille moyenne à fossé sec, conçu pour un effectif de 356 hommes. Il comprend : 3 traverses-abris et 4 plates-formes double d’artillerie par face, 4 traverses et 4 plate-formes d’artillerie par flanc, une caserne de gorge brisée vers l’intérieur à deux niveaux, comprenant de gauche à droite 6 + 2 + 2 + 6 casemates et des latrines à l’extrémité de chaque aile ; flanquement des fossés par les remparts, par la caponnière double de saillant, les deux caponières d’épaule et la caponnière de gorgede la caserne de gorge ; entrée couverte par un tambour comprenant une place d’armes de gorge, un blockhaus de garde ; système de contres mines. Construction par la Société Heydt Schöttle et Schuster de Strasbourg. Compte tenu de sa construction tardive ce fort n’a été que très peu renforcé avec du béton après 1887, installation de grilles défensives et installations de batteries annexes : trois batteries annexes, deux sur l’angle de gorge, avec 8 obusiers de 15 cm et une sur le glacis du flanc droit avec 2 pièces de 15 cm ainsi qu’une batterie annexe sur l’angle de gorge gauche un abri à munitions avec 4 canons courts de 15 cm (plusieurs autres options de dotation d’artillerie sont préconisées). En 1895 abaissement du profil des traverses. 1927-1934 : occupation de l’ouvrage par une association technique d’aéronautique. 1934 : centre d’instruction de la Wehrmacht. 1945 à la fin de la guerre : des archives sont incendiés dans l’aile droite de la caserne. 1949 : début de destruction partielle, à l’explosif des murs de contrescarpe, puis abandon au milieu de la zone frontière du mur de Berlin. Octobre 1993 : création d’une association qui restaure le fort. 

 

Allemagne Front Sud

 

Place forte d’Ulm

Ouvrages en cours de construction :

Werk XXXVFort Oberer Eselsberg Nebenwerk (1883-1887), petit fort détaché, modernisé et renforcé en 1901, 1903-1904, caserne de gorge avec caponnière, tracé modernisé d’un fort détaché de type Biehler.

Werk XXXVIFort Oberer Eselsberg Hauptwerk (1881-1887), fort détaché de type Biehler à fossé sec de taille moyenne, 3 traverses-abris par front, à tracé modernisé avec rempart bas pour l’infanterie, lunette applatie, gorge rentrante bastionnée, caserne de gorge sur l’aile gauche. Modernisé et transformé en fort d’infanterie à partir de 1903. Renforcé avec du béton lors des travaux de mise en état de défense de 1914. 1944 : destruction à l’explosif, caserne très détérioriée. 1971 : démoli malgré les nombreuses protestations pour l’installation d’un centre logistique de l’université, il ne reste que les fossés et une partie des fronts. Etat : détruit à 80 %, un des rares forts de type Biehler où l’on aperçoit encore une caponnière double de tête.

 

Place forte d’Ingolstadt

Ouvrages en cours de construction :

Rive gauche du Danube

Fort II – Werk 145 (19 juillet 1877 – 27 juillet 1888) Fort Hartmann, érigé au nord-ouest de Hummelberg. La fin des travaux a été retardée par l’effondrement de la contrescarpe. Fort détaché de ceinture à fossé sec de type Biehler, au tracé pentagonal de lunette aplatie, de taille moyenne. Comprend 3 traverses-abris par face ; caserne de gorge à deux niveaux, brisée vers l’intérieur, comprenant de gauche à droite environ 3 + 6 + 6 + 5 casemates et 2 coffres de flanquement de part et d’autre de l’entrée ; un grand magasin à poudre sous chaque flanc ; une caponnière double à feux de revers sur le saillant et une caponnière simple sur chaque angle d’épaule. Alors que les forts de la rive gauche du Danube ont des fossés pleins d’eau, le Fort II est l’exception avec son fossé sec. 17 septembre 1888 – 18 avril 1891 : renforcement partiel de l’ouvrage. 1888-1897 aménagement des batteries annexes. Le fort à été détruit et le site avait été utilisé comme décharge. Quelques restes sont encore présents sous un monticule en herbe comme une partie de la batterie annexe gauche.

