Chroniques 1892

 
 
 

Dernière mise à jour / Letzte Änderung : 27 / 03 / 2021 par MJR

 

 

Fortifications, ouvrages en cours de construction ou de modernisation

 

 

Empire allemand

 

Cette rubrique concerne les fortifications allemandes en cours de construction ou de modernisation, sur le territoire allemand, en tenant compte des frontières de l’année en cours.

 

Allemagne, Front Nord, mer du Nord et mer Baltique

 

Gravures publiées en 1892 concernant la construction d’ouvrages cuirassés sur les côtes de l’Allemagne du Nord. Ces gravures ont été publiées dans « L’outillage d’une armée ».

Construction de casemates cuirassées de la société Gruson pour les fortifications côtières.

Source : S0875, L’outillage d’une armée, 1892, p. 279.

Montage d’une coupole cuirassées de la société Gruson pour les fortifications côtières.

Source : S0875, L’outillage d’une armée, 1892, p. 286.

Construction de tourelles pour les fortifications côtières.

Source : S0875, L’outillage d’une armée, 1892, p. 284.

 

Allemagne Front Est

 

Place forte de Graudenz

Ouvrage en cours de construction :

Kleiner Pfaffenberg (1892-1895 ou autre source 1891-1898). Nom polonais : Fort Lukasinskiego. Site Internet.

 

Source : S0081 : Rudi Rolf : Die Deutsche Panzerfortifikation. Die Panzerfesten von Metz und ihre Vorgeschiche ; 1991 ; Biblio Verlag, Osnabrück.

 

Place forte de Thorn

Ouvrage en cours de construction :

Batterie Grünthalmühle (1888-1892).

Source : S0081 : Rudi Rolf : Die Deutsche Panzerfortifikation. Die Panzerfesten von Metz und ihre Vorgeschiche ; 1991 ; Biblio Verlag, Osnabrück.

 

Allemagne Front Ouest

 

Place forte de Koblenz

Ouvrage en cours de construction et de modernisation :

Rive droite du Rhin

Werk Pleitenberg (1826-1828). Installé sur l’emplacement d’anciennes fortifications françaises du Pleitenberg lors du siège de 1799, d’abord sous la forme d’un magasin à poudre défensif. 1830-1831 : l’ouvrage est muni d’une enveloppe. Cet ouvrage en terre était une lunette comportait une face de 40 m, un flanc gauche de 20 m et un flanc droit de 10 m, aménagé pour l’infanterie et l’artillerie, avec un fossé sec. La gorge ouverte était munie d’une grille. 1859 : installation d’une citerne. 1867 : l’ouvrage est remodelé et relié à l’ouvrage Nöllenkopf / Fort Rheineck. 24/04/1876 : AKO ordonnant l’arrêt des travaux de modernisation. 1892 : transformé en ouvrage d’infanterie avec suppression des plateformes d’artillerie. 1900 : derniers travaux sur l’ouvrage. 1920-1921 : arasement complet de l’ouvrage dans le cadre du Traité de Versailles. Etat : arasé.

 

Place forte de Strasbourg

Ouvrage en cours de construction :

Rive gauche du Rhin

Infanterie-Stützpunkt bei KM 119 (1889-1891 ou 1891-1892 d’après une autre source), au bord du Rhin SO de Strasbourg, point d’appui du kilomètre 119, point d’appui d’infanterie avec fossé plein d’eau.

 

Allemagne Front Sud

 

Place forte d’Ingolstadt.

Ouvrages en cours de construction :

Rive gauche du Danube

Zwischenwerk Nr. 1 – Werk 191 (1er février 1890 – 31 janvier 1892), ouvrage intermédiaire érigé à la sortie ouest de Gerolfing. Lunette à fossé plein d’eau. L’ouvrage est pratiquement détruit hormis quelques petites ruines. 

Zwischenwerk Nr. 5 – Werk 193 (23 mars 1891 – 22 mars 1894). Errigé au Nord de Großmehring. Ouvrage intermédiaire sous la forme d’une demi-redoute à fossé sec compètement différent des autres. Flanquement des fossés par deux coffres de constrescarpe relié à l’ouvrage par une poterne souterraine et une caponnière double à la gorge. L’ouvrage disposait de plus de casemates et d’une poterne sous traverse en capitale ; blockhaus de chemin couvert sur l’angle d’épaule droit. L’ouvrage a été détruit et quelques débris étaient encore visibles sur un terrain privé.

Rive droite du Danube

Batterie Paarmündung – Werk 194 (2 mars 1891 – 1er mars 1892). Compte tenue de l’alliance avec l’Autriche-Hongrie, batterie érigée par mesure d’économie à la place d’un ouvrage intermédiaire, près de l’embouchure de la rivière Paar près du pont du Danube à côté de Grossmehring, à cent mètres en amont. Batterie avec 4 emplacements à ciel ouvert avec abri d’artilleur et abri à munitions. Après la 1ère guerre mondiale l’embouchure de la Paar a été transférrée et la batterie a complètement disparue.

Zwischenwerk Nr. 9 – Werk 192 (11 septembre 1890 – 9 novembre 1892) dénommé Fort Rosenschwaig dans le language populaire, situé près du Danube à Rosenschwaige. Ouvrage intermédaiire sous forme de lunette à fossé plein d’eau. Ouvrage détruit mais le fossé, les remparts, et de nombreux débris sont encore visibles. La batterie annexe droite est encore visible.

 

Belgique

 

Cette rubrique concerne les fortifications en cours de construction ou de modernisation du royaume de Belgique, conformément aux frontières de l’année en cours.

Il est extrêmement difficile de dater précisément la construction des ouvrages de fortification belges. Souvent les dates de construction correspondent à l’année de la loi du programme de fortification, et d’autres indications nous donne des dates diverses. A défaut de disposer de documents ou de dates de construction plus précise, j’utilise les différentes options.

 

Place forte d’Anvers

Ouvrages en cours de construction :

Fort de Walem (1878-1893 ou 1876-1893), également dénommé Fort de Waelhem.

