La Première Guerre mondiale

1914-1918 : l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand d'Autriche-Hongrie à Sarajevo plonge l'Europe dans une terrible guerre suite au jeu des alliances entre les nations européennes. Située à seulement 50 km de la frontière avec la France, Strasbourg est mise en état de défense pour la protéger d'un coup de main français. Des kilomètres de tranchées sont creusés, des abris, en bois puis en béton, et des positions d'artillerie de campagnes émergent autour de la ville, 40 000 ouvriers sont mobilisés. La colline d'Hausbergen est interdite aux civils. Strasbourg est sous le joug de la loi martiale. Mais en août 1914, les Français, sous le feu de la Feste Kaiser Wilhem II de Mutzig, n'arrivent pas à dépasser Urmatt dans la vallée de la Bruche. Puis les combats se calment dans le secteur de Strasbourg. La guerre se joue dans le nord de la France.

Si le front se stabilise sur la crête des Vosges, les Allemands continuent à fortifier la place de Strasbourg car ils craignent, durant toute l'année 1915, que le front cède dans le Haut-Rhin, entrainant un replis sur le Rhin et sur la ligne Strasbourg/Mutzig/Le Donon. 1914, 1915, 1916 : ces trois années voient émerger plus de mille ouvrages bétonnés ! Cette entreprise est stoppée par les autorités militaires qui ne considèrent plus la place de Strasbourg  menacée début 1916. Progressivement, la place se vide de sa garnison pour se transformer en base arrière : blessés, malades, réserves, etc. Les forts sont utilisés comme casernement ou comme camp de prisonniers. C'est le sort du Fort Grossherzog von Baden qui accueille dans un premier temps des marins hollandais selon un témoignage, faits prisonniers par les Allemands. Ensuite arrivent des prisonniers croates.

Ouvriers de la II. Kolonne du IX. Arbeiter Bataillon affectés au creusement de tranchées, 1914.

 

 

1918 : Des mutineries dans la marine et l'armée allemande conduisent à la révolution des conseils de novembre qui précipite la chute de la monarchie, la république est proclamée à Berlin le 9 novembre et le lendemain à Strasbourg. Face à cette situation les allemands signent un armistice le 11 novembre à Rethindes qui met fin au conflit.

 

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Cette carte nous montre l'extrême avancée des troupes alliées sur le front ouest. On remarque que celles-ci ont à peine franchi les frontières du Reich.

 

Les combats cessent au moment où l'armée allemande connaît de nombreux revers. L'intervention des tanks semble avoir fait basculer définitivement le camp des vainqueurs en faveur des alliés.

Le 22 novembre 1918, la 4e armée française commandée par le général Gouraud fait son entrée à Strasbourg.


La France exige le rattachement immédiat de l'Alsace et de la Lorraine (en fait la Moselle) au territoire national. En décembre, lors de leur visite en Alsace, Le Président de la République Poincaré s'est écrié en présence de Clemenceau : "Le plébicite est fait", en voyant les manifestations d'enthousiasme de la population. Mais le Président des Etats-Unis Wilson n'est pas du même avis. Il aurait souhaité faire de l'Alsace-Lorraine un état neutre. Mais la décision française restera la plus forte. Le problème de cette région ne semble toujours pas trouver une solution adéquate convenant aux deux camps. Maintenant c'est au tour de l'Allemagne d'être frustrée par les pertes territoriales.

 

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