Fort III – Werk 146 (4 avril 1877 – 1er août 1887) Fort Von der Tann érigé sur le Kraiberg au sud-est de Gaimersheim. La construction a durée plus longtemps que prévu à cause des difficultés liées au terrain qui ont entraînées des éboulements. Grand fort détaché de ceinture à fossé sec de type Biehler, au tracé pentagonal de lunette aplatie. Comprend 4 traverses-abris par face ; caserne de gorge à deux niveaux, brisée vers l’intérieur, comprenant de gauche à droite environ 6 + 6 + 6 + 8 casemates et 2 coffres de flanquement de part et d’autre de l’entrée ; un grand magasin à poudre sous chaque flanc ; une caponnière double à feux de revers sur le saillant et une caponnière simple sur chaque angle d’épaule. C’était le plus grand fort de la gauche du Danube. 18 septembre 1888 – 18 juin 1891 : renforcement partiel de l’ouvrage. 1888-1892 construction des batteries annexes droite et gauche. 1940-1945 utilisé comme dépôt de munitions. Le glacis et les batteries annexes ont servi après la guerre à l’installation des réfugiers. 1946 : fort détruit à l’explosif. Etat : ce site est un parc public et quelques débris sont visibles.

 

Belgique

 

Cette rubrique concerne les fortifications en cours de construction ou de modernisation du royaume de Belgique, conformément aux frontières de l’année en cours.

Il est extrêmement difficile de dater précisément la construction des ouvrages de fortification belges. Souvent les dates de construction correspondent à l’année de la loi du programme de fortification, et d’autres indications nous donne des dates diverses. A défaut de disposer de documents ou de dates de construction plus précise, j’utilise les différentes options.

 

Place forte d’Anvers

Ouvrages en cours de construction :

Fort de Lier (1876-1893), également dénommé fort de Lierre.

Fort de Schoten (1885-1892), également dénommé fort de Schooten.

Fort de Steendorp (1877-1892) ou fort de Ruppelmonde : 1 coupole 2 x 15 cm.

Fort de Walem (1878-1893 ou 1876-1893 ?), également dénommé fort de Waelhem.

 

Danemark

 

Cette rubrique concerne les fortifications en cours de construction ou de modernisation du royaume du Danemark, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

Place forte de Copenhague.

Ouvrage en cours de construction :

Début de construction des fortifications cuirassées de Copenhague, réalisée par le COL. Sommerfeld.

Place forte de Copenhague

Ouvrage en cours de construction :

Fortifications cuirassées de Copenhague (1886- ?).

 

France

 

Cette rubrique concerne les fortifications françaises en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

France Front Ouest Côtes de la Mer du Nord – Manche et Atlantique

 

Place forte de Boulogne

Ouvrage en cours de construction :

Batterie du Mont de Couple (1886 environ) fort du Mont de Couppes ou Mont des Couples, au sud de la digue Carnot à l’emplacement d’un fort érigé en 1806-1807.

 

Place forte de Brest

Ouvrages en cours de construction :

Fort de Crozon (1883-1886), presqu’île de Crozon, fort au tracé pentagonal.

Réduit de Landouec (1885-1887).

 

France Front Nord-Est

 

Place forte du Quesnoy

Ouvrage en cours de modernisation :

Place forte du Quesnoy (1533) construction des premiers bastions. 1654 : place prise par les Français. 1668-1672 : importants travaux de modernisation sous la direction de Vauban. 1867 : déclassée. 1878 : reclassée. 1882-1886 : la place est réorganisée. 1901 : déclassée. Octobre 1918 : les Néozélandais prennent la place occupée par les Allemands à l’aide d’échelles d’assaut.

 

Place forte de Maubeuge

Ouvrages en cours de construction :

Batterie des Foyaux (monogramme 1886).

Batterie de Recquignies (1886) E de Maubeuge, altitude 170 m. Armement : 4 canons de 120 mm et 2 canons de 90 mm. Etat actuel : ouvrage très dégradé.

Source : Frijns Marco, Malchair Luc, Moulin Jean-Jacques, Puelinckx Jean : Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008, page 433, S2757.

Fort du Bourdiaux (1885-1888) fort Jourdan.

Ouvrage de Rock (1886) E de Maubeuge, altitude 180 m. Ouvrage comportant 3 batteries. 31/07/1914 : transformé en centre de résistance de Rocq.

Source : Frijns Marco, Malchair Luc, Moulin Jean-Jacques, Puelinckx Jean : Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008, page 442, S2757.

 

Position de La Fère – Laon – Soissons

Ouvrage en cours de construction :

Batterie de Condé-sur-l’Aisne (1877-1888). 16 février 1932 : déclassée.

 

Place forte de Verdun

Ouvrages en cours de construction :

Fort de Bois-Bourru (1881-1887) fortin de Caurra. Modernisé 1891-1894, 1904-1907, 1913-1914, 3 tourelles de mitrailleuses, 1 observatoire, 2 casemates de Bourges.

