Chroniques 1899

 
 

Dernière mise à jour / Letzte Änderung : 03 / 04 / 2021 par MJR

 

 

Fortifications, ouvrages en cours de construction

 

 

Empire allemand

 

Cette rubrique concerne les fortifications allemandes en cours de construction ou de modernisation, sur le territoire allemand, en tenant compte des frontières de l’année en cours.

 

Allemagne Front Est

 

Place forte de Graudenz

Ouvrages en cours de construction :

I-Werk Stadtwald (1898-1899), point d’appui d’infanterie.

I-Werk Tarpen (1898-1899), point d’appui d’infanterie.

Schirmlafetten Batterie Böstlerhöhe (vers 1898-1899), batterie sur affût à bouclier, 3 canons de 10 cm « SL. ».

Schirmlafetten Batterie Waldhof (1898-1899), ), batterie sur affût à bouclier, 3 canons de 10 cm « SL. ».

 

Place forte de Thorn

Ouvrages en cours de construction :

Schirm-Lafetten-Batterie (1898-1899), batterie sur affût à bouclier.

Panzer-Batterie 1 (1898-1899), batterie cuirassée.

Panzer-Batterie 2 (1898-1899), batterie cuirassée.

 

Allemagne Front Ouest

 

Place forte de Metz

Ouvrages en cours de construction :

Feste Graf Haeseler (1899-1905) qui comprend le fort Saint-Blaise et le fort de Sommy formant l’actuel groupe fortifié Verdun.

Feste Kronprinz (1899-1905), actuel groupe fortifié Driant.

Feste Kaiserin (1899-1908), actuel groupe fortifié Jeanne d’Arc.

Feste Lothringen (1899-1905), actuel groupe fortifié Lorraine.

Plappeville-Batterien (1895-1899) 2 batteries cuirassées dotée chacune de 4 obusiers de 15 cm et d’un observatoire cuirassé, d’un abri pour les artilleurs et les munitions.

 

Place forte de Thionville « Didenhofen »

Feste Obergentringen (1899-1906), groupe fortifié composé d’une batterie cuirassée de 4 canons de 10 cm sous coupole cuirassée « 10 cm K. P.T. », 1 grande caserne, 2 petites casernes, 7 observatoires blindés, 25 observatoires de type « escargot ».

Source : S0081 : Rudi Rolf : Die Deutsche Panzerfortifikation. Die Panzerfesten von Metz und ihre Vorgeschiche ; 1991 ; Biblio Verlag, Osnabrück.

 

Feste Kaiser Wilhelm II, groupe fortifié de Mutzig

Site Internet.

Ouvrages en cours de construction :

Kriegskaserne II (1899-1901) actuelle caserne de guerre 2.

B 1 - Batterie 1 (1898-1899) 4 canons sur batterie à bouclier, 4 x 10,5 cm type K.i.S.L., 1 cloche d’observation cuirassé modèle 1896 légère (P.B.St. 96 (l), 2 postes d’observation à ciel ouvert bétonnés.

B 3 - Batterie 3 (1898-1899), 3 canons sur batterie à bouclier, 3 x 10,5 cm type K.i.S.L., 1 cloche d’observation cuirassé modèle 1896 légère (P.B.St. 96 (l), 2 postes d’observation à ciel ouvert bétonnés.

B 4 - Batterie 4 (1898-1899), 3 canons sur batterie à bouclier, 3 x 10,5 cm type K.i.S.L., 1 cloche d’observation cuirassé modèle 1896 légère (P.B.St. 96 (l), 2 postes d’observation à ciel ouvert bétonnés.

 

Place forte de Strasbourg

Ouvrages en cours de construction :

Schirmlafette-Batterie Nr. 38 (1898-1899) batterie n°38 avec 3 canons de 10 cm sur affût à bouclier érigé à l’est du Fort Werder actuel fort Uhrich, doté d’un observatoire cuirassé type Panzer-Beobachtung-Stand leicht Model 1896 avec un poste de commandement et de tir, de 2 postes d’observation bétonnés à ciel ouvert et de trois abris à munitions attenant, et un grand abri à munitions bétonné coté M71. Etat actuel : visible, armement démantelé.