Fort de Steendorp (1877-1892) ou Fort de Ruppelmonde : 1 coupole 2 x 15 cm.

Fort de Schoten (1885-1892), également dénommé Fort de Schooten.

Fort de Lier (1876-1893), également dénommé Fort de Lierre.

 

Place forte de Liège

La nouvelle ceinture de forts détachés de Liège comprend 12 forts érigés entre 1888 et 1892. Il s’agit de 6 grands forts et six petits forts au tracé triangulaire, construits en béton. Lors de leur conception, les forts conçus par le général Brialmont ont été conçu pour résister à un bombardement d’artillerie au canon de 21 cm.

Ouvrages en cours de construction :

Rive droite de la Meuse

Fort de Barchon (1888-1892), grand fort au tracé triangulaire érigé au NE de Liège, sur la rive droite de la Meuse. 8 août 1914 : reddition du fort. 1914-1918 : améliorations faites par les troupes d’occupation allemandes, le débouché d’infanterie, le tambour d’entrée, la ventilation et la protection des fenêtres. 1928-1940 environ : modernisation, renforcement et réarmement ; installation d’une tour d’air, remplacement du générateur électrique et de l’armement comme les tourelles de 75 mm, dont la seule qui existe encore dans un fort. 18 mai 1940 : reddition du fort. Actuellement : fort équipé de pistes d’aventure et ouvert aux visites environ 6 fois par an.

Fort de Chaudfontaine (1888-1892), petit fort au tracé trapézoïdal, érigé au sud-est de Liège, sur la rive droite de la Meuse. Armement à longue portée : 1 coupole cuirassée Gruson avec un obusier Krupp de 21 cm ; 1 coupole cuirassée du Creusot avec 2 canons de 15 cm ; 2 coupoles cuirassées Châtillon-Comentry avec 2 canons Krupp de 12 cm. Défense rapprochée : 4 coupoles à éclipse de Gruson, avec un canon de 5,7 cm à tir rapide ; 4 canons de 5,7 cm à tir rapide sur affût à chandelier, disposé dans le coffre de tête ; 4 canons identiques dans les casemates du fossé de gorge ; 1 canon identique dans la casemate défendant la rampe d’accès ; un phare sous coupole blindée servant également pour la communication. 12 août 1924 : premier bombardement allemand. 13 août 1914 : lors du siège un obus allemand explose dans un magasin à munitions et le fort explose entraînant environ 50 victimes. 1933 - 1940 : rénovation, consolidation et réarmement du fort : installation d’une tour de prise d’air ; rebétonnage des superstructures ; obturation des fenêtres du casernement ; construction d’une caserne du temps de paix à l’extérieur ; modernisation de l’armement ; instalation d’un groupe électrogène diesel de 130 CV ; installation d’un réseau de téléphonie ; construction d’abirs observatoires extérieurs. 17 mai 1940 : après un bombardement par la Luftwaffe, le fort est abandonné en fin de journée. 1983 : installation d’une société de tir. 1990 : le fort est rebaptisé fort Advendure et aménagé avec des parcours d’aventure pour adlutes et enfants.

Fort d’Embourg (1888-1892), petit fort au tracé tracé trapézoïdal, construit au SE de Liège, sur la rive droite de la Meuse. Plus petit des forts de Liège. Armement à longue portée : 1 coupole cuirassée Gruson avec un obusier Krupp de 21 cm ; 1 coupole cuirassée du Creusot avec 2 canons de 15 cm ; 2 coupoles cuirassées Châtillon-Comentry avec chacune 1 canon Krupp de 12 cm. Défense rapprochée : 4 coupoles à éclipse de Gruson, avec un canon de 5,7 cm à tir rapide ; 1 tourelle d’observation équipée d’un projecteur ; 9 canons de 5,7 cm à tir rapide sur affût à chandelier, disposés dans les coffres. 12 au 13 août 1914 : bombardement allemand, le fort se rend le soir. 1914-1915 : troupes allemandes d’occupation apportent quelques modifications. 1933-1940 : modernisation de l’armement : 4 tourelles remplacées par des tourelles équipées de canons de 75 mm et installation d’une batterie anti-aérienne ; amélioration de la ventilation et des réseau électrique et de téléphonie ; construction d’un casernement équipée d’une cloche pour fusil automatique et d’une tour prise d’air. 13 mai 1940 : le fort est encerlé par les forces allemandes. 17 mai 1940 : après un incessant bombardement d’artillerie et d’aviation, le fort se rend vers 20 heures. 1946 : création d’une association commémorative. Elle érige un monument et un musée et réalise les visites guidées au profit du public.

Fort d’Evegnée (1888-1892), petit fort érigé à l’Est de Liège, sur la rive droite de la Meuse. Armement à longue portée : 1 coupole cuirassée Gruson avec un obusier Krupp de 21 cm ; 1 coupole cuirassée du Creusot avec 2 canons de 15 cm ; 2 coupoles cuirassées Châtillon-Comentry avec chacune 1 canon Krupp de 12 cm. Défense rapprochée : 3 coupoles à éclipse de Gruson, avec un canon de 5,7 cm à tir rapide ; 1 tourelle d’observation équipée d’un projecteur ; 6 canons de 5,7 cm à tir rapide sur affût à chandelier, disposés dans les coffres. 10 au 11 août 1914 : attaque et bombardement du fort par les troupes allemandes ; il se rend à 15h30. 1915-1916 : durant l’occupation par les troupes allemandes, quelques améliorations sont apportées. 1933-1940 : amélioration de l’armement : nouveaux canons et une batterie antiaérienne ; amélioration de la ventilation, de la protection, des réseaux électriques et de communication ; construction d’un abri d’infanterie surmonté d’une cloche avec fusil automatique ; construction d’une tour d’aération et d’une sortie de secours. 16 mai 1940 : attaque du fort. 19 mai 1940 à 16h00 : reddition du fort. 1971 : le fort est propriété des Forges de Zeebrugge qui l’utilise comme dépôt et centre d’essais de roquettes. Tout l’équipement militaire avait été retiré avant sa reconversion.

