Chroniques 1897

 

Dernière mise à jour / Letzte Änderung : 31 / 03 / 2021 par MJR

 

Fortifications, ouvrages en cours de construction

 

Empire allemand

 

Cette rubrique concerne les fortifications allemandes en cours de construction ou de modernisation, sur le territoire allemand, en tenant compte des frontières de l’année en cours.

 

Allemagne Front Ouest

 

Place forte de Metz

Ouvrage en cours de construction :

Plappeville-Batterien (1895-1899), 2 batteries cuirassées dotée chacune de 4 obusiers de 15 cm et d’un observatoire cuirassé, d’un abri pour les artilleurs et les munitions.

 

Feste Kaiser Wilhelm II, groupe fortifié de Mutzig

Ouvrage en cours de construction :

West-Fort fort Ouest (juillet 1895-1897) fort au tracé triangulaire, batterie n°5 avec 4 obusiers de 150 sous coupole cuirassée (15 cm H.P.T. 93) ; 2 tourelles cuirassée à éclipse avec un canon de 6 cm P.T. pour la défense rapprochée ; 2 cloches d’observation d’infanterie (W.T. ancien modèle)

 

Place forte de Strasbourg

Ouvrages en cours de construction :

Schirmlafette-Batterie Nr. 40 (1897-1898) batterie n°40 avec 3 canons de 10 cm sur affût à bouclier érigé au N du Fort Schwarzhoff, doté d’un observatoire cuirassé type Panzer-Beobachtung-Stand leicht Model 1896 avec un poste de commandement et de tir et trois abris à munitions attenant, et un grand abri à munitions bétonné. Etat actuel : disparu.

Schirmlafette-Batterie Nr. 41 – Batterie auf den Bauerngründe (1897-1898) batterie n°39 - Batterie des Paysans avec 4 canons de 10 cm sur affût à bouclier érigé au Rohrschollen, doté d’un observatoire cuirassé type Panzer-Beobachtung-Stand leicht Model 1896 avec un poste de commandement et de tir et quatre abris à munitions attenant, et un abri à munitions bétonné coté M74 et un abri d’artilleur coté A75. Etat actuel : visible, armement démantelé.

Sources : Rudi Rolf : Die Deutsche Panzerfortifikation. Die Panzerfesten von Metz und ihre Vorgeschiche ; 1991 ; Biblio Verlag, Osnabrück ; Fortifikation Sonderausgabe 3 : Strassburg Die Geschichte seiner Befestigungen ; 4. Auflage 1998 ; Interfest. S0081. S0599.

 

Allemagne Front Sud

 

Place forte d’Ingolstadt.

Ouvrage en cours de construction :

Rive droite du Danube

Zwischenwerk Nr. 6 – Werk 234 (30 mai 1895 – 1er juin 1897), au nord-ouest de la gare de Manching. Ouvrage intermédiaire à fossé plein d’eau, sous la forme d’une demi-redoute. L’ouvrage n’a pas été achevé, seul la caserne de gorge à douze alvéoles et une partie des remparts et du fossé ont été construits. Construction assez simple sans traverses-abris ou casemates sous le rempart. Etat : les débris de l’ouvrage qui a été détruit à l’explosif sont encore visibles dans une boucle de la rivière Paar.

 

France

 

Cette rubrique concerne les fortifications françaises en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

Place forte de Lorient

Ouvrage en cours de construction :

Batterie de Kernavest (1895-1905) 2 batteries bétonnées.

 

France Front Sud Est

 

Place forte de Briançon

Ouvrages en cours de construction :

Blockhaus ou Barrage de Malefosse (1897) petit ouvrage d’infanterie.

 

Place forte de Tournoux

Ouvrages en cours de construction :

Position du Lenlon (1890-1900) position complémentaire du fort de l’Olive face aux principaux passages frontaliers.

Tunnel du Parpaillon (1892-1900), NO de Tournoux. Ouvrage creusé sous le col de Parpaillon.