Schirmlafette-Batterie Nr. 39 (1898-1899) batterie n°39 avec 3 canons de 10 cm sur affût à bouclier érigé à l’est du Zwischenwerk Werder-Schwarzhoff actuel ouvrage intermédiaire Uhrich-Hoche, doté d’un observatoire cuirassé type Panzer-Beobachtung-Stand leicht Model 1896 avec un poste de commandement et de tir et trois abris à munitions attenant, et un grand abri à munitions bétonné coté M72. Etat actuel : visible, armement démantelé.

 

France

 

Cette rubrique concerne les fortifications françaises en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

France Front Ouest Côtes de la Mer du Nord - Manche - Atlantique

 

Place forte de Dunkerque

Ouvrage en cours de construction :

Magasin des Dunes (1898-1901) magasin de secteur en béton armé. Disparu.

 

Place forte de Cherbourg

Ouvrages en cours de construction ou de modernisation :

Batterie de la Fauconnière (1899 ou 1900).

Batterie intermédiaire de la Digue (1860). 1899 : réorganisation complète : 6 plateformes, une usine électrique et 1 abri pour projecteur.

 

Place forte de Cherbourg

Ouvrages en cours de construction ou de modernisation :

Fort-Neuf (1899).

Redoute des Fourches (1813). 1846 : incendiée. 1865 : reconstruction de la redoute. 1899 : modernisation de la redoute pendant la crise de Fachoda.

 

Place forte de Brest

Ouvrage en cours de construction :

Batterie de Parluc’hen (1899) sur l’île d’Ouessant, batterie pour 2 deux canons de 95 mm.

 

Place forte de Lorient

Ouvrage en cours de construction :

Batterie de Kernavest (1895-1905) 2 batteries bétonnées.

 

France Front Sud-Est

 

Place forte de Bourg-Saint-Maurice

Ouvrage en cours de construction :

Batterie du Roc Noir (1898-1900) E-NE de de Bourg-Saint-Maurice, altitude 2 252 m. Petite batterie surveillant la route venant du col du Petit-Saint-Bernard.

Source : S0429 : Les fortifications de Savoie, in l’Histoire en Savoie n°77, 2ème édition, 1990, p. 1-49. S2757 : Frijns Marco, Malchair Luc, Moulin Jean-Jacques, Puelinckx Jean : Index de la fortification française 1874-1914, autoédition, 2008, p. 439.

 

Place de Briançon

Ouvrages en cours de construction :

Barrage défensif des Aittes (1898-1901).

Batterie du Bois des Bans (1898-1901).

Position du Lenlon (1890-1900) position complémentaire du fort de l’Olive face aux principaux passages frontaliers.

 

Place forte de Tournoux

Ouvrages en cours de construction :

Blockhaus des Fourches (1898-1902) ligne de 3 postes crénelés.

Fortin de la Pelousette (1899-1902) au SE de Tournoux. Ouvrage de surveillance.

Tunnel du Parpaillon (1892-1900), NO de Tournoux. Ouvrage creusé sous le col de Parpaillon.

 

France Front Sud Côtes de la Méditerranée

 

Place forte de Toulon

Ouvrages en cours de construction ou de modernisation :

Batterie annexe du Cap Cépet (1899-1900), presqu’île de Saint-Mandrier.

Batterie annexe de Peyras (1899) au SO de Toulo, avec un petit magasin sous roc.

Batterie de l’Hôpital (1899) sur la presqu’île de Saint-Mandrier.

Position de la Croix des Signaux (1812) presqu’île de Saint-Mandrier. 1812 : installation d’une tour modèle 1811. 1849-1853 : construction d’un rempart avec casernement autour de la tour, en forme de fort au tracé pentagonal. 1877 : construction de batteries côtières, batterie Haute de la Caraque, batterie Nord. 1891 : construction d’un magasin sous roc. 1899 : installation d’une voie ferrée étroite. 1906 : construction d’une batterie avec 8 emplacements et une batterie avec 4 emplacements. 1912-1913 : destruction de la batterie de canons de 24 cm remplacée par une batterie moderne de canons de 240 mm.