Fort de Choisel (1883-1885 ou 1883-1886) fort Manèque, poste puis fort pentagonal, modernisé 1894-1897, 1901, 1906-1912 : caserne bétonnée, 2 casemates de Bourges, une tourelle de mitrailleuses, 1 tourelle de canons de 75 Mle 05 ; 1916-1917 : transformé en centre de résistance avec réseau souterrain de galeries.

Fort de Douaumont (1885-1891) fort Gérard, grand fort en forme de pentagone à gorge rentrante, modernisé 1887-1889, 1901-1903, 1907-1909, 1911-1913, 1 tourelle de 75, 1 tourelle de 155, 2 tourelles de mitrailleuses, 5 observatoires, 1 casemate de Bourges.

Fort de Landrecourt (1883-1886) fort Jamin. 1890-1892 : installation d’une caserne de guerre. 1907-1910 : installation : 1 tourelle de 75 Mle 05, 2 tourelles de mitrailleuses, 3 observatoires cuirassés, 1 casemate de Bourges. 1914-1918 : installation d’un réseau de galeries souterraines.

Poste de Belle-Epine (1883-1886), poste, non renforcé.

 

Place forte de Toul

Ouvrages en cours de construction :

Fort de Bruley, poste puis fort, (1885-1887) fort Pully, modernisé 1904-1907 ; 1 tourelle de 75, 1 tourelle de mitrailleuses, 2 observatoires et 1 casemate de Bourges.

Fort de Gondreville, ouvrage puis fort, (1884-1887) fort Dahlmann, modernisé 1906-1909, 1 tourelle de 75 modèle 05, 1 tourelle de mitrailleuses, 2 observatoires cuirassés, 1 casemate de Bourges.

 

Place forte d’Epinal

Ouvrages en cours de construction :

Batterie de Besonfosse (1886), désigné sous M57 également dénommée batterie de Bezonfosse, érigée au NE du fort de Bambois.

Batteries de Dogneville (1884 la 1ère 1886 la 2e).

Batterie des Forges (1886) codé M6. 1893 : modernisé.

Dépôt intermédiaire de Beau Site (1886-1892) magasin souterrain.

Dépôt intermédiaire de Chaumousey (1886-1892) magasin sous roc devant alimenter la batterie M39 Batterie des Français ou ouvrage de Chamousey.

Magasin de la Cense Billot (1885-1886), magasin à poudre modèle 1874.

Magasin de la Camerelle (1886-1892), magasin sous roc.

Magasin de Chantraine (1886-1887) parfois appelé Poudrière de Grand Rupt, magasin sous roc.

 

Place forte de Belfort

Ouvrages en cours de construction :

Fort de Bessoncourtfort Sénarmont (1883-1886).

Fort du Bois d’Oye (1883-1886) fort Eblé, grand fort pentagonal à gorge rentrante.

 

Place forte de Pontarliers

Ouvrage en cours de construction :

Fort de Joux (1879-1887) comprend 2 casemates cuirassées Mle 1878 en fonte dure.

 

France Front Sud-Est

 

Place forte de Lyon

Ouvrage en cours de construction :

Rive droite de la Saône :

Deuxième ceinture de forts détachés :

Fort du Paillet (1883-1886) au nord-ouest de Lyon, sur la rive droite de la Saône. Tracé pentagonal. Etat actuel : appartient à la commune de Dardilly, très bon état de l’ouvrage, majorité des équipements en place. Occupé par plusieurs associations dont l’une qui fait visiter l’ouvrage.

 

Place forte d’Albertville

Ouvrage en cours de construction :

Blockhaus d’Alpettaz (1886-1888).

 

Place forte de Briançon

Ouvrages en cours de construction :

Baraquement du Granon (1885-1895), près du Col du Granon (2 404 m).

Blockhaus de la Grande Maye (1886 ou 1888 environ), fait partie de la position de la Grande Maye, une position de montagne.

Position de la Lauzette (1885-1888) comprend 4 batteries de la Lauzette et le blockhaus de la Lauzette ainsi que quelques aménagements.

 

Place forte de Saint-Michel de Maurienne

Ouvrage en cours de construction :

Blockhaus du Galibier (1886-1887) en contrebas du Col du Galibier.