 

France Front Sud Côtes de la Méditerrannée

 

Place forte de Toulon

Ouvrage en cours de construction :

Batterie de la Croupe Lamalgue (1886) ensemble de 2 batteries côtière avec magasin sous roc. 1897-1898 : installation d’une batterie annexe.

 

France Front Sud Corse

 

Fortifications de Bonifacio

Ouvrage en cours de construction :

Batterie annexe 2 ou batterie 2 de Bonifacio (1895-1898). Armement 4 canons de 95 mm Lahitolle Mle 88.

 

Pays-Bas

 

Cette rubrique concerne les fortifications néerlandaises en cours de construction ou de modernisation, conformément aux frontières de l’année en cours.

 

Ligne d’Utrecht « Waterlinie »

 

Secteur de Ilpendam

Ouvrage en cours de construction :

Fort aan de Nekkerweg (1895-1897), également dénommé Fort aan de Neckerweg, Infanteriepost aan de Neckerweg, Infanteriepost bij Welgelegen, Fort Halfweg et Fort aan de Volgerweg. Construit sur l’emplace d’un ouvrage en terre érigé en 1889. Renforcé par des caseamtes à l’épreuve des bombes en 1912-1913. Commune de Beemster. Classé aux Monuments historiques de la Province de Hollande du Nord « Provinciaal Monument Noord-Holland » et au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Source : Tempelman Lex & Will Chris : De Nieuwe Hollandse Waterlinie, 2009.

 

Secteur de Zaandam

Ouvrage en cours de construction :

Fort aan Den Ham ou Fort Den Ham (1894-1898), modernisé 1900-1903.

Source : Tempelman Lex & Will Chris : De Nieuwe Hollandse Waterlinie, 2009.

 

 

Expériences, innovations et progrès de la fortification et de l’artillerie de siège et de forteresse

 

Allemagne

1897 : Mise en service des canons à bouclier de 15 cm (10-cm-Schirmlafette).

Source: S0596 : Generalleutnant a.D. Schirmer : V. Teil : Das Gerät der schweren Artillerie ; Verlag Bernard & Graefe, Berlin ; 1937, p. 16.

 

France

1897 : Adoption d’un canon de campagne de 75 mm à tir rapide qui va doter la France d’un armement très supérieur à celui que possède l’armée allemande.

Source : S1230.

 

 

Chroniques de l’année 1897

 

 

Année 1897 divers

 

Allemagne, fortifications : début de l’installation de batteries de 10,5 cm sous affût à bouclier.

De 1897 à 1899, on installe 46 pièces de 10,5 cm in Schirmlafetten dans les 5 places fortes et forteresse suivantes :

Strasbourg : 1 batterie à 4 pièces ; 3 batteries à 3 pièces (13 pièces) ;

Mutzig : 1 batterie à 4 pièces ; 2 batteries à 3 pièces (10 pièces) ;

Neuf-Brisach : 2 batteries à 4 pièces ; 2 batteries à 3 pièces (14 pièces) ;

Graudenz : 2 batteries à 3 pièces (6 pièces) ;

Thorn : 1 batterie à 3 pièces (3 pièces).

Sources : S0111, S0599.

 

Allemagne, Strasbourg – Kehl : un nouveau pont routier sur le Rhin.

Entre Strasbourg et Kehl, construction d’un pont routier métallique qui enjambe le Rhin. Ce pont router fixe remplace l’ancien pont flottant qui reliait les deux aglomérations.

Source : S0131.

 

France, armée : création de la Commission militaire des Automobiles.

En France en 1897, avec l’apparition des premiers véhicules à moteur lors de manœuvre, est créée une Commission Militaire des Automobiles qui reste en place jusqu’en 1905.

Source : S1190 : Porte, Rémy : La motorisation des Armées en 1914 (août-décembre), in 14-18 Le magazine de la Grande Guerre n°18, février mars 2004, p. 34-41.