 

Italie

 

Cette rubrique concerne les fortifications italiennes en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

Ouvrage en cours de construction :

Fort du Mont Chaberton (1898-1910 autre source 1915), défendant le col du Mont de Montgenèvre. 1906 : il est armé de comprend 8 tours de 12 m de haut supportant chacune une coupole blindée Armstrong avec un canon de 149 mm de 36 calibres. Les canons pouvaient atteindrent la gare de Briançon. 1947 : le territoire est transféré à la France.

 

 

Déclassement – abandon – démantèlement & démolition des ouvrages de fortification

 

 

France

France Front Ouest Côtes de la Mer du Nord - Manche – Atlantique, Fortifications de l’île d’Yeu :

Batterie de la Grande Conche (1859-1861). 1899 : déclassée.

 

 

Expériences, innovations et progrès de la fortification et de l’artillerie de siège et de forteresse

 

 

Allemagne

1899 : mise en service du canon de siège de 10 cm (10-cm-Belagerungskanone / 10-cm-Kanone) sur affût à chevalet dénommé « Bocklafette ».

03/07/1899 : mise en service du mortier de 21 cm « 21-cm-Mörser » par AKO du 3 juillet 1900 et des tapis « Rhormatten » pour le tir sans platelage de position.

Source : S0596 : Generalleutnant a.D. Schirmer : V. Teil : Das Gerät der schweren Artillerie ; Verlag Bernard & Graefe, Berlin ; 1937, p. 16.

 

 

Chroniques de l’année 1899

 

 

Année 1899 divers

 

Allemagne, Metz et Thionville, places fortes : début d’un important programme de construction.

À la suite des reconnaissances qui venaient d’être exécutées, on commença la construction d’une nouvelle et généreuse fortification à Metz et l’extension de celle de Thionville à partir de 1899, alors qu’à l’est on a entrepris que de légères fortifications, surtout destinées à protéger des gares locales, mais on renonça pour l’instant à la construction de rideaux fortifiés à base de forts d’arrêt à l’est tant qu’à l’Ouest.

Source : S0083, Dumsky, Walter : Die deutschen Festungen von 1871 bis 1914 : Strategische Bedeutung und technische Entwiklung, Verlag Peter Lang, Frankfurt-am-Main, Bern, New York, Paris, 1987.

 

Allemagne, fortifications : premiers essais d’utilisation du béton armé.

En 1899 commencèrent les essais d’utilisation du béton armé « Eisenbeton ». Dans les autres pays, ce nouveau matériau est également de plus en plus employé.

Source : S0083.

 

Janvier 1899

 

Allemagne, voies ferrées : construction de nouveaux ponts sur le Rhin, à Düsseldorf et à Bonn.

Deux nouveaux ponts permanents ont été récemment construits sur la Rhin, l’un à Düsseldorf, l’autre à Bonn ; ils ont été inaugurés pendant les mois de novembre et de décembre de l’année dernière. Depuis près de soixante ans, les habitants de Düsseldorf demandaient que leur vile fût mise en communication directe avec Crefeld. Vers 1852, l’Etat, qui venait d’octroyer la concession du chemin de fer de Cologne à Crefeld par Neuss, ne crut pas devoir se charger de la construction d’un pont à Düsseldorf, sans méconnaitre cependant l’utilité d’une telle entreprise. Alors l’initiative privée intervint : un comité se forma, il étudia la question, réunit les ressources nécessaires pour la faire aboutir, et finalement vit ses efforts couronnés de succès. Une compagnie, constituée au capital de 6 000 000 francs, obtint, avec certains privilèges, le droit de construire un pont à Düsseldorf et un tramway électrique entre cette ville et Crefeld.