Fort de Fléron (1888-1892) ; grand fort au tracé triangulaire érigé au SE de Liège, sur la rive droite de la Meuse. Armement à longue portée : 1 coupole cuirassée Gruson avec un obusier Krupp de 21 cm ; 1 coupole cuirassée du Creusot avec 2 canons de 15 cm ; 2 coupoles cuirassées Châtillon-Comentry avec chacune 2 canons Krupp de 12 cm. Défense rapprochée : 4 coupoles à éclipse de Gruson, avec un canon de 5,7 cm à tir rapide ; 1 tourelle d’observation équipée d’un projecteur ; 8 canons de 5,7 cm à tir rapide sur affût à chandelier, disposés dans les coffres. 11-14 août 1914 : bombardement et reddition du fort à 9h45. 1937-1940 : remplacement des canons de 21 cm par des 15 cm de plus grande portée ; remplacement des canons de 15 cm par des mitrailleuses et des lance-grenades ; canons de 12 cm remplacés par deux tourelles avec 2 canons de 105 mm ; ajout de 3 tourelles de 75 mm. Modernisation de la ventilation, des sanitaires, du réseau électrique et des moyens de communication. Ajout d’une tour prise d’air. 10-17 mai 1940 : bombardement et attaque du fort puis reddition. Après 1945 : fort enseveli et recouvert d’un parc arboré.

Rive gauche de la Meuse

Fort de Boncelles (1888-1892) ; grand fort triangulaire érigé au SE de Liège sur la rive gauche de la Meuse. Armement à longue portée : 2 coupoles cuirassées Gruson avec un obusier Krupp de 21 cm ; 1 coupole cuirassée du Creusot avec 2 canons de 15 cm ; 2 coupoles cuirassées Châtillon-Comentry avec 2 canons Krupp de 12 cm. Défense rapprochée : 4 coupoles à éclipse de Gruson, avec un canon de 5,7 cm à tir rapide ; 9 canons de 5,7 cm à tir rapide sur affût à chandelier disposé dans les coffres ; un phare sous coupole blindée à éclipse servant également pour la communication, 4 projecteurs à arc dans les coffres. 5-6 août 1914 : attaque et reddition du fort. 1928-1940 : réarmement du fort avec 4 tourelles pour canon de 75 mm et installation d’une tour de prise d’air. 16 mai 1940 : attaque et reddition du fort. Après 1945 : fort reste dans le domaine militaire et est transformé en dépôt puis abandonné. Vers 1980 : comblement des fossés et construction d’un lotissement autour de l’ouvrage. Seule la tour qui devient un centre d’interprètation touristique et l’entrée principale sont encore visibles. 2010 : installation d’une exposition de chars de combat.

Fort de Flemalle (1888-1892), grand fort au tracé quadrangulaire érigé au SO de Liège, sur la rive gauche de la Meuse. Armement à longue portée : 1 coupole cuirassée Gruson avec un obusier Krupp de 21 cm ; 1 coupole cuirassée du Creusot avec 2 canons de 15 cm ; 2 coupoles cuirassées Châtillon-Comentry avec chacune 1 canon Krupp de 12 cm. Défense rapprochée : 4 coupoles à éclipse de Gruson, avec un canon de 5,7 cm à tir rapide ; 1 tourelle d’observation équipée d’un projecteur ; 11 canons de 5,7 cm à tir rapide sur affût à chandelier, disposés dans les coffres. 16 août 1914 à 7h10 : reddition du fort de Fléron. 1914-1918 : les troupes allemandes d’occupation améliore la ventilation, du générateur électrique, et une casemate pour protéger le déboucher d’infanterie. 1937-1940 : renforcement de l’ouvrage, installation d’une tour prise d’air, remplacement des tourelles par 4 tourelles avec 1 canon de 75 mm, 1 tourelle avec 2 canons de 105 mm, 1 tourelle avec 1 canon de 150 mm, 1 tourelle avec 1 mitrailleuse maxi et 2 lance-grenades, 1 batterie antiaérienne et les canons de 57 mm sont remplacés par des mitrailleuses. Modernisation de la ventilation, des sanitaires et du réseau de communication et réseau électrique. 15 mai 1940 : bombardement et destruction des tourelles. 16 mai 1940 : reddition du fort. 1940-1945 : durant l’occupation les équipements sont enlevés. Années 1960 : ferraillage du reste de l’équipement. 1992 : une association prend en compte l’ouvrage, installe un musée et l’ouvre aux visites.

Fort d’Hollogne (1888-1892), petit fort au tracé triangulaire érigé à l’Ouest de Liège, sur la rive gauche de la Meuse. Armement à longue portée : 1 coupole cuirassée Gruson avec un obusier Krupp de 21 cm ; 2 coupoles cuirassées Châtillon-Comentry avec chacune 1 canon Krupp de 12 cm. Défense rapprochée : 3 coupoles à éclipse de Gruson, avec un canon de 5,7 cm à tir rapide ; 1 tourelle d’observation équipée d’un projecteur ; 7 canons de 5,7 cm à tir rapide sur affût à chandelier, disposés dans les coffres. 13-16 août 1914 : bombardement et attaque du fort, puis reddition à 7h30. 1914-1917 : quelques modifications apportées pendant l’occupation allemande. Après 1918 : fort utilisé comme dépôt de munitions. Mai 1940 : bombardement aérien allemand. 1940-1944 : projet d’installation d’une base de V2. 1944-1945 : installation d’un hôpital américain. 1945 : Dépôt de munitions et jusqu’en 1991 poste de commandement de la force aérienne belges. 1997 : transféré et intégré à l’aéroport de Liège, restauré et géré par une association.