 

Place forte de Modane

Ouvrage en cours de construction :

Fort du Replaton (1885-1891 ou diverses dates proposées entre 1884 à 1893) SO de Modane, altitude 1208 m. Fort d’interdiction situé sur un promontoire qui domine la gare de Modane-Fournaux, vis-à-vis du tunnel ferroviaire de Frejus reliant l’Italie, construit en 1857-1871, anciennement dénommé « tunel du Mont-Cenis » ou tunnel des Alpes. Fort comprenant 6 bastions. Il comprenait deux batteries annexes désignée A & B, alignée à 150 m au NE. 1888-1891 : renforcement complet du fort avec du béton spécial. 1913-1914 : construction d’une casemate de montagne dotée 4 canons de 95 mm sur affût de côte. 1919-1939 : ces casemates sont transformées pour recevoir des canons de 75 mm sur plateforme Arbel. Un observatoire bétonné est installé sur la bastion III. Juin 1940 : baptême du feu. 7 pièces de 75 du 164e RAP interviennent au profit des avant-postes. 1941-1944 : les troupes d’occupation allemandes percent le bastion du saillant, avec une entrée donnant sur le casernement extérieur, fermé par une porte blindée. 13_14/09/1944 : l’occupant évacue discrètement le fort devant l’Armée d’Afrique installée au fort du Sappey qui disposait de l’artillerie du fort du Télégraphe. 14/05/1991 : décret portant déclassement du domaine public militaire et en tant que place de guerre du fort, de la redoute et du baraquement du Replaton à Modane. Etat : malgré les divers bombardements qui ont à peine égratigné le béton, ouvrage dans un état satisfaisant. L’ouvrage est la propriété de l’association de la traversée des Alpes. Il est ouvert aux visites mais doit encore être restauré. Site Internet.

Sources : Les fortifications de Savoie, in l’Histoire en Savoie n°77, 2ème édition, 1990, pages 1-49, S0429. Frijns Marco, Malchair Luc, Moulin Jean-Jacques, Puelinckx Jean : Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008, pages 435-436, S2757.

Redoute du Replaton (1884-1892) SO de Modane, altitude 1203 m. Petit ouvrage d’artillerie qui occupe l’extrémité orientale du plateau du Replaton. Tracé en forme de fer à cheval. Elle comprend 3 plateformes en échelons refusés conçues pour recevoir chacune 1 canon de 95 mm. Dispose d’un magasin à poudre sous roc. 14/05/1991 : décret portant déclassement du domaine public militaire et en tant que place de guerre du fort, de la redoute et du baraquement du Replaton à Modane. Etat : l’ouvrage n’a pas été bombardé et est en un bon état de conservation.

Source : Frijns Marco, Malchair Luc, Moulin Jean-Jacques, Puelinckx Jean : Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008, page 436, S2757.

 

Place forte de Tournoux

Ouvrages en cours de construction :

Batterie du Cuguret (1885-1888).

Redoute de Roche la Croix (1884-1889) parfois dénommé fort Inférieur ou parfois orthographié Roche-Lacroix, place forte de Tournoux, commune de Val-d’Oronaye, altitude 1 908 m. Armement : 6 pièces de 138 mm sous casemates. 1890 : installation d’un magasin sous roc. 1935-1940 : construction d’un gros ouvrage de la ligne Maginot qui a nécessité l’arasement d’une partie de l’ouvrage. Site Internet.

Source : Frijns Marco, Malchair Luc, Moulin Jean-Jacques, Puelinckx Jean : Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008, page 440, S2757.

 

Place forte de Saint-Vincent

Ouvrage en cours de construction :

Batterie de Dormillouse (1884-1886) ouvrage de montagne.

 

Frontière italienne

Ouvrage en cours de construction :

Fort du Mont Bardonnet (1883-1886) Fort Suchet, 2 tourelles Mougin Mle 1876, près de Nice.

 

France Sud-Est – Front sud Côtes de la Méditérannée

 

Place forte de Nice

Ouvrage en cours de construction :

Batterie du Cauférat (1886-1887), batterie de côte située en arrière du Cap Ferrat.

Batterie des Granges (1883-1890) parfois dénommée batterie Basse.

Batterie du Mont Boron (1886-1887).

Batterie du Noyer (1883-1890), NE de Nice.

Casernement de Peïra Cava (1876-1887) caserne Crénan, avancée NE de Nice. Important casernement de montagne. 1939-1940 : occupée jusqu’en 1940 par les troupes alpines. Après 1945 : colonie de vacances.

Chiuse de Bauma Negra (1884-1887). Dispositif de coupure de route près de Nice avec 2 canons de 12 culasse.

Fort du Pic Charvet (1883-1890) sur l’avancée NO de Nice, comprend 3 batteries annexes (batterie du Noyer et batterie des Granges, et batterie annexe du Piton Est, 2 magasins à poudre sous roc.