Le pont de Düsseldorf présente un aspect à la fois élégant et monumental. Il a deux travées centrales de 180 mètres de portée, prolongées vers la rive droite du Rhin d’une arche de 60 mètres, et vers la rive gauche par trois arches ayant respectivement 62, 51 et 50 mètres d’ouverture. Sa longueur totale est de 636 mètres, et sa largeur de 14,50 m. A l’exception des piles, qui sont en pierre, toutes les parties du pont sont métalliques. On évalue à 4 690 000 francs le montant des dépenses indépendamment des frais occasionnés par les travaux accessoires.

Le tramway électrique qui relie Crefeld à Düsseldorf (22,200 km) est à double voie. Il traverse une partie de la ville de Düsseldorf, franchit le Rhin sur le nouveau pont, passe à Obercassel, et atteint Crefeld par un circuit généralement tracé en dehors des routes et des localités. Il doit avoir une vitesse de 40 kilomètres à l’heure, de sorte que la durée du trajet de Düsseldorf à Crefeld est aussi courte par le tramway que par le chemin de fer. Enfin, le tramway a été établi avec la largeur de voie normale.

Le nouveau pont de Bonn, comme celui de Düsseldorf, a été créé en vue de donner satisfaction à des intérêts locaux. Jusqu’à présent, la ville de Bonn ne communiquait avec la rive droite du Rhin qu’au moyen de bateaux. Un service régulier était assuré par la Compagnie de transport de Bonn – Beuel, mais il ne fonctionnait que pendant le jour er devait en outre être souvent suspendu pendant les crues du fleuve, ou lorsque les glaces entravaient la navigation. Cette situation nuisait au commerce de la ville de Bonn. Aussi, en 1889, un comité se constitua dans le but de doter la ville d’un pont permanent. La première préoccupation de ce comité fut de réunir les ressources nécessaires, mais il dut renoncer à l’espoir de recevoir aucune subvention de l’Etat ou de la province. Les habitants de Bonn souscrivent alors un emprunt de 5 000 000 francs pour couvrir les frais de construction du pont projeté. Les travaux, commencés au mois d’octobre 1896, sont actuellement terminés. Le pont, qui est remarquable par l’élégance et la hardiesse de sa construction, a une longueur de 432 mètres. Il comprend une travée métallique centrale de 188 mètres, ayant à chacune de ses extrémités une autre travée de 94 mètres ; il est relié à la rive gauche par un arc de 33 mètres. Le pont de Bonn doit donner passage à un tramway électrique qui, partant de la gare de Bonn, ira aboutir, sur la rive droite du Rhin, à Beuel, en passant par Obercassel.

Les journaux allemands ont fait remarquer que les deux nouveaux ponts sont, par les dimensions de leurs travées principales, les plus importants qui existent actuellement, et que ces remarquables ouvrages d’art sont entièrement dus à la science et à l’industrie allemandes.

Source : S0452 : Revue militaire des armées étrangères, tome 28 janvier-juin 1899, n°854, janvier 1899, p. 77-78.

 

Jeudi 12 janvier 1899

 

Empire allemand, armée : discours au Reichstag du général v. Gossler, ministre de la Guerre de Prusse, à propos du nouveau projet de loi militaire.

Le 12 janvier dernier, le ministre de la Guerre, général v. Gossler, a prononcé un important discours. « Les deux projets de loi soumis à la discussion de l’Assemblée, a dit le ministre, différent notablement des projets similaires élaborés les années précédentes. Jusqu’à ce jour nous avons demandé et obtenu, pour des dates fixes, certaines augmentations importantes, réalisées d’un seul coup, des effectifs de l’armée allemande. Il en est résulté quelques difficultés organiques, qui ont défavorablement influencé le développement financier de l’Empire. L’emploi d’un pareil procédé avait été rendu nécessaire par ce fait que les effectifs de l’armée allemande sont votés pour une certaine période, et que les puissances étrangères profitaient de ce laps de temps pour nous devancer notablement dans leurs armements.