Fort de Lantin (1888-1892), petit fort au tracé triangulaire érigé au NO de Liège, sur la rive gauche de la Meuse. Armement à longue portée : 1 coupole cuirassée Gruson avec un obusier Krupp de 21 cm ; 1 coupole cuirassée du Creusot avec 2 canons de 15 cm ; 2 coupoles cuirassées Châtillon-Comentry avec chacune 1 canon Krupp de 12 cm. Défense rapprochée : 3 coupoles à éclipse de Gruson, avec un canon de 5,7 cm à tir rapide ; 1 tourelle d’observation équipée d’un projecteur ; 6 canons de 5,7 cm à tir rapide sur affût à chandelier, disposés dans les coffres. 10-15 août 1914 : bombardement, attaque puis reddition du fort vers 12h00. 1945 : après la guerre utilisé comme terrain de manœuvre et stand de tir. 1983 : acuiqition et restauration par une association qui organise les visites.

Porche d’entrée du fort de Lantin © Photographie MJR Juillet 2010.

 

Fort de Liers (1888-1892), petit fort au tracé triangulaire situé au nord de Liège, sur la rive gauche de la Meuse. Armement à longue portée : 1 coupole cuirassée Gruson avec un obusier Krupp de 21 cm ; 1 coupole cuirassée du Creusot avec 2 canons de 15 cm ; 2 coupoles cuirassées Châtillon-Comentry avec chacune 1 canon Krupp de 12 cm. Défense rapprochée : des coupoles à éclipse de Gruson, avec un canon de 5,7 cm à tir rapide ; des canons de 5,7 cm à tir rapide sur affût à chandelier, disposés dans les coffres. 13-14 août 1914 : bombardement, attaque et reddition du fort. Après 1918 : utilisé comme dépôt de munitions. 1949 : vendu au franc symbolique à la société FN qui est désormais nommé TechspaceAéro qui teste des moteurs d’avion.

Fort de Loncin (1888-1892), grand fort au tracé triangulaire érigé à l’ouest de Liège, sur la rive gauche de la Meuse. Armement à longue portée : 1 coupole cuirassée Gruson avec un obusier Krupp de 21 cm ; 1 coupole cuirassée du Creusot avec 2 canons de 15 cm ; 2 coupoles cuirassées Châtillon-Comentry avec chacune 2 canons Krupp de 12 cm. Défense rapprochée : 4 coupoles à éclipse de Gruson, avec un canon de 5,7 cm à tir rapide ; 1 tourelle d’observation équipée d’un projecteur ; 9 canons de 5,7 cm à tir rapide sur affût à chandelier, disposés dans les coffres. 12-15 août bombardement violent. 15 août 1914 : explosition des magasins à poudre détruisant le fort et ensevelissant 350 des 550 soldats de l’équipage. 15 août 1923 : inauguration du monument en l’honneur des hommes toujours enterrés dans le fort. 2007 : installation d’un système d’audioguide de la nécropole nationale.

Fort de Pontisse (1888-1892), grand fort au tracé trapézoïdal érigé au NE de Liège, sur la rive gauche de la Meuse. Armement à longue portée : 2 coupoles cuirassées Gruson avec un obusier Krupp de 21 cm ; 1 coupole cuirassée du Creusot avec 2 canons de 15 cm ; 2 coupoles cuirassées Châtillon-Comentry avec chacune 2 canons Krupp de 12 cm. Défense rapprochée : 4 coupoles à éclipse de Gruson, avec un canon de 5,7 cm à tir rapide ; 1 tourelle d’observation équipée d’un projecteur ; 8 canons de 5,7 cm à tir rapide sur affût à chandelier, disposés dans les coffres. 13 août 1914 : reddition du fort après les bombardements. 1919 : réoccupé par l’armée belge. 1937-1940 environ : renforcement et modernisation : canon de 57 mm remplacés par des mitrailleuses ; construction d’un blockhaus de flanquement, installation d’une tour prise d’air, etc. 18 mai 1940 : reddition du fort après une attaque aérienne et épuisement de ses munitions. 1946 : utilisé comme dépôt de munitions puis par la Fabrique Nationale. Années 1950 : ferraillé. 1993 : abandon du fort. Actuellement refuge de chiroptères durant l’hiver.

 

France

 

Cette rubrique concerne les fortifications françaises en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

France Front Ouest Côtes de la Mer du Nord, de la Manche et de l’Atlantique

 

Place forte de Cherbourg

Ouvrage en cours de construction :

Batterie de la digue de Querqueville (1890-1896), NO de Cherbourg. Tous les canons étaient sur affût à pivot central.

 

Place forte de Le Havre

Ouvrage en cours de construction :

Batterie de Dollemard (1892-1894), 4 plateformes et 1magasin sous roc.

 

Place forte de Saint-Nazaire

Ouvrage en cours de construction :

Fort de l’Eve (1891-1895) protégeait l’estuaire de la Loire. Casemates en béton, armé et équipé de 4 canons de 240 mm et 4 canons de 95 mm, 1 projecteur de 150 cm.

 

Place forte de Brest

Batterie de la Jetée du Port du Commerce (1892), Brest, rade de Lanniron. 1902 : Suppression de la batterie.

 

France Front Nord-Est

 

Place forte de Lille

Ouvrages en cours de construction :

Magasin de la Corne de Frand (1891-1892) magasin à poudre bétonné inclus dans l’ouvrage à corne de l’ancienne enceinte urbaine.

Magasin de Lezennes (1892) magasin à poudre bétonné dans le bastion 260 de l’ancienne enceinte urbaine.

Magasin de Pont-à-Marcq (1892) Lille. Double magasin doube bétonné, situé sur la commune de Madeleine.

Ouvrage de Babylone (1891-1894).

Ouvrage de la Croix de Vallers (1891-1894) ouvrage intermédiaire pour une compagnie d’infanterie avec abris bétonnés. Etat actuel : ouvrage complètement remblayé.

Ouvrage d’Enchemont (1891-1894) ouvrage pour une compagnie d’infanterie.

Ouvrage de l’Entrepôt (1891-1894) ouvrage intermédiiare pour 1 compagnie. Situation actuelle : ouvrage détruit et disparu.