Fort du Mont Bardonnet, (1883-1886) fort Suchet. 2 tourelles Mougin Mle 1876, près de Nice.

Fort du Mont Chauve d’Aspremont (1885-1888) fort La Palice.

Ouvrage du Piton Est (1883-1890) anvancée NO de Nice, petit ouvrage.

 

Place forte de Marseilles

 

Île de Ratonneau

Fort de Ratonneau (1886-1889) place de Marseille, île de Ratonneau. Armement : 4 mortiers de 270 mle 1889 sur affût GPC, 8 canons de 24 cm modèle 1878 sur affût GPC répartis en deux batteries, 4 canons de 95 mm modèle 1888 sur affût modèle 1904.

Sources : Frijns Marco, Malchair Luc, Moulin Jean-Jacques, Puelinckx Jean : Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008, page 415, S2757.

 

Place forte de Toulon

Ouvrage en cours de construction :

Batterie de la Croupe Lamalgue (1886) ensemble de 2 batteries côtière avec magasin sous roc. 1897-1898 : installation d’une batterie annexe.

 

Place forte de Port Vendres

Ouvrages en cours de construction :

Batterie de Cinq Cents (1885-1886), armement 2 pièces de 7 et une de 12.

Batterie de la Galline (1885-1886).

Batterie des Gascons (1885-1886).

Batterie du Pré (1885-1886) parfois dénommée batterie Nord des Gascon, S-SO de Port Vendres.

Sources : Frijns Marco, Malchair Luc, Moulin Jean-Jacques, Puelinckx Jean : Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008, page 409, S2757.

Tour Madeloc (1885-1886) batterie secondaire.

 

Italie

 

Cette rubrique concerne les fortifications italiennes en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

Italie Centre

 

Place forte de Rome

Ouvrages en cours de construction :

Forte Trionfale (1882-1891), fort détaché de ceinture.

Forte Antenne (1882-1891), fort détaché de ceinture.

 

Pays-Bas

 

Cette rubrique concerne les fortifications néerlandaises en cours de construction ou de modernisation conformément aux frontières de l’année en cours.

 

Ligne d’Utrecht – Nouvelle Ligne d’eau « Waterlinie »

 

Secteur Ouderkerk

Ouvrages en cours de construction :

Fort Waver Amstel (1886-1887), également dénommé Fort bij Waver-Amstel, Fort in Nessersluis, en language local Fort de Nes ou Fort Nessersluis. Renforcé en 1908-1912. Classé aux monuments historiques « Rijksmonument » et au patrimoine de l’UNESCO.

Fort bij Abcoude (1884-1887). Commune de Ronde Venen. Classé aux munuments historiques du royaume « Rijksmonument » et au patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

Roumanie

 

Cette rubrique concerne les fortifications roumaines en cours de construction ou de modernisation conformément aux frontières de l’année en cours.

 

Place forte de Bucarest

Ouvrage en cours de construction :

Construction des fortifications de Bucarest dont le plan adopté pour le camp retranché comprenait 18 forts situés à une distance de 12 à 13 km du centre de la place et laissant entre eux des intervalles de 3 à 4 kilomètres ; une batterie intermédiaire dans chacun des intervalles.

 

 

Expériences, innovations et progrès de la fortification et de l’artillerie de siège et de forteresse

 

France :

1886 : essais d’artillerie : essai d’obus à la mélinite au fort de La Malmaison

La Revue du Sectateur militaire a publié un article concernant des tirs d’essais réalisés avec les obus à la mélinite au Fort de la Malmaison : « On sait que le général Boulanger a assisté dernièrement à La Fère, ou plutôt à Chavignon, entre Laon et Soissons, à des expériences d’artillerie du plus haut intérêt, au triple point de vue de l’engin de projection, de la substance explosive et du projectile lui-même. L’engin nouveau modèle est, parait-il, un mortier de 220 ; la substance explosive est une composition chimique dont le secret n’a point été divulgué et à laquelle on donne le nom de mélinite ; le projectile est un obus de 22 centimètres du poids de 110 kg (quelques uns ont dit 500 kg, nous croyons qu’ils ont fait une grosse erreur). L’obus est armé, à son extrémité antérieure, d’une forte pointe d’acier, et possède une puissance destructive terrible, car il éclate à son point de chute en projetant, avec une force incroyable, ses débris tout autour de lui. C’est la 4e batterie du 3e bataillon d’artillerie de forteresse qui a procédé aux dernières expériences en présence du ministre de la guerre et d’un certain nombre de membres de la Commission du budget. Postée au village de Chavignon, elle tirait à une distance de trois kilomètres sur les fortifications du fort de La Malmaison. Les effets en ont été surprenants, sans comparaison possible avec tout ce que l’on a vu jusqu’aujourd’hui dans ce genre. Ce nouvel engin et la mélinite équivalent à une véritable révolution dans la science balistique et peut être dans l’art de la fortification. Il n’est pas possible de se rendre compte à présent de l’influence qu’aura certainement cette découverte sur le degré de garantie que peuvent offrir désormais les remparts des forteresses pour protéger une frontière menacée par l’ennemi. Il n’en est pas moins vrai que ce degré sera probablement amoindri pour toutes les constructions qui se trouveront sous le coup de forces aussi puissamment destructives.