Le présent projet repose sur d’autres principes. En l’établissant on a voulu assurer le développement tranquille, systématique et progressif des forces allemandes, tout en maintenant la période quinquennale que les législateurs ont, à mon sens, judicieusement adoptée. Des périodes de cette durée se prêtent à des expériences d’organisation ; elles permettent de reconnaître les inconvénients inhérents à tous les systèmes et de rechercher les provédés pour y remédier ».

Source : S0452 : Revue militaire des armées étrangères, tome 28 janvier-juin 1899, n°855, février 1899, p. 446-447.

 

Février 1899

 

Etats-Unis, voies ferrées : invention d’une bicyclette en draisine.

Deux inventeurs américains, Otto et Wielsch, ont imaginé un dispositif simple, grâce auquel on peut transformer instantanément une bicyclette en draisine pour l’inspection des voies ferrées. Pour maintenir le véhicule dans sa position verticale, on relie à son cadre deux tiges qui viennent supporter une petite roue avec boudin, analogue à celle d’un wagon. D’autre part, pour guider les roues de la bicyclette sur le rail, on dispose deux châssis qui supportent deux roulettes à axe vertical, qui roulent à la fois sur les faces internes du champignon du rail, de la jante des roues d’avant et d’arrière.

Le tout peut se replier de sorte que la bicyclette peut être employé à volonté sur les routes ou sur les voies ferrées.

Source : S2862 : Revue du génie militaire, tome 18, 2e semestre 1899, Berger-Levrault et Cie, Paris et Nancy, p. 178, information tirée reprise d’un article du Bulletin technologique des arts et métiers de février 1899.

 

Jeudi 9 février 1899

 

Allemagne, Metz place forte : ordre de construire les fortifications sur les hauteurs de Saint-Blaise.

Ordonnance du cabinet impérial adressée au ministre de la Guerre et au chef de l’état-major général, « A.K.O. » du 9 février 1899, relative à la construction des fortifications permanentes sur les hauteurs de Ste. Blaise à Metz.

Source : S0111 : Grabau, Albert, Das Festungsproblem in Deutschland und seine Auswirkung auf die strategische Lage von 1870 – 1914, Junker und Dünnhaupt Verlag, Berlin, 1935.

 

Mars 1899

 

France – Angleterre : signature d’une convention.

La France et l’Angleterre signent une convention de partage des zones d’influence en Afrique orientale.

Source : S0131 : Rieger, Henry : Le journal historique de l’Alsace, tome 5, 1848-1913, Editions l’Alsace, Mulhouse, 1979.

 

Allemagne : système de fortification.

Le « Feldmarechall » Colmar Freiherr von der Goltz présente un mémoire assez volumineux, en quatre parties distinctes, de mars 1899 à juillet 1900, concernait les constructions du système de fortifications du pays.

Source : S0083.

 

Samedi 25 mars 1899

 

Allemagne : augmentation de l’effectif de l’armée.

Loi militaire du 25 mars 1899. L’effectif de paix de l’armée allemande sera successivement augmenté pour atteindre en 1903, une moyenne annuelle de 495 500 soldats et Gefreite ; cet effectif sera maintenu jusqu’en 1904. Création de 3 nouveaux corps d’armée : XVIIIe corps (Prusse), XIXe corps (Saxe) et IIIe corps bavarois.

Source : S0452 : Revue militaire de l’étranger 55e et 56e volume, 1899.

 

Allemagne, Strasbourg place forte : Budget fortifications pour l’exercice 1899.

Une revue militaire française nous livre cet article : « Depuis 1893, on avait inscrit au budget extraordinaire des annuités variant entre 3 et 7 millions pour des travaux de fortification et d’armement des places. Le total des dépenses prévues s’élevait à 41 925 000 francs. Les crédits employés jusqu’à la fin de 1898 s’élèvent à 36 250 000 francs. Cette année, le budget prévoit une dépense supplémentaire de 62 500 000 francs pour le même objet. 12 500 000 francs sont inscrits pour l’exercice 1899 ; 55 675 000 restent à demander pour les années suivantes. Une somme de 1 125 625 francs est affectée aux travaux de fortification dans les places moyennes, pour un programme commencé en 1888, et qui était évalué à 16 875 000 francs. Cette somme devrait être couverte par la vente de terrains aliénés.