Ouvrage d’Houplin (1891-1894) ouvrage intermédiaire.

Ouvrage de la Jonchère (1891-1894) ouvrage intermédiaire.

Ouvrage de Lompret (1891-1894) ouvrage intermédiaire.

Ouvrage du Moulin Neuf (1891-1894).

Ouvrage de Noyelles (1891-1894), ouvrage intermédiaire pour une demi-compagnie, 1 cloche d’observation.

 

Place de Maubeuge

Ouvrage en cours de construction :

Magasin de la porte de Bavay (1892). Magasin à poudre de secteur, bétonné, établi dans l’ancienne enceinte de Vauban.

 

Position de La Fère – Laon - Soissons

Ouvrages en cours de construction :

Magasin d’Achery (1890-1892). Magasin à poudre sous roc en arrière du fort Mayol, au NE de La Fère.

Magasin de Danisy (1890-1892) magasin à munitions sous terre.

 

Place forte de Reims

Ouvrages en cours de construction :

Magasin de Berru (1892) magasin sous roc.

Magasin de Nogent-l’Abesse (1892) magasin sous roc.

 

Place forte de Verdun

Ouvrages en cours de construction :

Abri caverne des Quatre Chemnées (1889-1894) N-NE de Verdun, E-NE de l’ouvrage de Froideterre. Point extrême de l’avence de l’offensive allemande de juillet 1916. Etat : Accès libre.

Batterie de la Carrière (1889-1894), 1ère batterie annexe gauche de la redoute de Belleville.

Ouvrage de Thiaumont (1887-1893), ouvrage intermédiaire, modernisé 1902-1905, 1 tourelle de mitrailleuses, 1 observatoire, 1 casemate de Bourges.

Ouvrage d’Hardaumont (1887-1893), ouvrage intermédiaire, non modernisé.

 

Place forte de Toul

Ouvrages en cours de construction :

Fort de Le Chanot (1888-1892) ou fort du Chanot, momolithe de béton non armé. 1906-1911 : ouvrage complètement refondue : 1 tourelle de 75 Mle 1905, 2 tourelles de mitrailleuses, 3 observatoires, 1 casemate de Bourges.

Ouvrage de Bouvron (1888-1892), ouvrage en béton simple, modernisé 1896, 1912-1913 ; 1 tourelle à éclipse 2 x 57 mm remplacée en 1909 par une tourelle de 2 x 75 mm raccourcis. Modernisé en 1912-1913 par une autre tourelle de 75 Mle 1905, 3 observatoires.

 

Fortifications des environs de Nancy - Vallée de la Moselle

Batteries d’Aingeray (1887-1892), 2 batteries à 4 km de Liverdun entre Nancy et Toul.

 

Place forte d’Epinal

Ouvrages en cours de construction :

Dépôt intermédiaire de Beau Site (1886-1892), magasin souterrain.

Dépôt intermédiaire de Chaumousey (1886-1892) magasin sous roc devant alimenter la batterie M39 batterie des Français ou ouvrage de Chamousey.

Magasin de la Camerelle (1886-1892), magasin sous roc.

Ouvrage de la Racine de Cumay (1892) redoute. 1911 : ajout d’une batterie désignée sous le code M3.

Ouvrage du Plateau de Cumay (1892), redoute.

 

Place forte de Belfort

Ouvrages en cours de construction :

Batteries de Bessoncourt (1890-1894).

Ouvrage de la Côte (1890-1892) batterie Edouard Thiers, ouvrage creusé dans le roc.

 

Place forte de Besançon

Ouvrages en cours de construction :

Abri de Châtillon-le-Duc (1888-1892) creusé dans le roc.

Abri-caverne du fort de Planoise (1891-1892) au SO de Besançon.

Magasin à poude de Chailloz (vers 1880), magasin à poudre modèle 1874. En 1892 installation d’un magasin sous roc à côté relié à l’autre magasin par une galerie.

Ouvrage d’au Bois (1891-1892).

 

France Front Sud-Est

 

Place forte de Lyon

Ouvrages en cours de construction :

Rive droite de la Saône :

Deuxième ceinture de forts détachés :

Fort de Chapoly (1891-1893) à l’ouest de Lyon sur la rive droite de la Saône. Etat actuel : ouvrage entière arasé hormis le casernement qui sert de centre de vacances.

Rive droite du Rhône :

Deuxième ceinture de forts détachés :

Magasin de Sathonay (1892-1894) au nord de Lyon, sur la rive droite du Rhône et la rive gauche de la Saône. Comprend trois galeries souterraines.

Rive gauche du Rhône :

Fort de Meyzieu (1891-1893) à l’est de Lyon, rive gauche du Rhône. 1944 : troupes allemandes démolissent la caserne centrale lors de la retraite. 1979 : acheté par la commune de Meyzieu. Etat actuel : restes du fort fermés, sert de parcours de santé.

 

Place forte de Modane

Ouvrages en cours de construction :

Baraquement du Fréjus (1891-1895) comprend 7 baraques en maçonnerie et deux abris enterrés. Entretenues en partie jusqu’en 1930-1940.

Fort du Replaton (1885-1891 ou diverses dates proposées entre 1884 à 1893) SO de Modane, altitude 1208 m. Fort d’interdiction situé sur un promontoire qui domine la gare de Modane-Fournaux, vis-à-vis du tunnel ferroviaire de Frejus reliant l’Italie, construit en 1857-1871, anciennement dénommé « tunel du Mont-Cenis » ou tunnel des Alpes. Fort comprenant 6 bastions. Il comprenait deux batteries annexes désignée A & B, alignée à 150 m au NE. 1888-1891 : renforcement complet du fort avec du béton spécial. 1913-1914 : construction d’une casemate de montagne dotée 4 canons de 95 mm sur affût de côte. 1919-1939 : ces casemates sont transformées pour recevoir des canons de 75 mm sur plateforme Arbel. Un observatoire bétonné est installé sur la bastion III. Juin 1940 : baptême du feu. 7 pièces de 75 du 164e RAP interviennent au profit des avant-postes. 1941-1944 : les troupes d’occupation allemandes percent le bastion du saillant, avec une entrée donnant sur le casernement extérieur, fermé par une porte blindée. 13_14/09/1944 : l’occupant évacue discrètement le fort devant l’Armée d’Afrique installée au fort du Sappey qui disposait de l’artillerie du fort du Télégraphe. 14/05/1991 : décret portant déclassement du domaine public militaire et en tant que place de guerre du fort, de la redoute et du baraquement du Replaton à Modane. Etat : malgré les divers bombardements qui ont à peine égratigné le béton, ouvrage dans un état satisfaisant. L’ouvrage est la propriété de l’association de la traversée des Alpes. Il est ouvert aux visites mais doit encore être restauré. Site Internet.