 

France-Russie, politique : Voyage du président français

Le président de la République française, Félix Faure, effectue un voyage en Russie.

Source : S1230.

 

Samedi 30 janvier 1897

 

Allemagne, fortifications : ordre de cabinet relatif à la généralisation de batteries sous cuirassements.

Un ordre du cabinet impérial « A.K.O. » du 30 juin 1897, évoque la généralisation de l’emploi des batteries sous cuirassement : « Le renforcement de nos grandes places fortes doit être systématiquement recherché par la mise en place de batteries sous cuirassement. Pour la situation de ces batteries, leurs emplacements sont décisifs. Pour obliger l’ennemi à dévoiler très tôt ces intentions et pour gagner du temps pour l’aménagement du champ de bataille, il faut également envisager l’aménagement de telles batteries même au-devant de la ligne des forts ». Le contenu de l’A.K.O. montre l’ouverture d’esprit aux innovations techniques de la défense du territoire, et sera concrètement réalisé dans les grandes places fortes comme Metz, Strasbourg et Thorn par la construction de batteries au-devant de la ligne principale de défense, une impulsion importante à l’évolution technique et tactique.

Source : S0083

 

Mercredi 31 mars 1897

 

Allemagne, fortifications : budget 1897-98, crédits accordés pour l’exercice 1897-98, pour le génie.

Le budget extraordinaire contient un crédit de 7 500 000 francs pour travaux urgents de fortification. Sur cette somme, 5 000 000 francs sont destinés aux constructions et 2 500 000 francs pour l’artillerie. C’est la cinquième annuité d’un programme de dépenses, commencé en 1893 et s’élevant à la somme totale de 41 925 000 francs, sur lesquels 28 750 000 francs sont maintenant accordés.

Source : S0445.

 

Mercredi 30 juin 1897

 

Allemagne, fortifications : ordre du cabinet impérial pour revoir les plans de mise en état de défense des places fortes de la frontière.

L’ordre du cabinet impérial du 30 juin 1897 pose la question s’il était nécessaire de revoir les plans de mise en état de défense des places fortes de la frontière, que le nombre de travailleurs civils devait être réduit autant que possible et que les troupes chargées de les surveiller jusqu’à l’arrivée des personnels mobilisés devaient également être réduites, pour que la majeure partie de la garnison puisse être employée sur le terrain à l’extérieur. Dans les années suivantes, on a utilisé des cuirassements pour les positions des pièces d’artillerie à l’intérieur et l’extérieur des groupes fortifiés ; individuellement pour des positions de pièces dans les ouvrages ; individuellement pour des pièces destinées à contrer les assauts ; les emplacements des points destinés à l’observation et au guidage des pièces sous cuirassement ainsi que ceux destinés à la surveillance rapprochée de l’infanterie (Wachtürme – cloches de surveillance) ; les organes de flanquement qui de par leur situation, ne peuvent pas être soustrait aux tirs directs. L’utilisation du béton était le pendant du progrès de son utilisation dans le milieu civil. Etant donné que jusqu’à présent le béton n’a été utilisé quand liaison immédiate avec la maçonnerie, on est passé au milieu des années 1890, à des ouvrages uniquement en béton, et dans lesquels les murs extérieurs et les soutènements « Wiederlager » des ouvrages étaient uniquement en béton.

Source : S0083.

 

Vendredi 9 juillet 1897

 

Italie, fortifications : Budget fortifications pour l’exercice 1897-98.

La plus grande partie du budget extraordinaire est destiné à la fabrication d’armement et à la construction d’ouvrages de fortification : travaux de défense des côtes : 500 000 francs ; forts d’arrêt : 1 500 000 francs ; artillerie de forteresse : 1 100 000 francs.

Source : S0452.

 

Samedi 10 juillet 1897

 

Allemagne, Strasbourg place forte : description de la place forte et de la garnison.