Il y a, dans ce fait, matière à de graves réflexions. Car le secret des substances explosives de ce genre ne restera certainement pas longtemps le monopole de notre pays. En ce moment même les Allemands font des recherches et des expériences dans cette voie. Allons-nous donc retrouver, au même moment où la transformation de notre armement nous impose une dépense de 200 à 300 millions, dans la nécessité d’en consacrer 700 ou 800 à cuirasser, blinder, etc., plus solidement les murs de nos forteresses et leurs casemates ? Et où s’arrêteront les ces sacrifices ruineux ? Nul ne le saurait le dire. En attendant, toujours à l’œuvre, sinon pour attaquer, au moins pour pouvoir résister. Voilà notre lot. Nous ne saurions rester indifférents ou inactifs. Enfin, notre belle armée recommence à se montrer ».

Source : Chroniques de la Quinzaine in Le Spectateur militaire 34e volume : octobre, novembre, décembre 1886, page 181, S1358.

 

 

Chroniques de l’anné 1886

 

Janvier 1886

 

France, politique : nouveau ministre de la Guerre.

En janvier 1886, nomination du général Boulanger en tant que ministre de la Guerre. Il s’agit d’un politicien souhaitant la Revanche sur l’Allemagne. Sa nomination va susciter certaines inquiétudes en Allemagne et sera un des motifs pour accélérer les travaux de modernisation des fortifications de l’empire. En France à la suite d’une nouvelle loi sur l’armée, on constate un accroissement des dépenses pour la défense.

 

Mercredi 3 mars 1886

 

Bulgarie – Serbie, conflit : conclusion de la oaix.

Le 3 mars 1886, la Paix de Bucarest est conclue entre la Bulgarie et la Serbie.

 

Mercredi 17 mars 1886

 

Allemagne, fortifications : nouvelle politique pour la construction des fortifications.

La mort prématurée du directeur du génie von Brandenstein le 17 mars 1886 a empêché la réalisation de ces idées, car son successeur, le général Gustav von Stiehle était peu ouvert aux idées de Brandenstein.

 

Lundi 17 mai 1886

 

Allemagne, Strasbourg place forte : projet de remplacement des ponts des forts à fossé sec par des rampes.

Une note française de renseignement nous apprend ceci : « Dans une quinzaine de jours, on doit commencer les travaux d’établissement des rampes dans tous les forts à fossés secs de Strasbourg. Dans une note du 17 mai 1886, j’ai fait connaître que ce travail avait été fait, à titre d’essais au Fort Bismarck.

Des éboulements se sont produits au Fort Fransecky Wantzenau, on construit en ce moment des murs de soutènements dans cet ouvrage. Le fort se trouvant à une trop grande distance de celui de Blumenthal - Auenheim rive droite il est question de construire un fortin sur une île formée par un bras du Rhin entre la Wantzenau et Auenheim ».

Source : Service Historique de la Défense ; Article 8, Note de renseignement du 26 juin 1886 à Avricourt, S1216.

 

Samedi 26 juin 1886

 

Allemagne, Strasbourg place forte : note de renseignement française.

Une note de renseignement française établie le 26 juin 1886 nous livre les informations suivantes concernant les travaux au niveau des forts et ouvrages détachés de Strasbourg.

Dans une quinzaine de jours doivent commencer les travaux d’établissement des rampes dans tous les forts à fossés secs de Strasbourg. La note du 17 mai 1886 avait déjà évoqué ce type de travaux à titre d’essais au Fort Bismarck.

Des éboulements se sont produits au Fort Fransecky Wantzenau, on construit en ce moment des murs de soutènements dans cet ouvrage.

Le fort se trouvant à une trop grande distance de celui de Blumenthal - Auhenheim rive droite il est question de construire un fortin sur une île formée par un bras du Rhin entre la Wantzenau et Auhenheim. A priori on évoque ici la construction du futur ouvrage intermédiaire Neu-Empert.