Sources : S0429 : Les fortifications de Savoie, in l’Histoire en Savoie n°77, 2ème édition, 1990, p. 1-49. S2757 : Frijns Marco, Malchair Luc, Moulin Jean-Jacques, Puelinckx Jean : Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008, p. 435-436.

Redoute du Replaton (1884-1892) SO de Modane, altitude 1203 m. Petit ouvrage d’artillerie qui occupe l’extrémité orientale du plateau du Replaton. Tracé en forme de fer à cheval. Elle comprend 3 plateformes en échelons refusés conçues pour recevoir chacune 1 canon de 95 mm. Dispose d’un magasin à poudre sous roc. 14/05/1991 : décret portant déclassement du domaine public militaire et en tant que place de guerre du fort, de la redoute et du baraquement du Replaton à Modane. Etat : l’ouvrage n’a pas été bombardé et est en un bon état de conservation.

Source : S2757, p. 436.

 

Place forte de Bourg-Saint-Maurice

Ouvrage en cours de construction :

Blockhaus de la Platte (1892-1894) au SO de Bourg-Saint-Maurice, « Fort des deux milles », ouvrage de surveillance.

 

Place forte de Grenoble

Ouvrage en cours de construction :

Batterie du Quichat (1891-1893) N de Grenoble. Comprend 6 plate-formes d’artillerie, un casernement et un petit magasin sous roc. Site Internet.

 

Place forte de Briançon

Ouvrages en cours de construction :

Baraquement du Granon (1885-1895), près du Col du Granon (2 404 m).

Batterie de la Croix de Toulouse (1892).

Position des Acles (1891-1892).

Position du Lenlon (1890-1900) position complémentaire du fort de l’Olive face aux principaux passages frontaliers.

 

Place forte de Lanslebourg

Ouvrage en cours de construction :

Position du Mont-Froid (1891-1892).

 

Place forte de Tournoux

Ouvrage en cours de construction :

Poste de Cuguret (1890-1893) 3 postes de surveillance ou relais de communication optiques.

Tunnel du Parpaillon (1892-1900), NO de Tournoux. Ouvrage creusé sous le col de Parpaillon.

 

France Front Sud Côtes de la Méditerranée

 

Place forte de Nice

Ouvrages en cours de construction :

Forteresse du Mont Agel (1889-1892).

Réduit du Mont Agel (1889-1892) fort Catinat.

 

France Front Sud Corse

 

Fortifications de Bonifacio

Ouvrage en cours de construction :

Batterie n°2 de Bonifacio (1888-1895). Armement : 2 canons de 19 cm Mle 1878 sur affût G.P.C., à partir de 1894 4 pièces identiques. Batterie désarmée en 1928.

 

Roumanie

 

Place forte de Buccarest

Ouvrages en cours de construction :

14 forts détachés en cours de construction.

 

Ligne du Seret

Ouvrages en cours de construction :

Etat de la construction des fortifications de Bucarest d’après les Annales de Löbell de 1891, qui indique que ces défenses qui sont constituées de trois positions (Galats et Foscani aux deux extrémités et Nomoloasa au milieu), comprennent les ouvrages suivants :

Position de Focsani avec 3 lignes de batteries :

La 1ère ligne comprend 41 batteries ;

La 2e ligne comprend 15 batteries ;

La 3e ligne comprend 15 batteries.

Position de Nomoloasa avec 2 lignes de batteries :

La 1ère ligne comprend 22 batteries ;

La 2e ligne comprend 8 batteries.

Position de Galats avec 3 lignes de batteries :

La 1ère ligne comprend 29 batteries ;

La 2e ligne comprend 10 batteries ;

La 3e ligne comprend 12 batteries.

 

Expériences, innovations et progrès de la fortification et de l’artillerie de siège et de forteresse

 

Allemagne

1892 : au cours des années 1890, on assiste à une course de vitesse entre les moyens de l’attaque et les techniques de cuirassements. Petit à petit le projectile en fonte est remplacé par l’obus en acier. Il s’agit désormais d’obtenir un ricochet par un trempage de la partie supérieure des cuirassements et un arrondi des pièces fondues. En 1892 la société Krupp a élaboré une plaque cuirassée, qui a coté d’autres métaux de l’alliage, contenait 7% de nickel et dont la résistance était 16% supérieure à une plaque compound et même 66% de plus qu’une plaque en fer forgé.

Source : S0083

1892 : transfert dans les fortifications terrestres des canons longs frettés de 15 cm (15-cm-Rg.-Kanone). D’autres sources nois indique un début de transfert à partir de 1877.

Source: S0596 : Generalleutnant a.D. Schirmer : V. Teil : Das Gerät der schweren Artillerie ; Verlag Bernard & Graefe, Berlin ; 1937, p. 16.

1892 : mise en service du mortier long de 15 cm (langer 15-cm-Mörser).

Source: S0596 : Generalleutnant a.D. Schirmer : V. Teil : Das Gerät der schweren Artillerie ; Verlag Bernard & Graefe, Berlin ; 1937, p. 16.

 

Chroniques de l’année 1892

 

 

1892 Divers

 

France, Paris politique : terrorisme anarchiste.