A la suite d’un arrangement intervenu entre l’autorité militaire et la ville de Strasbourg, cette dernière à consentie à payer une somme de 3 125 000 francs pour la construction des ouvrages de fortification devant protéger le port, à condition que tout le terrain englobé soit exempt de servitudes militaires. Cette année, une somme de 937 500 francs est destinée à ces travaux ; l’année dernière on y avait affecté 625 000 francs. Acquisition d’un emplacement pour exercices de pontonniers à Kehl, pour un montant de 45 000 francs, pour le terrain et les installations ».

Source : S0452.

 

Mardi 4 avril 1899

 

Allemagne : Metz place forte.

L’Empereur ordonne au ministre de la Guerre et au CEMG par un 2e A.K.O. (4 avril 1899) de construire des fortifications permanentes sur les hauteurs de Ste. Blaise à Metz.

Source : S0111.

 

Mercredi 5 avril 1899

 

Allemagne : Thionville place forte.

Début de construction de la Feste sur les hauteurs d’Obergentringen, place forte de Thionville : 2 batteries cuirassées à 4 canons de 10 cm et 3 observatoires blindés, 3 casernes, 3 points d’appui d’infanterie, 1 centrale électrique, des obstacles et des voies d’accès.

Source : S0111.

 

Mai 1899

 

Pays-Bas, La Haye : conférence sur la limitation de l’armement.

A La Haye s’ouvre une conférence internationale pour la limitation des armements. Y participent tous les Etats européens, les U.S.A., le Japon et la Chine. Cette conférence proscrit l’emploi de gaz comme arme de guerre, les projectiles lancés par des engins aéronautiques et créé une Cour permanenre d’arbitrage.

Source : S0131.

 

Mardi 9 mai 1899

 

Allemagne, Metz, place forte : pose de la première pierre du groupe fortifié Feste Graf Haeseler par l’Empereur Guillaume II.

Le Groupe Fortifié Verdun est situé à 8 km au sud de Metz. Il est constitué des ouvrages de St-Blaise et de Sommy. Ils couronnent chacun la croupe qui porte leur nom. Ces deux ouvrages entièrement autonomes, rassemblés sur un espace restreint, ont tous les inconvénients du fort de masse. Le 9 mai 1899, la première pierre est posée par l’Empereur Guillaune II. La construction de ces ouvrages va durer six ans. Le rôle principal du Groupe Fortifié Verdun est de battre la vallée de la Moselle et tout le terrain entre la Moselle et la Seille.

Source : S0083.

 

Mercredi 10 mai 1899

 

Allemagne : nomination définitive à la tête de l’inspection des fortifications et du corps du génie.

Le « Feldmarechall » Colmar Freiherr von der Goltz, est nommé définitivement à la fonction d’inspecteur général à la tête du corps des ingénieurs du génie et des fortifications.

Source : S0083.

 

Juillet 1899

 

Allemagne, Metz place forte : construction de nouvelles fortifications.