Source : Service Historique de la Défense ; Article 8, Note de renseignement du 26 juin 1886 à Avricourt, S1216.

 

Lundi 19 juillet 1886

 

Allemagne, Strasbourg place forte : travaux de construction des rampes dans les forts à fossé sec.

D’après une notre française de renseignement datée du 20 juillet 1886, hier 19 juillet 1886, on a commencé la démolition des ponts dans les forts à fossés secs, et à construire des rampes d’accès ; ces travaux devront être terminés dans six semaines. En tennat compte des notes précédentes, il s’agit des rampes installées dans les forts Moltke, Roon, Kronprinz, Baden et Kronprinz von Sachsen. Les travaux au niveau du Fort Bismarck étaient déjà en cours en mai 1886 à titre d’essais.

Source : Service Historique de la Défense ; Article 8, Note de renseignement du 20 juillet 1886 à Avricourt, S1216.

 

Jeudi 22 juillet 1886

 

Allemagne, Strasbourg place forte : travaux de construction des rampes dans les forts à fossé sec.

Une note française de renseignement du 22 juillet 1886 nous informe que le projet d’établissement des rampes dans les forts à fossés secs de Strasbourg est approuvé. Dans les bureaux du génie à Strasbourg on est actuellement occupé à faire des croquis d’exécution. La modification dont il s’agit existe déjà au Fort Bismarck, elle reste à exécuter dans les cinq autres forts à fossés secs. Les travaux seront commencés dans un délai de deux mois. Cette note est un peu contradictoire par rapport à celle du 19 juillet 1886 où l’on annonce le début des travaux de démolition. Il est également fort probable que le service des fortifications a pris de l’avance en lançant les travaux de démolition pour préparer ces futurs travaux. Ils nécessitent toutefois la démolition du pont en maçonnerie enjambant le fossé, une modification importante du blockhaus de garde et un abaissement général de la hauteur du portail d’entrée au niveau de la façade de gorge.

Source : Service Historique de la Défense ; Article 8, Note de renseignement du 22 juillet 1886 à Avricourt, S1216.

 

Mardi 7 septembre 1886

 

Bulgarie, politique : le prince Alexandre de Bulgarie est renversé

À la suite des pressions de la Russie, le prince Alexandre de Bulgariel se résigne à ne plus monter sur le trône. Régence de Stambulow. Le général russe Kaulbars s’occupe de la russification de la Bulgarie.

 

Mardi 5 octobre 1886

 

Allemagne, Strasbourg place forte : projet de construction d’ouvrages intermédiaires.

Une notre française de renseignement datée du 5 octobre 1886 nous informe : « Il a été rendu compte, le 26 juin dernier, que le génie militaire allemand devait faire construire un ouvrage dans une île formée par un bras du Rhin entre Wantzenau et Auenheim. Notre correspondant apprend que le plan de cet ouvrage est adopté par le ministre de la Guerre et que les travaux commenceront sous peu. D’autres ouvrages du même genre, c’est-à-dire devant renfermer 6 pièces de canon, doivent être établis entre divers forts de la place ».

Source : Service Historique de la Défense ; Article 8, Note de renseignement du 5 octobre 1886 à Avricourt, S1216.

 

Samedi 9 octobre 1886

 

Allemagne, Strasbourg place forte : projet de modification des murs de constrescarpe des forts détachés et de démolition de la caponnière du saillant.

Une notre française de renseignement datée du 9 octobre 1886 nous informe : « Etude sur la fortification des murs de contrescarpe et des glacis aux saillants des forts. La Direction du génie de Strasbourg vient de recevoir l’ordre de Berlin d’avoir à élaborer et sur de nouvelles bases un projet de modification des murs de la contrescarpe et des glacis aux saillants des forts ; les fossés ne seront plus élargis, ils seront au contraire rétrécis, les murs de la contrescarpe seront plus élevés ainsi que les parapets des glacis, qui auront au moins 3 mètres d’élévation en plus. Les travaux de modification qu’on veut exécuter seront considérables. On parle aussi de la démolition des caponnières maçonnées pour les remplacer par des caponnières cuirassées. La Direction du Génie vient aussi de louer une bande de terrain autour des forts et notamment au fort Bismarck, terrain qui confine aux glacis des saillants et des épaules, à raison de 10 marks l’are. Ces travaux seront exécutés aussitôt que les projets seront élaborés et ratifiés ».

Source : Service Historique de la Défense ; Article 8, Section 1, 1881-1917 Places étrangères : Strasbourg ; Note de renseignement du 9 octobre 1886 à Avricourt, S1216.

