La Seconde Guerre mondiale

1939 : Le fort Maréchal Pétain accueille le PC du groupement d'action de la 103e division d'infanterie de forteresse.

1939-1940 : L'invasion de la Pologne par l'Allemagne nazie déclanche la seconde guerre mondiale.

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Sur cette carte d'Allemagne et d'Autriche, les territoires revendiqués par Hiltler apparaissent en rouge. Les principales crises de l'avant-guerre étaient causées par ces revendications territotiales.

 

La campagne de mai-juin 1940 tourne vite à la défaveur de la France. Peu dense face au Rhin et affaiblie par le retrait des troupes d'intervalle, la ligne Maginot ne résiste pas à un assaut frontal à la hauteur de Colmar. L'offensive en Alsace a lieu le 15 juin. Alors que les troupes allemandes rencontrent quelques difficultés dans un premier temps, elles réussissent à s'engouffrer dans la plaine d'Alsace alors que les troupes françaises se retirent sur les Vosges. Le fort serait délaissé le 17 juin par les troupes françaises. Une moto est même jetée depuis le pont dans le fossé de gorge. Elle y restera jusqu'à ce que nos bénévoles déterrent ce qu'il en reste ! Les Allemands entrent dans Strasbourg évacuée et désertée : nous sommes le 19 juin.

1940-1944 : Le fort passe sous le contrôle de la Wehrmacht. Il reprend le nom de Feste Großherzog von Baden. L'armée allemande y installe un camp de prisonniers pour des officiers Yougoslaves, à partir de 1941, suite à la campagne éclaire des Balkans. Sur le fort, quelques canons de Flak occupent les emplacements d'artillerie.

1944 : En novembre, le fort va connaître le premier et dernier combat de son histoire. En septembre 1944, le fort est intégré aux positions défensives réalisées par les Allemands sur la colline. A partir de novembre 1944, les troupes alliées lancent leur offensive générale vers le Rhin. Le 23 novembre, la charge de la 2e DB française sur Strasbourg est lancée. Lorsque les premiers blindés alliés arrivent en vue du fort, des canons antichars allemands ouvrent le feu et détruisent quelques chars. Les alliés bombardent le secteur à l'artillerie, sans résultats. Par contre, des obus viennent s'écraser sur le village de Mittelhausbergen situé en arrière de la colline et du fort, heureusement sans causer de victimes.

 

 

Les troupes alliées pénètrent sans grandes difficultés dans la capitale alsacienne par le nord et réduisent les quelques points de résistance allemands. Ce n'est que le 26 novembre que le général Vaterrodt, qui commande la garnison de Strasbourg, capitule avec 600 hommes retranchés dans le Fort Ney au nord de Strasbourg.

 

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Le général Vaterrodt sous bonne garde lors d'un entretien après la reddition de la garnison de Strasbourg.

 

Fin décembre 1944, les Allemands lancent une contre-offensive, appellée Nordwind. Strasbourg est à nouveau menacée. Des blindés encerclent les quelques FFI qui défendent le village de Kilstett. Ce sont les chars du 4ème escadron de la 2ème division blindée qui dégagent les FFI et stoppent les blindés allemands. Le front se stabilise alors et les Allemands se replient sur la rive droite du Rhin.

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