La revue du génie militaire du 2e semestre 1899 nous a livré les informations suivantes tirés de divers journaux : « Forts autour de Metz. D’après divers journaux, quatre nouveaux forts vont être élevés autour de Metz : l’un sur la côte Saint-Blaise, à l’est d’Aucy-sur-Moselle : le second au bois de Gorgimont (adjugé 3 600 000 marks) ; le troisième à Saulny, à l’ouest de Woippy (2 800 000 marks) ; le quatitrième à Gentrange, près de Thionville (adjugé 2 800 000 marks). Les travaux du Saint-Blaise ont été commencés le 15 avril. On a installé pour le transport des matériaux, entre Ancy et le fort, un chemin de fer aérien, qui sera repris par l’Etat à la fin des travaux. La Gazette de Cologne indique comme suit les considérations qui ont donné lieu à l’établissement de ces ouvrages défensifs : Metz a conservé jusqu’à présent son ancienne et étroite enceinte. Mais, dans ces dernières années, a acquis la conviction, au point de vue militaire, que ces fortifications ne pourraient rendre de services dans une guerre à venir. Aussi s’est-on décidé pour la construction, au large de Metz, et notamment dans le nord-ouest et le sud-ouest, de grandes fortifications du genre des forts d’arrêt. Le fort d’arrêt principal, que S.M. l’empereur a baptisé « Comte Haeseler », sera placé sur le mont Saint-Blaise, d’une altitude de 400 m, au sud-ouest de Metz, sur la Moselle. Cette hauteur, intéressante aussi au point de vue historique, car à ses pieds se trouvent encore les débris d’un aqueduc romain, est le point le plus élevé des alentours de Metz, des avant-postes de la vallée supérieure de la Moselle. A peu près à égale distance de Metz et de la station française de Pagny-sur-Moselle, - environ 9 km, et la frontière elle-même est considérablement plus rapprochée – la nouvelle fortification dominera complètement la vie ferrée allant de Metz au sud-ouest vers la France, avec ses embranchements en France – ceux du sud vers Nancy, Toul et Paris, ceux du nord vers Conflans, Longuyon, etc., et, en cas de nécessité, elle pourra détruire en peu de temps les localités et stations de Pagny et d’Arnaville. Toute la contrée du côté de Pont-à-Mousson sera dorénavant dans le rayon d’action des canons allemands de Saint-Blaise. Il doit aussi être établi de nouvelles fortifications au nord-ouest de Metz, au nord de celles existant jusqu’à présent. Ici se trouvaient jusqu’à ce jour, à une distance importante de la ville, les fortifications du mont Saint-Quentin, à l’altitude de 357 m, le Belfort de Metz, et les fortifications des hauteurs de Plappeville, à 341 m d’altitude. Actuellement, il doit être construit, encore plus au nord, au-dessus de la localité de Saulny, un nouveau fort, à la cote 285 m. Ce nouvel ouvrage dominera les voies ferrées allant de Metz dans la direction du nord, aussi bien la ligne Metz-Thionville que celle qui, par Amanvillers, va directement vers la France par Woippy et Saint-Privat. Aussi, dorénavant, toutes les lignes de chemin de fer seront sous le commandement immédiat des canons allemands. Des fortifications de moindre étendue et importance seront encore établies sur d’autres points des alentours de Metz ».

Source : S2862, p. 74.

 

Allemagne, Metz place forte : construction de nouvelles fortifications.

La revue du génie militaire du 2e semestre 1899 nous a livré l’information suivante : « On se propose aussi de construire un fort d’arrêt sur le mont Guentrange, près de Thionville. Alors les murailles de cette ville pourront aussi tomber, et cela à son avantage incomparable. Alors, en effet, le point central du territoire industriel lorrain pourra se développer sans entrave ».

Source : S2862, p. 74.

 

Allemagne, Strasbourg place forte : demande de démolition des remparts.

La revue du génie militaire du 2e semestre 1899 nous informe : « En présence de ces bouleversements, on réclame aujourd’hui à Strasbourg, toujours avec plus d’énergie, la démolition des remparts qui, malgré leur large développement, s’opposent en nombre de points à l’accroissement de la ville ».

Source : S2862, p. 74.

 

Samedi 29 juillet 1899

 

Pays-Bas, La Haye ; congrès sur l’interdiction des armes chimiques.

Le 29 juillet 1899, au congrès de la Haye, les nations européennes s’étaient interdit l’emploi de « projectiles ayant pour but unique de répandre des gaz asphyxiants ou délétères ». Cependant, reniant sa signature, l’Allemagne essaiera dès janvier 1915, un obus à gaz, l’obus T, tiré avec l’obusier léger de campagne de 105 ou l’obusier lourd de campagne de 150. Ces obus contenaient des bromures de benzyle et de xylyle. L’efficacité étant restreinte, l’état-major allemand se pencha sur la possibilité d’émission de nappes gazeuses dans des conditions météorologiques favorables.