 

Lundi 18 octobre 1886

 

Allemagne, Strasbourg place forte : remplacement des portes et volets de casemates.

Une note française de renseignement du 18 octobre 1886 nous livre les informations suivantes : « Remplacement des volets des casemates jugés insuffisants et rectification du tracé des forts de Strasbourg. Il paraît que l’on a constaté que la porte et les volets des casemates des forts et de l’enceinte de la place de Strasbourg ne pourraient pas résister aux balles du fusil à répétition français. Pour ce motif, on va les remplacer dans le courant de cet hiver par d’autres en acier Bessemer. Un correspondant de Strasbourg nous a également fait savoir qu’à la suite de récentes expériences, le tracé des forts de Strasbourg serait modifié : la ligne brisée au milieu de laquelle se trouve la caponnière serait changée en ligne droite ou tout au moins le saillant serait-il sensiblement aplati. Notre correspondant n’a que des renseignements très vagues à ce sujet, renseignements qui lui ont été donnés par un garde du génie ».

Une autre note française de renseignement nous livre les informations suivantes : « Rectification des profils des glacis et des fossés aux saillants. Dans une récente correspondance il a été dit que le génie allemand venait d’établir des projets en vue de changer les profils du glacis et des fossés aux saillants. L’ordre d’en faire les devis est arrivé de Berlin à Strasbourg. Mais depuis, tout a été ajourné. Le 14 octobre 1886, l’ordre est arrivé de Berlin de suspendre le travail et d’attendre l’arrivée de nouveaux projets qu’on est en ce moment en train d’élaborer à Berlin. Les changements prévus dans les premiers projets ont été trouvé insuffisants. Il paraît que les fossés seront en partie déplacés, d’après les nouveaux projets, les glacis seront plus élevés, enfin les profils seront complètement changés ».

Remarque : a priori il s’agit du projet de suppression des caponnières du saillant dans les forts à fossés secs. Indications intéressantes, ces renseignements proviennent d’un garde du génie « Wallmeister » travaillant vraisemblablement au service des fortifications de Strasbourg.

Source : Service Historique de la Défense ; Article 8, Section 1, 1881-1917 Places étrangères : Strasbourg ; Note de renseignement du 18 octobre 1886 à Avricourt, S1216.

 

Décembre 1886

 

France, politique : changement au niveau du Gouvernement.

Goblet est nommé président du Conseil et le général Boulanger reste ministre de la Guerre.

 

Mercredi 8 décembre 1886

 

Allemagne, fortifications : complément de mesures concernant le renforcement des places de Mayence et d’Ingolstadt et le sort des places devenues inutiles.

Avec l’ordre du cabinet impérial « A.K.O. » du 8 décembre 1886, on décida de moderniser les places fortes de Mayence et d’Ingolstadt pour qu’elles soient en mesure de résister à une attaque formelle de courte durée, c’est-à-dire capable de résister à une armée de campagne renforcée par quelques batteries lourdes, tandis que les ouvrages de Coblence, Spandau, les fortifications terrestres de Wilhelmshaven, le fort « Nennungsfort » de Memmel et les fortifications encore restantes de Marienburg doivent rester en l’état. Pour Ulm, Rastatt, Wesel, Glogau, Neisse, Glatz, Torgau et Danzig, il faut envisager l’abandon de quelques ouvrages et organes de fortifications lorsque les conditions requises c’est-à-dire les avantages directs pour la défense –meilleure concentration des forces, amélioration de l’efficacité des feux, moins de risque d’attaque brusquées - seront obtenues.

Source : Walter Dumsky : Die deutschen Festungen von 1871 bis 1914 : Strategische Bedeutung und technische Entwicklung.  Erlanger Historische Studien herausgegeben von Professor Dr. Karl-Heinz Ruffmann Professor Dr. Hubert Rumpel. Bd. / Vol. 11 ; Edition Peter Lang, Frankfurt am Main, New York, Paris ; 1987 ; page 41, S0083.

 

Allemagne, Neuf-Brisach place forte : renforcement de la place forte.

Avec l’ordre du cabinet impérial « A.K.O. » du 8 décembre 1886 décide le maintien et le renforcement de la place forte de Neuf-Brisach.

 

Jeudi 30 décembre 1886

 

Allemagne, Strasbourg place forte : ordonnance impériale pour la construction de 5 ouvrages intermédiaires.

Par une ordonnance du cabinet impérial les autorités allemandes décident de la construction de cinq ouvrages intermédiaires « Zwischenwerke » à Strasbourg.

 

 

 

 

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