Le journal français et catholique La Croix a publié un article intéressant concernant la place forte de Strasbourg : « Le camp retranché de Strasbourg. L’Univers illustré publie, sous la signature du commandant X., des détails intéressants sur le camp retranché de Strasbourg. L’enceinte de la ville est plus du double de ce qu’elle était en 1870.

Des promenades publiques, des terrains vagues, des bâtiments officiels construits à grands frais en couvrent la plus grande partie. Par suite de l’immigration incessante de l’élément germanique, la population allemande s’élève à 40 %.

La place est protégée par des fortifications formidables. Les remparts sont entourés d’un fossé qui peut être rempli d’eau en cas de siège. Les portes, percées dans l’enceinte, sont voûtées, crénelées. A chacune est un poste devant lequel sont disposés sur des supports les Mauser des hommes qui prendront la garde tour à tour.

Dans l’épaisseur même des fortifications, environ à tous les 400 mètres, sont pratiquées des casernes pouvant loger 200 soldats.

La garnison de Strasbourg se compose, d’après les chiffres officiels de 15 493 hommes, Prussiens, Saxons, Wurtembergeois, fantassins, uhlans, artilleurs, hussards, soldats du génie se coudoient dans les rues de la ville transformée en un vaste camp. Les troupes disposent des anciennes casernes françaises et de nombreuses casernes construites depuis 1870.

L’une d’elle, la caserne Manteuffel, énorme monument aux proportions élancées, a coûtée 2,5 millions. On remarquera en outre les casernes Margarethen, von Decker, la caserne du Train qui ont, à elles trois, coûté près de 4 millions.

Mieux payé, mieux habillé que le soldat français, le soldat allemand est moins bien nourri. L’autorité militaire a fait construire un temple gothique en grès rouge pour la garnison de Strasbourg. La dépense s’est élevée à plus de 1 700 000 francs. Les soldats catholiques n’ont pas encore d’église spéciale, mais tous les dimanches ils sont conduits à l’église Saint-Etienne.

Les abords de la place sont défendus par 14 forts. Ce sont :

Le fort Fransecky, près de Wanzenau ; le fort Moltke, près de Reichstett ; le fort Roon, près de Vendenheim ; le fort Podbielsky, près de Mundolsheim ; le fort Kronprinz, près de Niederhausbergen ; le fort Grand-Duc de Bade, près d’Oberhausbergen ; le fort Prince-Bismarck, près de Wolfisheim ; le fort Kronprinz von Sachsen, près de Lingolsheim ; le fort Von der Tann, près de Geispolsheim ; le fort Von Werder, près d’Illkirch-Graffenstaden ; le fort Schwarzhoff, près de Altenheimerhof ; le fort Blumenthal, près d’Auenheim ; le fort Bose, près de Kork ; le fort Kirchbach, près de Sundheim.

Sur les glacis de quelques-uns de ces ouvrages se dressent une quantité de perches, le long desquelles grimpe le houblon et du haut de leurs remparts, les fantassins allemands les plus insensibles peuvent suivre d’un œil attendri la croissance de la plante qui donne la bière.

Ce qu’il y a de plus remarquable à noter au sujet de ces forts, dit le commandant X., ce sont les travaux de mine très développés, par lesquels ils sont protégés souterrainement. Sur une très vaste étendue en avant, le sol est perforé de galeries dites « écoutes », sur lesquelles s’embrancheraient, en temps de guerre, des ramifications allant à la rencontre des travaux de l’assaillant.

En outre, entre ces forts et à divers endroits dans la campagne, sont dissimulés des abris voûtés pouvant, en cas de besoin, recevoir un certain nombre d’hommes.

La défense de Strasbourg, complétée par la présence du fort d’arrêt, baptisé du nom de Guillaume II et situé près de Molsheim, à une vingtaine de kilomètres de la grande ville alsacienne, vers l’Ouest. Ce fort arrêterait une armée passant par le col de Schirmeck pour envahir l’Alsace.