Source : S1054.

 

Septembre 1899

 

Allemagne, génie militaire : emploi des fils de fer dans la fortification de campagne.

La revue du génie militaire a publié cet article relatif à l’emploi des fils de fer dans la fortification de campagne : « Un appendice au Règlement allemand sur la fortification de campagne recommande de dissimuler le mieux possible les réseaux de fils de fer, par les moyens suivants : les masquer derrière des abris naturels ; employer des fils de fer moins brillants ; répandre dessus des broussailles ou autres matières ; enduire les petits piquets de terre glaise ; enfin, si ces moyens ne sont pas suffisants, réduire la hauteur, mais augmenter la largeur et les recouvrir de branchages, de foin ou de gazon ».

Source : S2862, p. 466.

 

Samedi 23 septembre 1899

 

Allemagne, armée : participation des bataillons de pionniers aux exercices de brigade d’infanterie.

L’Empereur a décidé, à la date du 23 septembre 1899, que les bataillons de pionniers pourraient être appelés à l’avenir à participer à tout ou partie des exercices d’ensemble de brigade d’infanterie lorsque les commandants de corps d’armée le jugeraient à propos.

Source : S0453 : Revue militaire des armées étrangères tome 56, janvier -décembre 1900, n°866 de janvier 1900, p.62.

 

Octobre 1899

 

France : arrêstation d’ultra-nationalistes.

Après le procès de révision de Rennes dans l’affaire Dreyfus, le gouvernement français procède à l’arrestation de 24 leaders ultra-nationalistes et antisémites parmi eux Paul Déroulède, chef de la Ligue des patriotes.

Source : S0131.

 

Allemagne, Strasbourg place forte : garnisons des forts de Strasbourg en automne 1899.

L’annuaire de garnison d’automne 1899, publié vers octobre 1899, nous approete des renseignements relatifs à la composition des garnisons et détachements des ouvrages de fortification de Strasbourg et de Mutzig.

Fort Grossherzog von Baden : 5e et 6e batterie « 5. Batterie. 6. Batterie » du 2e groupe d’artillerie « 2. Abtheilung » du régiment d’artillerie à pied n°10 « Fuss-Artillerie-Regiment Nr. 10 ».

 

Dimanche 22 octobre 1899

 

Allemagne, Strasbourg, faits divers : effondrement d’un pont.

Le 22 octobre 1899 matin, le pont de l’Abattoir qui relie le quartier des ponts couverts à la rue Sainte-Marguerite, devant le « Raspelhuss », s’est subitement effondré, son pilier central ayant été miné par les eaux. On ne déplore pas de victimes.

Source : S0131.

 

Novembre 1899

 

Turquie : visite de l’empereur d’Allemagne.

En novembre 1899, le du Kaiser Wilhelm II effectue une visite officielle à Constantinople en Turquie.

Source : S2467.

 

Mercredi 29 novembre 1899

 

Allemagne, Alsace-Lorraine « Reichsland » : adoption du code civil allemand.

La Délégation du Landesausschuss vote la loi introduisant le code civil allemand « Burgerlisches Gesetzbuch » du 18 août 1896 en Alsace-Lorraine, à compter du 1er janvier 1900.

Source : S0419 : Igersheim, François : L’Alsace des notables 1870-1914 ; La bourgeoisie alsacienne. Edition BF., 1981.

 

Décembre 1899

 

Allemagne, fortifications : utilisation du ciment comme enduit imperméable.

La revue du génie militaire du 2e semestre 1899 nous a livré cette information : « Le ciment employé comme enduit imperméable. D’après l’agence de brevets Reichelt, de Berlin, on peut, avec le ciment de Portland, obtenir un enduit absolument imperméable. Pour cela, il faut l’appliquer, non pas à la truelle, mais au pinceau. Recouverte de quatre couches semblables, et après quelques mois de dessication, une brique ne se laisse plus traverser par de l’eau sous une pression de 200 livres par pouce carré (environ 15 atmosphères) ».

Source : S2862, p. 467.

 

 

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