En France, Paris subi une vague de terrorisme anarchiste.

Source : S0131.

 

France-Russie, armée : signature d’une convention militaire.

Après la signature du traité en 1891, dès 1892, la France et la Russie signet également une convention militaire.

Source : S1230.

 

Avril 1892

 

Allemagne, Mutzig-Molsheim : modification du projet de fortification.

La modification des travaux de préparation du projet de fortifications de la colline de Molsheim a été faite par l’ordre du cabinet impérial « A.K.O. » d’avril 1892.

Source : S0111 : Albert, Dr., Major a.D. : Das Festungsproblem in Deutschland und seine Auswirkung auf die strategische Lage von 1870-1914 ; Junker und Dünnhaupt Verlag Berlin ; 1933, p. 112.

 

Vendredi 19 août 1892

 

Allemagne, fortifications : abandon du projet de fortifications à Sarrebourg.

Dans les ordres du cabinet impérial « A.K.O. » du 12 mai et du 19 août 1892 on évoqua plus les fortifications de Sarrebourg. D’après le jugement de la commission de défense du territoire « Landes-Verteidigungs-Kommission » du 20 juillet 1892 on était même arrivé à l’avis, que de barrer la Lorraine allemande avec un secteur fermé par des fortifications d’arrêt « Sperrbefestigung » rendrait plus difficile l’entrée des forces françaises en Alsace-Lorraine et différerait une rapide décision.

Source : S0111 : Albert, Dr., Major a.D. : Das Festungsproblem in Deutschland und seine Auswirkung auf die strategische Lage von 1870-1914 ; Junker und Dünnhaupt Verlag Berlin ; 1933, p. 112. S0196

 

Lundi 4 janvier 1892

 

Allemagne, Altkirch : inauguration de la voie ferrée Altkrich – Ferrette.

Le 4 janvier 1892 a été inauguré la ligne de chemin de fer d’Altkirch à Ferrette.

Source : S0131

 

Vendredi 22 janvier 1892

 

Allemagne, Mutzig-Molsheim : ordonnance impériale pour la reprise des discussions relative aux futures fortifications.

Une ordonnance impériale « A.K.O. » demande la commission de défense du territoire d’examiner la question : « A la demande du ministre de la guerre, j’ordonne à la Commission de Défense du Territoire de reprendre la discussion sur la fortification des collines de Molsheim. En particulier les questions suivantes sont à débattre : une fortification de la colline de Mutzig-Molsheim qui permettrait, en liaison avec la fortification de Strasbourg, de barrer la plaine du Rhin à une offensive ennemie en limitant le nombre des troupes, est-elle possible ? Est-il opportun d’envisager la construction des ouvrages, si la réponse à la question 1) est oui, à la mobilisation au moins partiellement ou dans leur totalité en temps de paix ? Faut-il considérer cette construction comme indispensable, sans tenir compte du coût ni de la possibilité de contournement par l’ouest ? ».

Source : S0196.

 

Avril 1892

 

Allemagne, Mutzig : le comte de Chlieffen ordonne la construction de fortifications près de Molsheim.

A coté de l’élaboration de ses plans stratégiques, le comte de Schlieffen demande que l’on complète le système fortifié du pays : le premier complément de fortifications à réaliser sont les ouvrages près de Molsheim, qui étaient projetés depuis Moltke. La construction a été ordonnée par A.K.O. en avril 1892.

Source : S0083.

 

Avril 1892

 

Allemagne, Mutzig-Molsheim : décisions au sujet du projet de fortifications.

Une ordonnance impériale « A.K.O. » d’avril 1892 apporte quelques précisions relatives aux décisions prises pour la fortification de Molsheim « Nous approuvons les grandes lignes du point de vue stratégique des fortifications près de Molsheim ainsi que l’emplacement et le nombre d’ouvrages (Fort avec 10 pièces sous cuirassement, avec batteries annexes à ciel ouvert, sous la protection d’un important réseau de fils, petit ouvrage à l’abri d’une attaque brusquée avec 11 pièces sous cuirassement, sur le promontoire SO, 2 abris pour Cie d’infanterie à l’épreuve des bombes à l’extérieur des forts, pour la défense des pentes avec des tranchées, bataillon d’infanterie, 2 Cie d’artillerie à pied, 4-5 millions de Marks). Je n’accepte les projets des ouvrages à cause de la forme et de l’équipement des deux forts. On a certes choisi de la protection cuirassée pour les pièces de combat de l’artillerie, mais leur installation n’est pas efficiente. La forme des forts ne correspond pas aux anciens principes de Vauban, et elle représente un objectif trop important pour l’artillerie à tir courbe de l’ennemi. Par ailleurs, cette forme entraîne l’installation d’un grand nombre de caponnières, ce qui entraîne une augmentation des coûts. Je souhaite qu’un nouveau projet me soit soumis, qui se base sur l’esquisse que j’ai réalisée et transmise au Generalleutnant von der Goltz, un projet qui est plus proche des besoins modernes, et qui est plus économique ».

Source : S0111.

 

Vendredi 1er avril 1892

 

Allemagne, Reichsland Alsace-Moselle : introduction de la loi relative au commerce.

La loi relative au commerce dite « Gewerbeordnung » de l’Empire allemand est introduite en Alsace-Moselle le 1er avril 1892. Elle fixe entre autres deux nouveaux jours fériés, le Vendredi Saint et la Saint Etienne, lendemain de la fête de Noël.

Source : S0131.

 

Mai 1892

 

Danemark : Etat des travaux de fortification et de défense du pays.

Place forte de Copenhague.

Un document récent communiqué récemment par le Gouvernement danois au Folkething contient les renseignements suivants : On a creusé de Furesöen à Ermelundshuset un canal destiné à permettre d’inonder le terrain qui s’étend des prairies de Lungby vers Ermelundshuset, jusqu’au Sund, et de Hundesöen, par Söndersö, l’étang et la vallée de Gjentofte, jusqu’aux tourbières d’Utterslev.