Strasbourg est le seul obstacle contre une invasion de l’Allemagne par la vallée supérieure du Rhin. Il est vrai que derrière cet obstacle formidable, la Forêt Noire oppose une barrière presque infranchissable à l’armée française qui, débouchant des Vosges, aurait forcé le passage du Rhin.

Il est probable qu’en ces de guerre nos armées ne pourraient tenter de ce côté que de puissantes diversions ».

Source : S3314 : journal La Croix Supplément n°4361 du samedi 10 juillet 1897, p. 2.

 

Lundi 2 août 1897

 

Allemagne, armée : plan Schlieffen :

Dans un mémoire du 2 août 1897, Schliefen précise : « une offensive qui doit contourner Verdun, ne doit pas se gêner de violer la neutralité du Luxembourg, mais également de la Belgique ». Point de départ de la conception stratégique de Schlieffen : encerclement de l’Allemagne et de l’Autriche-Hongrie par des adversaires, qui attendent le moment propice pour passer à l’attaque ; en tenant compte du grand développement de l’industrie, une guerre ne devrait être courte, que la victoire n’était pas possible sans attaque, et qu’une victoire définitive n’était possible qu’avec la complète destruction des forces de l’adversaire ; on ne peut obtenir un résultat qu’en concentrant toutes les forces pour l’attaque d’un seul front ; la menace de guerre sur deux fronts devait grâce à la lenteur de la mobilisation russe, être diluée en deux guerres à un seul front ; l’attaque contre la France ne pouvait être menée de front, à cause des conditions difficiles de concentration et surtout, à cause des fortifications de l’Est de la France, et également –sur ce point de vue Schlieffen était d’accord avec Moltke- à cause de son aversion de mener une attaque frontale, mais il prévoyait une gigantesque « cannae » avec une aile droite très forte pour contourner les forces françaises par la Belgique neutre et le Luxembourg.

Ce plan marqué par la pensée destructrice et par une offensive décisive à l’Ouest, qui devait apporter une victoire totale en peu de temps sur ce front, se démarqua beaucoup de la conception de défensive offensive des prédécesseurs de Schlieffen, qui avaient transférés, à cause de l’adversaire français devenu à nouveau résistant, le poids des coups offensifs à l’Est, en accord avec la règle dictée par Clausewitz, qui dit que la défense menée offensivement est la plus forte des stratégies de guerre

Source : S0083.

 

Novembre 1897

 

Allemagne, Thorn place forte : plan pour l’installation de canons de 15 cm sur affût à boucliers.

En nobembre 1897, réalisation du plan projet à l’échelle 1 :200e pour l’installation de canons de 15 cm sur affût à boucliers dans l’intervalle entre le Fort Grosser Kurfürst et le Fort Ulrich von Jungingen. Ce plan qui comprend des coupes et le nombre des projectiles disponibles pour trois canons a une dimension de 61,5 x 47 cm. Dénomination du plan : « Vorläufiger Entwurf für die Aufstellung von 15 cm Kanonen in Schirmlafetten im Zwischenfeld von Fort Grosser Kurfürst - Ulrich von Jungingen ». Remarque : En réalité on installera une batterie à 3 pièces de 10,5 cm sur affût à bouclier. Le calibre cité de 15 cm est peut être dû à une erreur de transcription.

Source : S1940 : Bearbeitet von Wienfried Bließ : Die Festungspläne des preußischen Kriegsministeriums – Ein Inventar Teil 1 – Band 59,2 ; Veröffentlichungen aus den Archiven preußischer Kulturbesitz, Herausgegeben von Jürgen Klosterhuis und Dieter Heckmann, Böhlau Verlag, Köln, Weimar, Berlin, 2008, Festung Thorn, page 1432, cote F-70893. S0111. S0599. 

 

 

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