En arrière des terrains inondables, construction des ouvrages suivants :

La ligne de Christiansholm, retranchement continu précédé d’un fossé à eau et situé en arrière de la partie Est du terrain d’inondation ; un ouvrage fermé, la batterie de Christiansholm, entouré d’un fossé à eau ; il renferme des casemates destinées à servir de magasins et d’abris.

Les batteries d’Ordrup, deux ouvrages de moindre importance qui flanquent la position des prairies de Lyngby, et particulièrement la partie Ouest.

Les batteries de Bernstorff et de Gjenstofte, deux ouvrages en terre, pourvus de magasins à poudre en maçonnerie, et destiné à défendre l’accès des terrains d’inondation vers le Nord.

Sur les hauteurs de la tourbière d’Utterslev, on a construit récemment 3 batteries, celles de Vangede, de Buddinge et de Thinghöj. Ce sont des ouvrages en terre, à magasin à poudre en maçonnerie. Celles de Vangede et de Thinghöj sont pourvues d’un réduit partiellement à l’abri de l’escalade, qui renferme un bâtiment casematé, destiné à la garnison, et des affûts cuirassés pour pièces légères ;

De la partie Ouest de la tourbière d’Utterslev jusqu’au Kalvebodstrand on a construit un mur d’enceinte avec fossé à eau, sur une longueur d’environ 2 milles. Cette enceinte est pourvue d’emplacements pour l’artillerie et de magasins à poudre, ainsi que des ouvrages pour le flanquement des fossés. Une partie sera précédée d’une inondation.

En cours de construction :

Une batterie de côte sur le Sund, à l’extrémité droite de la ligne de Christiansholm, qui est destinée à agir sur les bâtiments ennemis qui pénétreraient dans la baie de Taarboek ; c’est un ouvrage ouvert, en terre, avec magasin à poudre blindé ;

Un fort à Fortunen ; il est précédé d’un fossé flanqué et contient des locaux casematés ainsi que des abris cuirassés pour pièces légères ;

Un fort à Gammelmosegaard ; il est précédé d’un fossé flanqué et contient des locaux casematés ainsi que des abris cuirassés pour pièces lourdes et légères ;

Une batterie à l’extrémité gauche de l’enceinte, destinée à agir contre les bâtiments ennemis vers Kalvebodstrand ; ouvrage ouvert, en terre, avec magasins à poudre permanents.

La construction des ouvrages qui précèdent sera vraisemblablement terminée en 1892.

Enfin, on se propose de consacrer un crédit de 500 000 couronnes à la construction d’un ouvrage situé à Gladsaxe et sur lequel aucun détail n’est donné.

Source : S0398.

 

Jeudi 12 mai 1892

 

Allemagne, Berlin : demande d’étude de questions relatives au front Ouest.

Après la prise de fonction du conte de Schlieffen en tant que chef d’état-major général de l’armée impériale allemande en 1891, à la vue des projets d’extension à l’Ouest, la commission de défense du pays est chargée par l’AKO du 12 mai 1892 d’étudier les questions suivantes :

Est-ce que les conditions actuelles du système de défense du territoire de la frontière ouest correspondent aux attentes du commandement général en cas de guerre sur les deux fronts ?

Faut-il conseiller de compléter le système fortifié de la frontière Ouest par des ouvrages d’arrêt dans l’esprit d’une fortification de secteur ?

Si l’on répond oui à la question 2, je demande des propositions sur le choix des points à fortifier ?

Sources : S0083. S0111.

 

Vendredi 3 juin 1892

 

Allemagne, Berlin : remise d’une expertise au sujet des tourelles cuirassées équipées de canons courts de 21 cm.

Le 3 juin 1892, la Commission spéciale du comité des ingénieurs a remis une expertise, qui conseillait l’installation de tourelles cuirassées équipées de canons courts de 21 cm dans les intervalles et non dans les forts. En effet, hormis les forts d’arrêt, on devait également installer des positions cuirassées pour la couverture des intervalles. La commission a donc confirmé les propositions faites par Falckenstein en 1890. On ne pouvait pas encore clarifier l’installation de tourelles cuirassées avec des obusiers de 15 cm, qui étaient mieux adaptés à cette mission que les 21 cm court, puisque la société Krupp ne terminera les essais de ce modèle qu’en janvier 1893.

Source : S0083.

 

Samedi 4 juin 1892

 

Allemagne, Kiel : visite du Tsar et du prince héritier de Russie.

Le 4 juin 1892 le Tsar et le prince héritier de l’empire russe rendent visite à Kiel à Guillaume II empereur d’allemande.

Source : S2467.

 

Vendredi 19 août 1892

 

Allemagne, Mayence & Neuf-Brisach : ordonnances impériale relative aux reconnaissances à effectuer.

Conformément aux indications de la commission de défense du territoire on ordonne par l’A.K.O. du 19 août 1892, de vérifier au moyen de reconnaissances sur le terrain, les points suivants :

a). Comment fait-il compléter les fortifications près de Neuf-Brisach afin de sécuriser les franchissements dans les deux directions.

b). Est-il nécessaire de multiplier les itinéraires et les points de franchissement près de Mayence, pour permettre le passage continu de l’armée de campagne sur la rive droite gauche du Rhin ?

c). S’il cela est opportun, qu’elles sont les mesures de défense à prendre sur le Rhin en amont de Strasbourg pour protéger le flanc gauche d’une armée opérant en Alsace

Sources : S0060. S0083.

 

Mercredi 2 novembre 1892

 

France : réduction de la journée de travail des femmes et adolscents.

En France, la durée maximum de la journée de travail des femmes et des adolescents est ramenée de 12 à 11 heures.

Source : S0131.

 

Dimanche 20 novembre 1892

 

France : scandale de la Compagnie du canal de Panama.

Le suicide du baron Jacques de Reinach, grand brasseur d’affaires, déclenche le scandale de la Compagnie du canal de Panama et, par ricochet, provoque une vague d’antisémitisme.

Source : S0131.

 

 

 

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